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Posts Tagged ‘Guy Rainville’

Solidaires, toujours solidaires…

Posted by lutopium sur 22 novembre 2008

« Par ailleurs, de façon à contourner les effets négatifs du mode de scrutin actuel sur les partis en émergence, Québec solidaire, en accord avec le comité de coordination de la circonscription, ne présentera pas de candidat dans Notre-Dame-de-Grâce, circonscription où les Verts avaient obtenu leur meilleur résultat aux dernières élections », a conclu la présidente de Québec solidaire Alexa Conradi.

Montréal, le 22 novembre – Pour la deuxième élection de suite, Québec solidaire présentera des candidats dans une vaste majorité de circonscriptions. Encore une fois, Québec solidaire est le parti qui présentera le plus de femmes le 8 décembre, soit 65 sur 122.

« Avec 53 % de candidatures féminines, Québec solidaire fait encore une fois la preuve que la parité, c’est possible. Si un parti aussi jeune que le nôtre atteint la parité, comment se fait-il que nos adversaires n’y arrivent pas ?

« À Québec solidaire, nos pratiques sont conséquentes avec nos engagements : équité salariale, reconnaissance du travail des proches aidantes, lutte à la violence faites aux femmes, hausse du salaire minimum, augmenter l’accès aux maisons de naissance, etc. Les femmes peuvent avoir confiance en Québec solidaire pour défendre leurs droits chèrement acquis », affirmé le porte-parole de Québec solidaire Amir Khadir.

À lire: Pierre Foglia – « Bonjour, je suis Françoise David de Québec solidaire » et radiCarl.net – « Solidairement, pour une réforme des forces souverainistes au Québec ».

Illustration: Thomas Hawk – Flickr

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Paysages de campagne

Posted by lutopium sur 16 novembre 2008

C’est plus fort que moi. Je ressens le besoin de partager quelques réflexions en ce 12ème jour de campagne électorale. Ça sera comme une thérapie. Le comité électoral de notre circonscription reprend ses activités ce matin vers 11 heures. J’en profite donc pour écrire ces quelques mots, histoire de faire sortir le méchant.

Le visage républicain de l’ADQ

Il est évident que les conseillers de l’ADQ cherchent à rafraîchir leur stratégie électorale. Depuis le déclenchement des élections, leur chef semble désorienté, ne sachant pas sur quel clou il doit frapper pour rejoindre la population. Hier après-midi, on a pu constater le fruit de leurs réflexions. Lors d’une assemblée militante à Québec, l’ADQ a invité l’ancienne juge Andrée Ruffo à prononcer un discours sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur: la famille. Elle se joint au discours populiste en lançant: « Je crois encore aux familles. Ce n’est pas vrai que c’est l’État qui donne de l’amour aux enfants… ».

Voilà un double discours directement inspiré du Parti Républicain et du Parti Conservateur. Dans une même phrase, on rend gloire à la famille et on en profite pour identifier l’état comme une grosse bibitte qui devrait se retirer complètement des programmes sociaux. Voyons donc… Pauline Marois et Françoise David n’ont jamais dit que l’état devait donner de l’amour aux enfants! Toute l’idée derrière le programme des CPE est de soutenir les québécoises et les québécois qui tentent de concilier le travail et les obligations familiales… L’apparition des CPE fait suite à des années de luttes et de revendications menées par les regroupements de femmes et par des groupes communautaires.

Dans la tradition de George W. Bush et de Stephen Harper, voilà donc la dernière idée des stratèges de l’ADQ: encadrer le débat autour de la famille dans un modèle patriarcal. Il semble évident pour eux que les mamans doivent rester à la maison pour prendre soin des petits. Et Mario Dumont de préciser cette approche en lançant « avec l’ADQ, c’est un enfant, une place au soleil. Pas d’oubliés… » Cette phrase ne vous rappelle pas le slogan de George W. Bush en 2004: « No child left behind… »?

La mission des services gouvernementaux n’est pas de régler les problèmes reliés au démantèlement des familles. Les CPE existent pour faciliter le quotidien des citoyennes et des citoyens du Québec. L’augmentation du taux de divorce n’a rien à voir avec l’état. Regardez plutôt du côté de mode de vie imposé par notre société de consommation…

Le droit d’exister d’un parti progressiste

Les québécois devraient décider par eux-mêmes s’il est pertinent de compter Québec solidaire dans le paysage politique. Cette formation politique émergente, rassemblant des québécois et des québécoises de tous les horizons, doit faire preuve de créativité afin de se tailler une petite place dans cette campagne électorale. La formation de Françoise David et d’Amir Khadir ne pouvait pas enclencher des dépenses avant le lancement officiel de la campagne électorale, confirmé par la visite du premier ministre chez le lieutenant-gouverneur. Les trois « grands » partis ont commencé à se préparer à ces élections des jours, voire des semaines avant son lancement. Déjà, dans la nuit du 6 décembre, leurs pancartes étaient montées aux pôteaux. Leurs autobus étaient prêts à silloner les routes du Québec. Les locaux étaient loués, les lignes téléphoniques activées.

Le jeudi 6 novembre au matin, l’équipe électorale de Québec solidaire enclenchait ses activités pour démarrer sa campagne. À l’exception des priorités reliées aux circonscriptions des deux porte-parole, il fallait compter une dizaine de jours pour concevoir et mettre en place tous les services qui permettent de soutenir les associations locales d’un bout à l’autre du Québec. Contrairement aux trois autres partis, qui profiteront des 33 jours de campagne, cette jeune formation politique devra se contenter de trois semaines pour se faire connaître et prendre sa place dans le débat.

De plus, les médias semblent être complices dans ce jeu inadéquat en minimisant la portée de Québec solidaire. Selon l’analyse d’Influence Communications, Qs récolte un maigre 2% de la couverture médiatique alors que les trois partis principaux occupent entre 25% et 45% de l’espace. On dira que Françoise David récolte une couverture reliée aux intentions de vote… Mais comment les électeurs peuvent-ils se faire une meilleure idée si la couverture médiatique est si maigre? Dans les médias principaux, on ne parle presque plus de Qs. On ne parle que des trois partis qui siègent actuellement à l’assemblée nationale et ce, même si Qs tient des conférences de presse quotidiennes et maintient un site web qui est rafrâchi plusieurs fois par jour.

De plus, comme Pauline Marois et Jean Charest refusent d’inviter Françoise David au débat des chefs, les québécois ne pourront pas se faire une opinion par eux-mêmes. C’est l’ensemble du Québec qui est pénalisé par l’absence de Mme David à ce débat. À mon avis, il serait extrêmement rafraîchissant de l’entendre. Ça court-circuiterait l’homogénéité du discours actuel. La présence de Mme David permettrait à une portion de la population de se faire entendre.

Et que penser de la campagne de salissage envers Qs qui nous ramène dans l’ère du maccartisme, en identifiant le parti comme une formation d’extrême-gauche? C’est vraiment mal connaître cette formation politique. Comment expliquer qu’un journaliste du Devoir, qui semble admirer le travail de Ségolène Royal, puisse salir la réputation du seul parti progressiste au Québec?

La force d’une couleur à la mode

Depuis la campagne électorale de 2007, on assiste à un nouveau phénomène sur l’échiquier politique: l’attrait que peut procurer l’utilisation d’un mot: vert. Les derniers sondages indiquent que le Parti Vert obtiendrait 7% des intentions de vote. N’est-il pas extraordinaire que ce parti, qui n’a pratiquement aucune structure, attire la sympathie des électeurs grâce à la couleur qui enrobe son nom? S’il y avait un Parti Bleu, grand défenseur de la qualité de l’eau, profiterait-il également d’un succès mystérieux?

Depuis que le nouveau chef du Parti Vert, M. Guy Rainville, a refusé de s’allier à Québec solidaire afin de permettre aux deux partis de se tailler une place au soleil, j’ai moins de respect pour cette jeune formation politique. Ils savent très bien que les deux porte-parole de Qs ont de bonnes chances de gagner leurs sièges dans les circonscriptions de Gouin et Mercier. Invité à ne pas présenter de candidats dans ces deux comtés et d’identifier les endroits où Qs aurait appliqué la même stratégie, M. Rainville a déclaré « …nous avons décidé de ne pas céder les deux comtés à Québec solidaire. » Comme s’ils avaient une chance de remporter ces deux circonscriptions…

C’est ce que je retiens de ces premiers jours de la campagne électorale: discours populiste de Mario Dumont, non-respect de la démocratie de la part des médias, de Jean Charest et Pauline Marois ainsi qu’un opportunisme malsain de la part du Parti Vert. Mais nous travaillerons d’arrache-pied pour faire connaître la plate-forme de Qs et de faire avancer les idées progressistes.

Illustration: Artocular – Flickr

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Le défi imprévu d’un Parti Bleu

Posted by lutopium sur 28 mai 2008

J’ai encore eu un de ces drôles de rêves.  Ça m’arrive lorsque je bois de l’eau de source…  On devait être quelque part après 2010, ça commence devant l’écran de l’ordi.  J’essaie de digérer les résultats de l’élection provinciale.  J’écoute attentivement l’annonce de rhum – comme on semble nommer cette vieille tradition du chef de pupitre – qui nous apprend que le Québec vient d’élire le Parti Libéral du Québec, qui formera un gouvernement minoritaire avec Philippe Couillard comme premier ministre. 

J’aperçois un cahier de La Presse sur le bureau et examine les résultats d’un sondage CROP-La Presse qui donnait déjà les libéraux gagnants avec une forte marge.  Personne ne semble surpris des évènements de la soirée, à l’exception, peut-être, de la performance du Parti Bleu du Québec qui râfle la troisième place, derrière le Parti Québecois et devançant Québec solidaire qui se console d’un 4% des votes.  Bizarre, ni l’Action Démocratique, ni Mario Dumont ne semblent participer à cette élection…

Le chef du Parti Bleu, Adrien Villeguy, nage dans l’euphorie.  Grâce à une vingtaine de députés, il parle déjà d’une coalition avec les libéraux.  À un journaliste qui lui demande comment il explique les résultats de la sorée, M. Villeguy explique que les québécois se sont identifiés à l’approche de sa formation politique.  « La gauche et la droite, ça n’existe plus » lance-t-il en rappelant que le slogan du parti – « Nous Sommes Tous Bleus » – démontre que la population est très préoccupée par la fonte des glaciers et qu’elle demande au gouvernement et aux entreprises de remédier à la situation.

Le bonheur des uns semble toujours faire le malheur des autres si on regarde du côté de Québec solidaire…  La popularité du Parti Bleu semble préoccuper les membres de la formation de gauche et l’enthousiasme n’est pas au rendez-vous avec Françoise David.  Il semble que le mouvement écologiste et les partis progressistes aient finalement réalisé qu’ils se battent entre eux pour gagner la sympathie des électeurs, et le gagnant a bien choisi sa couleur. 

Un blogue affiche quelques informations sur les récents affrontements survenus entre les groupes environnementalistes et la gauche québécoise.  On peut lire que les écologistes énarvent Léo-Paul Lauzon et qu’ils sont loin d’être d’accord sur l’augmentation des tarifs d’électricité.  Le diable semble être pogné dans mon écran, je lis maintenant un billet de Jack Layton qui explique la position du NPD qui semble déplaire à Stéphane Bilbeault d’Équimerre.  Il est plus que temps que ce cadran me réveille…

Revenu à mes sens, j’ai encore cette interrogation: est-ce que l’existence de la gauche politique est compromise par l’arrivée d’un parti écologiste qui désire occuper l’échiquier politique?

Photo : Peter Vanallen – Flickr

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La défaite de Scott MacKay

Posted by lutopium sur 31 mars 2008

À la surprise générale, Scott MacKay n’a pu conserver la chefferie du Parti Vert du Québec, suite au comptage des votes effectué au congrès en fin de semaine.  On ne sait encore pas trop pourquoi et comment, mais Guy Rainville a réussi à convaincre les membres du PVQ qu’il était temps de changer de chef.  Comme le mentionnait Karine Otis, présidente de l’association de Laurier-Dorion, « toutes les organisations connaissent leur lot de problèmes; toutes les interractions ne peuvent pas être parfaites et il peut effectivement y avoir des frictions entre certains individus. Si tel fut le cas au sein de l’exécutif national du parti, il n’en est pas ainsi pour l’ensemble des membres et pour quiconque a déjà travaillé avec Scott et l’a appuyé pour l’immense travail qu’il a accompli pour nous. »  Élu chef du parti en mai 2006, Scott MacKay devra retrouver ses énergies pour l’élection partielle qui aura lieu dans son comté de Bourget au cours des prochaines semaines.

Le Parti Vert du Québec est une formation politique assez étrange.  Grâce à une sympathie générale associée à sa couleur, le PVQ réussit à récolter plus de votes que Québec solidaire et ce, malgré le refus d’exister de plusieurs membres de la formation écologiste.  Lors d’une entrevue donnée aux journalistes, MacKay avouait que le parti fait preuve d’immaturité et que des militants lui ont même reproché son style trop « politicien ».  Ses confidences confirment que plusieurs membres sont avant tout de grands défenseurs de l’environnement et qu’ils ne sont pas prêts à s’investir pour construire le volet politique de la chose.  Car c’est bien pour ça que ça existe le PVQ, pour gagner des votes, non?

Les membres et sympatisants du Parti Vert qui croient que la lutte pour la protection de l’environnement passe par le politique, devraient songer sérieusement à joindre Québec solidaire…  Ils pourraient s’impliquer dans la commission pour l’environnement et laisser les passionnés de politique régler les questions stratégiques et la conception d’un programme électoral!

Il faudra voir ce que Rainville peut apporter à ce parti.  Après sa victoire de vendredi dernier, il confiait aux journalistes que le PVQ allait démontrer qu’il est « beaucoup plus qu’un parti strictement environnemental, qu’il est un parti complet et crédible ayant des positions économiques, sociales, démocratiques et culturelles inspirantes».  Est-ce que le Québec se retrouvera avec un Québec solidaire écologiste et un Parti Vert centriste?  Le nouveau chef a du pain sur la planche.  Des dizaines de circonscriptions doivent être organisées et il devra attirer les membres à s’impliquer sérieusement dans les instances nationales.

C’est lors des prochaines élections générales que l’on constatera si les citoyens votent pour un concept ou un parti politique avec un programme et une structure.  Car, aux dernières élections, le PVQ n’a fait campagne que dans quelques circonscriptions stratégiques.  Dans mon comté, la candidate des Verts a récolté deux fois plus de votes que le représentant des Solidaires sans aucune apparition publique!

Photo: Flickr – audi insperation

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