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Posts Tagged ‘Sylvie Tremblay’

L’ADQ et son action démocratique

Posted by lutopium sur 20 janvier 2009

Qu’on trouve ça dommage ou non, personne ne peut nier que l’Action Démocratique du Québec traverse une période importante de son existence politique. C’est l’heure des grands questionnements, le début d’un cheminement vers la course à la chefferie (le deuil est lourd, je crois) et l’autopsie d’un abstentionnisme inquiétant.

Bon, ceux qui passent par ici de temps en temps savent fort bien que je ne rate jamais une occasion pour taper sur la gueule de l’ADQ, pour questionner leurs idées, pour douter des ambitions de certains militants et pour me moquer de certaines stratégies électorales. J’ai tout de même du respect pour ceux qui désirent donner un second (ou est-ce un troisième) souffle à leur parti.

Se pourrait-il que l’ADQ soit aux prises avec des problèmes financiers? Est-ce que ça expliquerait le départ de Mario Dumont? Est-ce que la face de carême – qu’affichait en fin de semaine un bon nombre de délégués et qui serait peut-être autre chose que de la sérénité, est une réaction à l’examen du grand livre? Comme le remboursement des dépenses électorales sera probablement moins important que prévu, l’ADQ a deux épreuves devant elle: trouver du fric rapidement (sans campagne électorale pendant 4 ans) tout en tentant de soulever une deuxième (ou serait-ce une première?) vague de popularité. Les militants adéquistes savent fort bien qu’ils doivent se questionner sérieusement sur les succès obtenus en 2007 (qui étaient peut-être conjonctuels) et qu’ils admettent que la plateforme électorale exige quelques changements. Chose certaine, Simon-Pierre Diamond a du pain sur la planche…

L’ADQ devra également réorienter sa stratégie de communication en priorisant les solutions au lieu de passer son temps à garocher des constats. Par exemple, bien des québécois seront d’accord pour dénoncer l’indiscipline dans les écoles. Mais proposer l’abolition des commissions scolaires pour régler le problème ne fait aucun sens! Le rôle d’un parti politique ne se limite pas à crier à l’injustice, il doit proposer des solutions concrètes. Il faut aller au delà des punitions et de la primauté de l’excellence. L’illusion tranquille ne mènera nulle part…

Les militants de l’ADQ semblent porter une très grande attention à ce qu’ils entendent sur le terrain. Il leur faut maintenant traduire leurs observations dans des projets rassembleurs. Pourquoi ne pas commencer par un projet de réforme électorale? Sinon, c’est le bipartisme pour un bon bout de temps!  Et de grâce, ne perdez pas votre temps avec certains ambitieux!

Illustration: Marc L’Espérance – Flickr

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Julie Couillard et l’ambition dévoilée d’un ministre incompétent

Posted by lutopium sur 27 mai 2008

Bienvenue sur le blogue lutopium.  J’y présente ici des informations et des opinions sur l’actualité politique québécoise et canadienne.  Régulièrement, je tente de dévoiler les ambitions démesurées de certains politiciens, j’essaie d’expliquer les liens qui se tissent entre le monde politique et certains projets économiques et j’invite les citoyens à s’impliquer dans la sphère politique afin d’influencer certaines décisions qui impactent notre quotidien.

L’intérêt pour la monarchie, les vedettes du monde artistique et les gens qui accèdent à la popularité ne date pas d’hier.  Je ne saisis pas toujours les raisons qui justifient la passion que certaines gens peuvent avoir pour les stupidités d’une Paris Hilton, les projets d’une Britney Spears ou la vie privée d’un Michael Jackson.  Chose certaine, l’industrie du potin est en grande santé et semble vouloir perdurer.

Revenons à Madame Couillard.  Peu importe les raisons qui l’ont rapproché de l’ex-ministre Maxime Bernier, son apparition dans l’actualité de la politique canadienne nous permet encore une fois de constater que l’ambition et la soif de popularité n’ont pas leur place au sein de l’appareil politique.  Comme nous l’a démontré Sylvie Tremblay lors de son passage à Tout Le Monde En Parle et plusieurs autres députés avant elle, lorsque quelqu’un décide de se présenter en politique pour élargir son réseau de contacts ou accéder à la vie des riches et des célèbres, il est presque certain que les vraies ambitions seront dévoilées un jour ou l’autre.  Les véritables raisons qui vous ont amenées à vous lancer en politique risquent d’être dévoilées au grand jour car les journalistes veillent au grain.  Ils sont nos chiens de garde, ils doivent surveiller le bon fonctionnement de la démocratie.  Ce n’est pas toujours évident pour eux mais ils ont maintes fois prouvé qu’une information anodine peut faire tomber un gouvernement.  Rappelons-nous le scandale des commandites…

À mon avis, non seulement Maxime Bernier devait-il démissionner de son poste de ministre, mais il doit également laisser son siège de député.  Comment peut-il redonner confiance aux électeurs du comté de Beauce et à tous les militants qui essaient de rebâtir le Parti Conservateur au Québec?  Les membres des partis politiques et les citoyens doivent être très prudents lorsqu’un membre influent de leur communauté se présente à une investiture ou aux élections…  Ne vous fiez pas aux apparences et aux curriculum vitae des candidats!  Se vanter d’avoir été vice-président de l’Institut Économique de Montréal, président de la Standard Life ou conseiller de Bernard Landry ne prouve rien.  Il faut démasquer les ambitions des politiciens.  C’est essentiel pour la démocratie.

Ne vous inquiétez pas, Julie Couillard s’en sortira assez bien…  Heureux de votre passage chez moi, revenez faire un tour de temps en temps!

Illustration : Coghill – Flickr

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Le deuil politique de Mario Dumont

Posted by lutopium sur 13 mai 2008

La plupart des obsvervateurs de la scène politique québécoise, incluant votre humble serviteur, avaient prévu la déconfiture de l’Action Démocratique lors des élections partielles qui se sont tenues hier dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles, Bourget et Hull.

Ce n’est pas la première fois que Mario Dumont subit la défaite.  Il a démontré à plusieurs reprises qu’il pouvait revenir encore plus fort.  Cependant, cette cuisante défaite doit être difficile à encaisser suite aux résultats des élections générales de 2007 où son parti avait récolté 31% des votes et 41 sièges à l’Assemblée Nationale, devenant ainsi l’opposition officielle.  Chose certaine, les personnalités publiques qui songeaient à représenter les couleurs de l’ADQ aux prochaines élections y songeront à deux fois avant de faire le saut en politique.  La cuisante défaite de Denis Mondor et Diane Bellemare démontrent que la loyauté des électeurs envers le Parti Libéral et le Parti Québécois est plus importante que l’attrait pour des candidats prestigieux d’un jeune parti qui prône le changement.

Mario Dumont doit avoir des cauchemars par les temps qui courent. Ça ne doit pas être agréable de se réveiller en pleine nuit avec des images de Sylvie Tremblay qui le traita de dictateur lors de son passage à Tout Le Monde En Parle le 27 avril dernier…  J’ai l’impression que ce cette visite de Mme Tremblay sur le plateau de Guy A. Lepage n’a pas aidé la cause de l’ADQ. 

Mon prognostic tient toujours : Mario Dumont démissionera de son poste après les prochaines élections générales où l’ADQ récoltera moins de dix sièges et entre 14 et 17% des votes.  Il sera peut-être tenté de joindre les rangs du Parti Libéral où il pourra au moins devenir ministre et terminer sa carrière politique avec un peu plus de flamboyance.  On doit finir par se lasser de donner des coups d’épée dans l’eau…

En terminant, quelques questions : suite aux résultats obtenus dans Bourget et sa récente défaite à la course à la chefferie, est-ce Scott McKay demeurera au Parti Vert du Québec?  Est-ce que Mario Dumont redonnera son appui pour la réforme du mode de scrutin vers une méthode proportionnelle?  Qu’adviendra-t-il des instances locales et régionales de l’ADQ qui connaissaient déjà quelques problèmes organisationnels?

Photo: Penzance – Flickr.   (À la demande générale, la photo a été changée le 16 mai)  😎

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Un autre coup dur pour l’ADQ

Posted by lutopium sur 5 mai 2008

Après la circonscription de Chauveau, où le député Gilles Taillon a eu du mal à partir avec quelques anciens membres de son exécutif et suite à la démission fracassante de Mme Sylvie Tremblay de l’association de Verdun, voilà que l’Action Démocratique du Québec perd une autre équipe et se voit acculée dans les cordes.

Le journal l’Oeil Régional nous apprenenait, dans sa livraison du 3 mai dernier, que « le président de l’ADQ de Borduas, Réginald Gagnon, a démissionné de son poste et n’a plus du tout l’intention d’être candidat aux prochaines élections provinciales. »  Alors que les membres adéquistes semblaient déterminés à solidifier leur présence dans ce comté de la rive-sud de Montréal , le président et tous les membres de l’exécutif ont démissionné, obligeant la jeune formation politique à rebâtir une nouvelle équipe.  Tout le savoir-faire d’une organisation locale s’envole et la seule pose de pancartes pourrait être une tâche difficile à accomplir.

Même si cette circonscription est un château-fort péquiste, représentée pendant 30 ans par Jean-Pierre Charbonneau et conservée par Pierre Curzi aux dernières élections, il apparaît que Mario Dumont a un objectif précis avec ces municipalités qui longent le Richelieu dont le profil semble être recherché par ses « dépisteurs ».  Dans le même article, M. Gagnon affirme qu’il a «  appris le jour de l’assemblée générale des membres que Borduas et Vachon étaient les deux circonscriptions de la Montérégie réservées par le parti. Ça veut donc dire que c’est le national qui décide, indépendamment de la volonté des membres dans les circonscriptions… Je ne trouve pas ça très démocratique

La stratégie adéquiste vise probablement à concentrer ses efforts dans ces banlieues de plus en plus éloignées du centre-ville, là où le passé rural se fait encore un peu sentir.  On cible les jeunes familles de la classe moyenne qui cherchent à payer moins d’impôt, les personnes âgées qui aimeraient accéder aux soins de santé plus rapidement ou peut-être les victimes du lavage de cerveau quotidien – offert par le Journal de Montréal et LCN – qui peut vous convaincre que tous les syndiqués sont des paresseux et que les commissions scolaires sont inutiles.

On peut être un peu surpris de la stratégie électoraliste mise en branle par les conseillers de M. Dumont.  Alors que son chef, dans son livre biographique publié après les élections de 2003, exigeait le renouvellement de la démocratie, l’équipe nationale de l’ADQ nous laisse croire qu’elle se réserve quelques circonscriptions afin d’y attirer des candidats-vedettes et que le parti doit concentrer ses énergies sur les régions qui – selon eux – pourraient leur être sympatiques.  Ces décisions viennent court-circuiter les efforts des associations locales et forcent les candidats potentiels d’abandonner l’ambition de remporter l’investiture.

Le journal de Beloeil nous rappelle également que Borduas était déjà dans la mire de l’animateur Guy Bolduc, qui avait signalé son intérêt pour devenir candidat de l’ADQ aux prochaines élections.  On nous y apprend cependant « qu’il tourne le dos à la politique, non pas à cause des ennuis que connaissent les troupes de Mario Dumont.  Mais plutôt parce que tout indique qu’il n’y aura pas d’élections avant belle lurette et parce que Radio-Canada vient de lui faire une offre intéressante. »

Si l’ADQ n’obtient pas de bons résultats aux proportionnelles du 12 mai prochain, Mario aura de la difficulté à se relever et de poursuivre les autres rounds…  Ses conseillers seront très occupés cet été à revoir le plan de match au grand complet!

Photo : a la corey – Flickr

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Sylvie Tremblay : échec au roi?

Posted by lutopium sur 29 avril 2008

Je me rappelle encore lorsque mon père avait accepté l’offre de son beau-frère l’invitant à se joindre aux Chevaliers de Colomb.  Comme il se sentait souvent seul et négligé par ceux qui avaient « réussi dans la vie », il s’imagina tout à coup privilégié de rejoindre ce club sélect de chevaliers dévoués au pape et à la charité chrétienne.  Cependant, ce n’est pas la découverte d’un signe secret ou le rapprochement vers le Vatican qui l’attirèrent vers ce cercle religieux mais plutôt cette impression mystique de faire partie d’un regroupement distingué où le réseautage est à la portée de la main.  Si un jour il perdait son job, il n’aurait aucune difficulté à se replacer, car les nobles de la paroisse seraient solidaires avec son bonheur familial.

Tout comme la vision que peut leur donner la hiérarchie d’une église, la très grande majorité des citoyens croient que les partis politiques sont exclusivement associés à leur chef et aux députéEs.  On pense rarement aux membres qui lui donnent sa crédibilité et sa raison de vivre et encore moins aux associations locales qui assurent le bon déroulement des campagnes électorales, incluant la traditionnelle pose de pancartes.  Et pourtant, dans notre système démocratique moderne, une grande part des décisions et des positions des politiciens proviennent de ces structures.  Un parti politique qui ne se construit pas autour d’instances locales, régionales et nationales ne pourrait survivre très longtemps.

Les jeunes partis politiques doivent donc travailler sans relâche pour construire ces structures afin de solidifier l’organisation, rejoindre directement et efficacement les électeurs tout en ayant accès à des sources de financement fiables et renouvelables.  On se rappelera donc que Mario Dumont, suite au succès qu’a connu l’ADQ aux élections de 2003 et aux partielles qui ont suivi, a compris l’importance de solidifier – voir de démarrer – les associations locales de son parti un peu partout au Québec.  Et c’est à ce moment que Mme Sylvie Tremblay, inconnue du public québécois jusqu’à la publication de sa lettre de démission la semaine dernière, a décidé de joindre les rangs d’un parti politique qui avait grandement besoin de militants.  Lors de son passage à Tout Le Monde En Parle dimanche dernier, Mme Tremblay mentionnait que, même si elle « n’avait jamais voulu s’en aller en politique auparavant », elle a décidé de joindre l’équipe de l’ADQ car elle était attiré par la « transparence de son chef ».  Maintenant, elle va jusqu’à le traiter de dictateur, rien de moins, et lui rappelle que « quand on crache en l’air ça nous retombe (sic) ».

Toute cette histoire autour de l’ex-candidate de l’ADQ dans la circonscription de Verdun me laisse extrêmement perplexe.  Les raisons qui l’ont amenées à joindre un parti politique ne sont pas claires.  A-t-elle subitement décidé de joindre Mario Dumont afin de « dénoncer les manques de démocratie »?  Quels sont les liens entre son expérience du monde des affaires ou de sa passion pour l’écriture de livres sur la croissance personnelle et son soudain désir de s’impliquer au sein d’un parti politique?  Une question de Guy A. Lepage lui a permis d’expliquer un volet de sa démarche : « … j’ai beaucoup de drive, beaucoup de leadership, j’ai beaucoup de personnalité, j’ai une personnalité assez forte.  Je ne savais pas que le comité exécutif était contrôlé.  Moi je suis une ambitieuse aussi, alors les portes étaient ouvertes pour moi pis je suis rentrée (sic). »

À mon avis, le court passage de Mme Tremblay parmi l’association de circonscription de Verdun et l’exécutif national de l’ADQ dévoile un des problèmes que peuvent vivre les jeunes formations politiques.  Parce que la participation aux différentes instances est faible et que des postes importants sont disponibles, il y a toujours le danger qu’un inconnu s’y présente et démontre une ambition spectaculaire.  Alors que le chef et les piliers de l’organisation investissent temps et énergie pour solidifier les comités et regroupements qui assureront la pérénnité du parti, il peut apparaître une nouveauté qui ne cadre pas tout à fait avec le plan de match.  Il faut alors trouver un compromis entre la démocratie participative, qui relie l’exécutif national à ses associations de comté, et l’ambition essentielle de quelques candidats qui aspirent à grimper les échelons de l’organisation.

La question à se poser est de connaître les vraies raisons qui ont amené Mme Tremblay à joindre l’ADQ et s’y faire une place de premier plan.  Était-ce l’action citoyenne, le combat pour la justice sociale, l’abolition des commissions scolaires?  De son côté, mon père a trouvé cette réponse rapidement  : il adorait prendre une bière avec les autres chevaliers les vendredis soirs et se sentait utile lorsque son conseil participait à des collectes de fonds charitables.  Il n’a jamais eu réellement besoin d’un réseautage d’affaires et d’un tremplin vers des opportunités personnelles. Et vous Mme Tremblay?

L’ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses ; c’est ainsi que l’on grimpe dans la même posture que l’on rampe. – Jonathan Swift

Les citations en italiques proviennent de l’entrevue donnée par Mme Sylvie Tremblay à l’émission Tout Le Monde En Parle diffusée le 27 avril dernier.  Photo: Chris Inside – Flickr

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Le vrai visage de l’ADQ

Posted by lutopium sur 21 avril 2008

Vraiment, rien ne va plus pour le parti de Mario Dumont…  En moins de trois semaines, nous avons été témoins de la fragilité de la machine adéquiste.  Propulsée en cinquième vitesse par les résultats électoraux du printemps 2007, la jeune équipe de l’ADQ se perd dans des souliers qui lui paraissent trop grands, démontrant son inexpérience et l’incohérence entre ses différentes instances nationales et régionales.

Il n’est évidemment pas facile pour un parti politique de mettre en place une structure lui permettant de supporter une quarantaine de députés, former une équipe pouvant solidifier son rôle d’opposition officielle tout en continuant de développer une présence importante dans presque toutes les circonscriptions.  La fragilité des bureaux de comté a été bien ressentie lorsque l’équipe de Gilles Taillon a divulgué des informations aux médias qui ont mis le numéro deux de l’ADQ dans l’embarras…  Tel que rapporté par Radio-Canada le 7 avril dernier, « Armand Maltais, membre fondateur de l’ADQ et candidat du parti en 1994, est déçu du silence de Mario Dumont. Sa frustration est partagée par Gilles Plante, ex-organisateur en chef de Gilles Taillon, et Rémi Lacasse, ancien libéral justement séduit par l’ADQ en raison de l’intimité existant entre sa base et ses dirigeants. »

Mario Dumont a toujours demandé un changement majeur de nos institutions publiques et n’a jamais râté l’occasion de nous rappeler que l’ADQ avait un fonctionnement fort différent des deux autres grands partis politiques québécois.  Son parti se vantait d’être près des gens allant jusqu’à révolutionner l’art de faire de la politique.  Avec la démission de l’exécutif de Hull le 10 avril dernier, le poids démocratique des instances locales nous semble toutefois inexistant.  Le chef du parti populiste ayant refusé de considérer la suggestion de l’exécutif de la circonscription de présenter la candidature de Gilles Taillon (…) lors des élections partielles qui auront lieu le 12 mai prochain.  Moi qui croyait que c’est l’assemblée des membres d’un comté qui choisissait son député…

Et voilà qu’en fin de semaine, nous apprenions que la vice-présidente de l’ADQ, Mme Sylvie Tremblay, a claqué la porte du parti et recommande aux québécois de ne pas voter pour Mario Dumont, qui représente à ses yeux un parti qui « n’est pas du tout ce qu’il prétend être, me fait peur, concernant les droits des femmes et concernant son manque de démocratie ».  Suite aux interventions stratégiques du député Simon-Pierre Diamond lors du congrès de l’ADQ organisé l’automne dernier dernier et qui visaient à faire passer des résolutions approuvées par l’exécutif national, Mme Tremblay avoue qu’elle n’en pouvait plus «de se fermer la gueule, de les laisser aller et d’appuyer tout ce qu’ils présentaient peu importe son avis». 

Dans sa quête du pouvoir, Mario Dumont semble s’être dissocié de son principe le plus cher : celui de changer le fonctionnement des partis politiques et de redonner le pouvoir aux citoyens.  À en croire les derniers évènements, l’ADQ donne plutôt l’impression d’une organisation fragile, laissant toute la place aux aspirations de quelques carriéristes ayant trouvé leur nid dans une organisation qui accueille tout individu qui démontre un peu de potentiel en relations publiques.  La démocratie semble inexistante par moments si on se fie à l’importance des directives en provenance du bureau exécutif et à l’insignifiance de ses relations avec les associations de circonscriptions et finalement, les membres du parti.

Photo : Robert Saucier – Flickr

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