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Les tabous (via Jeanne Émard)

Posted by lutopium sur 1 novembre 2010

Les tabous Tabou : Interdit d'ordre culturel ou religieux qui pèse sur le comportement, le langage, les mœurs. Par Darwin – Nous vivons dans une société où nos chartes garantissent les libertés fondamentales, notamment la liberté d'expression, la liberté de conscience et la liberté de religion. Pourtant, je n'ai jamais entendu autant parler de tabous qu'au cours des dernières années. Par exemple, des tabous subsisteraient à «l’égard de l’athéisme», et nomme … Read More

via Jeanne Émard

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L’élection dans Vachon peut être utile (via Jeanne Émard)

Posted by lutopium sur 29 juin 2010

L'élection dans Vachon peut être utile Plus que sept jours avant le jour du scrutin.  Comme vous le savez, les citoyens de la circonscription de Vachon (Saint-Hubert) ont été conviés à choisir le remplaçant de Camil Bouchard et pourront voter pour un des sept candidats inscrits sur le bulletin le 5 juillet prochain.  Les prédictions sont quasi unanimes: la candidate du Parti Québécois devrait protéger le comté en récoltant la moitié des votes.  Malgré un budget faramineux, l'adéquo-li … Read More

via Jeanne Émard

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Première solidaire (via Jeanne Émard)

Posted by lutopium sur 7 juin 2010

Une campagne électorale à suivre…

Première solidaire Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Jean Charest a finalement déclenché l'élection partielle dans la circonscription de Vachon.  Rien de nouveau pour vous, vous savez d'ores et déjà que les électeurs de Saint-Hubert pourront voter le 5 juillet prochain.  Et que le vote par anticipation se tiendra les 27 et 28 juin, ce qui peut s'avérer fort pratique si on avait déjà prévu un barbecue le soir des élections… Ça ne vous surprendra pas d' … Read More

via Jeanne Émard

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Du côté de Jeanne Émard

Posted by lutopium sur 26 février 2010

Si, par hasard, vous arrivez sur cette page en naviguant sur cette toile qui semble nous porter vers de drôles de domaines, je vous invite à passer du côté du blogue de Jeanne Émard.  Même auteur.  Même genre de trucs.  On y parle de politique québécoise la plupart du temps…  Au plaisir!

C’est par là: http://jeanneemard.wordpress.com/

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Élections à Saint-Bruno – reprendre la cité

Posted by lutopium sur 24 septembre 2009

Je vous avais annoncé le 11 juin dernier que je quittais temporairement la blogosphère pour m’impliquer sur le terrain politique. Après avoir pris quelques semaines de repos, voilà que l’activité bat son plein suite au déclenchement des élections municipales. Le coup d’envoi a été donné partout au Québec le 18 septembre dernier. Dans mon patelin, à Saint-Bruno-de-Montarville, j’ai choisi d’appuyer le Parti Montarvillois et de leur donner un coup de main afin de permettre aux citoyens de se réapproprier l’hôtel de ville.

Nous avons tous remarqué que les québécois sont de plus en plus cyniques face au monde politique et qu’ils ont perdu confiance aux gouvernements, aux politiciens et à la plupart des institutions démocratiques. Je ne le répéterai jamais assez : je croyais (naïvement, je dois maintenant l’avouer) que les politiciens seraient beaucoup plus prudents avec le réseautage et le favoritisme depuis les conclusions de la commission Gomery. Avec tout ce qui se passe dans le monde politique ces jours-ci, que ce soit au niveau fédéral, provincial ou municipal, on voit bien que nos politiciens professionnels et certains fonctionnaires n’ont rien compris.

Il est donc temps pour les citoyens d’imposer leur présence sur l’échiquier politique et de reprendre le pouvoir. Difficile d’y accéder me direz-vous. Commençons par les villes, fondation de nos démocraties et de notre environnement immédiat. Évidemment, c’est plus difficile de s’imposer dans les grandes villes – on peut voir le bordel qui vient de s’installer dans la course à la mairie de Montréal et les forces qui s’y affrontent. N’avez-vous pas l’impression d’assister à un combat entre le Parti Libéral et le Parti Québécois?

 » Ce sont les citoyens qui inventent leur cité. Telle est, exprimée simplement, la définition de la démoratie… Chez nous, ce sont le quartier et la municipalité qui constituent les premiers lieux de la démocratie et de la solidarité, ce que j’appelle les premiers lieux identitaires. Voilà un environnement familier pour tous et dont les enjeux peuvent être facilement cernés, pour peu qu’on dispose d’un minimum d’informations. En ce domaine, nous sommes tous des spécialistes.  » Gil Courtemanche – La seconde révolution tranquille

J’invite donc les citoyens et citoyennes de Saint-Bruno à appuyer le Parti Montarvillois. Un regroupement de citoyens – du monde ben ordinaire, dissocié de tout intérêt économique ou commercial. Des rêveurs qui désirent protéger l’environnement, faciliter le transport en commun, lancer un marché public qui favorisera les produits de proximité et du terroir et plusieurs autres projets qui visent à redonner un peu de vie à cette banlieue qui s’endort… hypnotisée par une administration qui ne croit qu’au développement résidentiel débridé.

Le 1er novembre, je vote!

Illustration: Ben Heine- Flickr

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Notre question nationale

Posted by lutopium sur 9 septembre 2009

Le documentaire Questions Nationales est un de ces évènements qui permet au projet de souveraineté du Québec de se pointer – ne serait-ce que modestement – dans le paysage politique qui, il faut bien l’avouer, est d’une platitude exemplaire par les temps qui courent. Évitant l’approche partisane, les réalisateurs de Questions Nationales ont décidé de se détacher complètement d’un camp ou de l’autre afin de permettre au spectateur de prendre un peu de recul et se demander: « mais pourquoi le Québec n’a-t-il pas réussi à atteindre son indépendance? » « Quels sont les enjeux aujourd’hui si on les compare avec ceux qui semblaient importants lors de la naissance du projet? » Ces réflexions sont facilitées par un parallèle fort intéressant tracé entre les aspirations politiques de l’Écosse, de la Catalogne et du Québec.

Alors que les nationalistes « purs et durs » réciteront l’intégrale du manifeste du FLQ sur les Plaines d’Abraham le 12 septembre prochain, la majorité des québécois continuera de voguer dans ses banalités quotidiennes. Ceux qui tiennent à la cause nationale et qui l’alimentent du fond de leurs tripes chercheront encore à convaincre leurs concitoyens que l’indépendance du Québec leur redonnera la liberté alors que ces derniers n’éprouvent aucune contrainte à leur existence mis à part peut-être celle de ne pas pouvoir consommer encore plus…  Pour une rare fois, je me range derrière le diagnostic d’André Pratte :

« …quand on veut rassembler, il faut être à l’écoute de ceux qu’on veut réunir et faire les compromis nécessaires. En choisissant le manifeste du FLQ, on allait immanquablement susciter un profond malaise chez beaucoup de Québécois. En faisant fi de ce malaise, on abandonnait l’aspect rassembleur du projet pour privilégier sa vocation de propagande…. » – André Pratte, Le moulin à propagande

Difficile de dialoguer sur un projet collectif, qui fait appel au « Nous » alors que plusieurs québécois sont distraits et portent une attention démesurée envers les messies, les vedettes et les athlètes de tout acabit. Il faut bien reconnaître que le temps des « Belles histoires des pays d’en haut », de la « Rue des pignons » ou du « Temps d’une paix » est bel et bien révolu. Aujourd’hui, le rêve et le divertissement règnent en tout-puissants dans « Star Académie », « Le Banquier », « You know you can dance » et tous les « Devine combien je gagne » de ce monde… Un lavage de cerveaux collectif conçu par nos télédiffuseurs, publicitaires et experts en marketing. Même l’état tire bénéfice de cette propagation du rêve avec Loto-Québec qui ne cesse de rappeler aux gens qu’il est possible de devenir extrêmement riche facilement et rapidement…

Questions Nationales, à la Cinérobothèque de l’ONF du 17 au 22 septembre prochain. Une tournée québécoise prend forme: Sherbrooke, Québec, Sainte-Thérèse, Gaspé et d’autres villes à confirmer. Consultez le site pour connaître les plus récentes informations. Si vous avez le goût de réfléchir sur l’avenir de notre nation, ensemble… ça fait du bien de délaisser le confort de l’individualisme de temps en temps…

« Malgré d’évidentes différences dues à l’histoire et à la géographie, on a surtout retenu de cet excellent documentaire les similitudes entre les mouvements d’émancipation nationale au Québec, en Écosse et en Catalogne… Que les souverainistes québécois n’aient pas encore réussi à rallier la majorité de la population à leur projet n’entache en rien la légitimité ou la pertinence de ce dernier… » Michel David, Le sens de l’histoire.

Photo: Bigpixal – Flickr

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Questions nationales

Posted by lutopium sur 20 août 2009

Communiqué de presse: Québec, Écosse, Catalogne, trois nations « sans pays » tiraillées par leur rêve d’indépendance, se rejoignent sur l’écran dans Questions nationales, un documentaire indépendant et non partisan réalisé par Roger Boire et Jean-Pierre Roy. La première mondiale du film aura lieu dans le cadre du Festival des films du monde, le 31 août à 19 heures, en présence de l’ex-Premier Ministre du Québec, M. Bernard Landry.

Tourné en français, anglais et catalan en 2007 et 2008, particulièrement lors des campagnes électorales québécoise et écossaise, le film s’ouvre, sur la scène politique locale, aux arguments de Bernard Landry, Gilles Duceppe, Jonathan Valois, Louis Bernard, Stéphane Dion ainsi qu’aux réflexions de Louis Balthazar, Guy Laforest, Jocelyn Letourneau, pour ne nommer que ceux-là. Les réalisateurs ont aussi recueilli les propos de nombreux intervenants majeurs dans le débat sur la question nationale en Ecosse et en Catalogne.

Désireux d’apporter une bouffée d’air frais et redonner un nouveau souffle au débat sur la souveraineté du Québec, Questions nationales s’interroge sur les raisons qui ont empêché jusqu’ici le Québec de devenir indépendant. Pourquoi le Québec hésite-t-il tant à faire la souveraineté? Depuis l’arrivée du mouvement souverainiste au Québec, il y a plus de 40 ans, plusieurs pays, partout sur la planète, ont choisi l’indépendance. Pourquoi pas le Québec? Qu’est-ce qui freine tant ce rêve? Est-il inaccessible, fuyant ou simplement latent? Et ce lien Canada-Québec, ce « moi en toi et toi en moi »? Sommes-nous prêts à « nous quitter nous-mêmes »?  Notre confort sème-t-il l’indifférence? N’avons-nous pas encore trouvé de bonnes raisons de nous séparer?

Et comment les autres nations se débrouillent-elles avec un tel dilemme : celui de partir ou rester, celui de briser un pays pour en créer un autre? Les Écossais, au Royaume-Uni, jonglent avec ce même destin : union ou séparation. Quitter, oui, mais à quel prix? Comment imaginer une telle transition politique, économique et juridique avec l’Empire britannique? De leur côté, en Espagne, les Catalans ont-ils la liberté de penser à s’affranchir? Leur langue et leur culture pourront-elles survivre encore longtemps dans une Espagne fermée aux nationalismes en son sein? Comment la réalité de ces deux autres peuples nous permet-elle d’y voir plus clair, ici?

Questions nationales est d’une durée de 92 minutes. À l’affiche au cinéma Quartier Latin le lundi 31 août à 19h00 et le mercredi 2 septembre à 13h00.  Après son lancement au Festival des films du monde, le film prendra l’affiche du Cinéma de l’ONF du 17 au 22 septembre prochains.

J’invite tous les blogueurs à afficher la bannière! Merci!

Site: questionsnationales-lefilm.net
S30

Source: Communiqué de presse

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De la parole aux actes

Posted by lutopium sur 11 juin 2009

C’est à mon tour de vous dire « à la prochaine ». Comme bien d’autres blogueurs avant moi, j’ai décidé de ranger ma plume et de passer à autre chose. Lorsque j’ai démarré mon modeste blogue en décembre 2007, je m’étais donné comme mission de dénoncer la droite politique, l’influence du monde des affaires dans notre démocratie et les affairistes qui se servent du monde politique pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Avec la disparition de l’ADQ et du Parti Conservateur au cours des prochains mois, on peut dire qu’une partie de la bataille est gagnée.

Nous sommes en pleine crise économique, spectateurs d’un système qui ne fonctionne plus et nous sommes témoins – à tous les jours, de la corruption et des conflits d’intérêts qui rongent nos institutions démocratiques. Mensonges permanents à Ottawa, conflits d’intérêts à Québec, tricheries à Montréal et Laval… toutes ces histoires semblent sans fin. Comme je le mentionnais la semaine dernière, il est impératif que les citoyens s’accaparent une partie du pouvoir afin d’équilibrer les forces en présence. Aujourd’hui, comme hier, il est évident que les gens d’affaires et leurs chambres de commerce prennent trop de place au sein de la machine gouvernementale. Le monde ordinaire doit s’impliquer. C’est son devoir.

J’ai donc décidé de donner un coup de pouce à un parti de citoyens qui se présentera aux élections municipales de l’automne prochain. Le pouvoir municipal est accessible dans bien des villes du Québec. Plus difficile pour les magnats de la presse québécoise de contrôler les résultats électoraux dans la plupart de nos villes… J’ai également accepté de m’impliquer un peu plus dans un Conseil d’établissement d’une école secondaire et de participer à un projet de rapprochement entre l’école et les citoyens. Cette école a perdu son âme, victime de la popularité des écoles privées et du désintéressement de la communauté. Les écoles secondaires doivent reprendre leur place dans l’espace citoyen et les élèves ne demandent que de participer à des initiatives communautaires et écologiques… Redonner un peu de fierté aux étudiants pourrait contribuer à réduire le décrochage scolaire, qui sait?

Les citoyens de la Nouvelle-Écosse viennent de se débarraser des conservateurs en élisant un gouvernement néodémocrate majoritaire. Une première à l’est de l’Ontario. Le Québec peut en faire autant. Il faut se relever les manches. Je vous y invite.

Avant de vous quitter, j’aimerais vous remercier chaleureusement pour avoir pris le temps de me lire pendant cette année et demie. Et pour vos merveilleux commentaires. Chaleureux mercis à Pierre et la gang des 7 du Québec. Un remerciement spécial à Jimmy, Renart et Louis pour les encouragements du début et la belle aventure d’Un Homme en Colère. Un dernier merci va à Carl Boileau, j’aurais bien aimé participer plus activement dans son nouveau blogue collectif Voix de Gauche. Plus tard, sait-on jamais.

J’ai souvent plein d’idées en tête sans toujours trouver les bons mots. Je vous suggère ce billet paru dans Le Devoir samedi dernier. Il frappe dans le mille le type.

Illustration: Marcos Papapopolus – Flickr

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L’accès au pouvoir

Posted by lutopium sur 4 juin 2009

Ce billet est publié simultanément sur le blogue collectif “Les 7 du Québec”. Vous êtes invités à laisser vos commentaires sur ce site.

« Sous les fleurs, qui représentent l’image fausse derrière laquelle nos dirigeants se cachent, on trouve plein de serpents, qui correspondent à toute cette corruption qui nous entoure, au manque d’éthique et au copinage politique » – Yann Perreau

Je suis toujours persuadé que le scandale des commandites est directement responsable du désintéressement des québécois face à la politique. Cet événement a enfoncé le dernier clou dans le cercueil du cynisme politique. À mon avis, l’écoeurement des citoyens face au pouvoir politique explique en grande partie le pourcentage élevé d’abstention aux dernières élections provinciales. Les gens sont désabusés des politiciens. Après avoir douté de leur honnêteté et leur authenticité, un grand nombre de québécois sont maintenant convaincus que, peu importe ce que le citoyen peut penser, le monde politique fera toujours à sa guise, selon ses propres intérêts et ceux de ses proches amis. On croyait qu’ils auraient compris suite aux conclusions de la commission Gomery mais ils se font encore et toujours prendre la main dans le sac: les compteurs d’eau, l’asphalte de Whisseltown, les règles d’éthique modifiées pour le député Pierre Arcand, etc. Pas surprenant que nous soyons désillusionnés…

« Il ne faut pas faire l’autruche. (L)es dons (politiques) ne sont pas gratuits et lient les conseils de ville aux créanciers des partis au pouvoir. Les administrations municipales se menottent elles-mêmes, puis se font dicter la ligne à suivre. En 2003, un élu me révéla avoir été menacé par un entrepreneur, qui l’intima de cesser ses démarches visant à faire modifier les règles d’attribution de contrats, reliés au recyclage des déchets. Quelle fut sa réaction ? Il prit son trou et se tut. L’avenir et la destinée de nos villes échappent aux citoyens et à leurs élus. On ne peut tolérer que la démocratie et la liberté d’expression se fassent bafouer. » – Michel Bédard, Scandales et éthique

On peut le voir à Montréal, à Québec et dans quelques autres grandes villes québécoises, la machine politique professionnelle est très active et semble plus préoccuppée par la profitabilité des membres de la chambre de commerce que les aspirations de monsieur et madame tout-le-monde. Mais ça ne devrait pas empêcher les citoyens de s’impliquer dans les prochaines élections municipales qui auront lieu l’automne prochain. Voilà un palier de gouvernement qui est beaucoup plus accessible aux citoyens que ces mirages de la démocratie que sont l’Assemblée nationale et la Chambre des communes. Le monde ordinaire peut y influencer les décisions qui ont un impact majeur dans sa qualité de vie et sur le genre de « développement » qu’il veut associer à son quotidien. Une ville de Lévis branchée sur ses citoyens et préoccupée par l’environnement n’aurait probablement pas accepté un projet comme Rabaska…

« Chez nous, ce sont le quartier et la municipalité qui constituent les premiers lieux de la démocratie et de la solidarité, ce que j’appelle les premiers lieux identitaires… Redonner la vie municipale aux citoyens constitue le premier pas vers la démocratisation de la démocratie. » – Gil Courtemanche, La Seconde Révolution tranquille

Certaines administrations municipales adhèrent déjà à des idées de « développement durable ». Les décisions prises par les conseils municipaux au cours des prochaines années auront une influence majeure sur la protection de l’environnement, les investissements en transport collectif, la qualité de l’eau, la gestion des déchets, etc… Et il sera beaucoup plus facile d’établir un dialogue permanent entre le conseil de ville et les citoyens. Voilà un bon endroit où nous pouvons enfin tester l’efficience de la démocratie participative.

Peut-être y’a-t-il une organisation politique dans votre municipalité qui a conçu un programme qui rejoint vos préoccupations et qui propose des solutions auxquelles vous adhérez. Les initiatives citoyennes comptent souvent sur de modestes moyens. Donnez un coup de main, elle en a sûrement besoin! Soyez quand même vigilents envers les candidats de la chambre de commerce ou des partis provinciaux…  Et si vous habitez Montréal, ne vous laissez pas décourager par l’arrivée de Louise Harel!

« À la fin de mes jours, j’aimerais partir en sachant que j’aurais fait partie de ceux qui ont semé un peu de beauté et d’espoir, pas juste avec des mots, mais aussi avec des gestes. » – Yann Perreau

Illustration: Joseph M. Fitzsimmons – Flickr. Les citations de Yann Perreau sont tirées d’une entrevue qu’il a accordé au magazine L’Itinéraire.

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Touches pas à ma retraite!

Posted by lutopium sur 21 mai 2009

Ce billet est publié simultanément sur le blogue collectif “Les 7 du Québec”. Vous êtes invités à laisser vos commentaires sur ce site.

Il me semble que la très grande majorité des québécois espèrent prendre leur retraite vers l’âge de 65 ans afin de profiter de quelques années de repos et investir leur temps comme bon leur semble. Je n’ai jamais entendu quiconque proposer que ce concept soit aboli et qu’on soit forcé de travailler jusqu’à la fin de nos jours. Évidemment, les autonomistes et les libertariens nous diront que les gouvernements n’ont rien à voir avec un tel système, que les gens peuvent se débrouiller tout seuls et avoir une confiance inébranlable envers nos financiers modernes pour leur assurer un revenu « décent » à la retraite… On voit ce que ça donne lorsqu’un gouvernement libéral exige que l’instance qui est responsable de protéger les avoirs de sa population se tourne vers un modèle spéculatif où l’erreur est banalisée et les résultats à la merci des lois naturelles du marché.

Administré par la Régie des Rentes, le système québécois est ce qui se rapproche le plus d’un revenu de citoyenneté. Même s’il ne parvient pas à combler les besoins essentiels et enrayer la pauvreté, le régime québécois, par exemple, permet aux citoyens qui ont gagné un salaire moyen (environ $30,000 aujourd’hui) tout au long de leur vie active de toucher une rente annuelle d’environ $18,000. Ce montant inclut le programme canadien de la sécurité de la vieillesse et le supplément de revenu garanti. Idéalement, la rente annuelle devrait être supérieure au seuil de la pauvreté mais le concept demeure une mesure essentielle.

Évidemment, les plus fortunés d’entre nous toucheront des revenus en provenance de placements privés et d’autres auront accès à un fonds de pension relié à leur emploi. Cependant, on le voit depuis quelques mois, la spéculation boursière, le manque de rigueur et la déresponsabilisation des entreprises face aux caisses de retraite n’est pas très rassurant pour les travailleurs qui aspirent à une vie « décente » lorsque le temps aura enfin sonné. Si on se fie au chroniqueur Claude Chiasson du Devoir, cette décence se chiffre à $60,000 par année et l’on doit avoir accumulé une fortune de plus de $300,000 pour y accéder.

Nos aristocrates québécois n’hésitent pas à se voter des fonds de retraite douillets afin d’assurer leur capacité à conserver leur mode de vie luxueux tout en protégeant leur héritage familial. Certains d’entre eux ont accumulé différentes sources de revenus en passant par la vie publique (hauts fonctionnaires, députés, ministres) et par l’entreprise privée. Il est fort probable que le nouveau président de la Caisse de dépôt du Québec ait droit à des chèques du Gouvernement du Canada, du Canadien National et de Bell Canada. Pas surprenant que M. Sabia se soit enduit de noblesse en refusant la pension annuelle de $235,000 de son nouvel employeur…

Le Gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt ont la responsabilité de sécuriser la caisse de retraite des québécois et de permettre à tous les citoyens de recevoir une rente qui leur permettra de subvenir à leurs besoins essentiels. La nonchalance de certains pourraient forcer l’état à repousser l’âge de la retraite à 67 ans. Les québécois n’ont pas seulement perdu 40 milliards, ils ont perdu deux ans de repos. Pendant ce temps, nos aristocrates versent une petite larme et jouent au golf. Dans leur club privé

Photo: Linda Z. – Flickr

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