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Posts Tagged ‘Stéphane Dion’

Questions nationales

Posted by lutopium sur 20 août 2009

Communiqué de presse: Québec, Écosse, Catalogne, trois nations « sans pays » tiraillées par leur rêve d’indépendance, se rejoignent sur l’écran dans Questions nationales, un documentaire indépendant et non partisan réalisé par Roger Boire et Jean-Pierre Roy. La première mondiale du film aura lieu dans le cadre du Festival des films du monde, le 31 août à 19 heures, en présence de l’ex-Premier Ministre du Québec, M. Bernard Landry.

Tourné en français, anglais et catalan en 2007 et 2008, particulièrement lors des campagnes électorales québécoise et écossaise, le film s’ouvre, sur la scène politique locale, aux arguments de Bernard Landry, Gilles Duceppe, Jonathan Valois, Louis Bernard, Stéphane Dion ainsi qu’aux réflexions de Louis Balthazar, Guy Laforest, Jocelyn Letourneau, pour ne nommer que ceux-là. Les réalisateurs ont aussi recueilli les propos de nombreux intervenants majeurs dans le débat sur la question nationale en Ecosse et en Catalogne.

Désireux d’apporter une bouffée d’air frais et redonner un nouveau souffle au débat sur la souveraineté du Québec, Questions nationales s’interroge sur les raisons qui ont empêché jusqu’ici le Québec de devenir indépendant. Pourquoi le Québec hésite-t-il tant à faire la souveraineté? Depuis l’arrivée du mouvement souverainiste au Québec, il y a plus de 40 ans, plusieurs pays, partout sur la planète, ont choisi l’indépendance. Pourquoi pas le Québec? Qu’est-ce qui freine tant ce rêve? Est-il inaccessible, fuyant ou simplement latent? Et ce lien Canada-Québec, ce « moi en toi et toi en moi »? Sommes-nous prêts à « nous quitter nous-mêmes »?  Notre confort sème-t-il l’indifférence? N’avons-nous pas encore trouvé de bonnes raisons de nous séparer?

Et comment les autres nations se débrouillent-elles avec un tel dilemme : celui de partir ou rester, celui de briser un pays pour en créer un autre? Les Écossais, au Royaume-Uni, jonglent avec ce même destin : union ou séparation. Quitter, oui, mais à quel prix? Comment imaginer une telle transition politique, économique et juridique avec l’Empire britannique? De leur côté, en Espagne, les Catalans ont-ils la liberté de penser à s’affranchir? Leur langue et leur culture pourront-elles survivre encore longtemps dans une Espagne fermée aux nationalismes en son sein? Comment la réalité de ces deux autres peuples nous permet-elle d’y voir plus clair, ici?

Questions nationales est d’une durée de 92 minutes. À l’affiche au cinéma Quartier Latin le lundi 31 août à 19h00 et le mercredi 2 septembre à 13h00.  Après son lancement au Festival des films du monde, le film prendra l’affiche du Cinéma de l’ONF du 17 au 22 septembre prochains.

J’invite tous les blogueurs à afficher la bannière! Merci!

Site: questionsnationales-lefilm.net
S30

Source: Communiqué de presse

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Débat des chefs: le droit de polluer

Posted by lutopium sur 2 octobre 2008

Je comprend que l’objectif principal d’un débat des chefs est de marquer des points et de séduire l’électorat afin de récolter le plus grand nombre de votes lors de l’élection. C’est également la plateforme idéale pour rejoindre un grand nombre de citoyens et leur présenter sa compréhension des problèmes et les solutions qu’on croit être les meilleures. On évite les dérapages et on tente de rallier toutes les allégeances, on fait des compromis. Le danger c’est qu’on peut facilement tomber dans l’opportunisme.

Lors de ce débat, le mot d’ordre était clair: il faut coincer le Premier Ministre et permettre aux électeurs de mieux comprendre les vraies ambitions du Parti Conservateur. Pauvre Stephen Harper… il a effectivement mangé toute une raclée! Malgré son calme et sa voix mielleuse, il était évident qu’il se sentait inconfortable parmi ses détracteurs. Si cette discussion avait eu lieu lors d’un souper, il aurait quitté la table avant le dessert…

Personnellement, je suis extrêmement déçu des arguments présentés par l’opposition. Même si tous les participants s’entendent pour dire que la lutte aux gaz à effet de serre est le grand défi de notre siècle, aucune mesure drastique n’a été proposée pour réduire le rejet des polluants dans l’atmosphère. Au nom de la sacro-sainte croissance économique, l’un parle d’une taxe pour pénaliser ceux qui encouragent les industries polluantes alors que l’autre propose d’échanger des crédits qui récompensent ceux qui polluent moins. Rien ne garantit que ces mesures réduiront l’émission des gaz toxiques. Ces propositions ne cherchent finalement qu’à punir ou à récompenser, en retirer des gains ou payer des pénalités.

Pourtant, les politicens connaissent les grands pollueurs. Ils sont identifiés sur une liste, disponible à tous. Ce sont eux qu’il faut pointer du doigt. Ce sont ces entreprises qui doivent réduire l’émission des gaz à effet de serre. Certaines ont commencé à moderniser leurs équipements et il est primordial que les gouvernements les obligent à aller encore plus loin. Les politiciens savent également que nos habitudes reliées à l’utilisation des moteurs à combustion doivent être drastiquement modifiées. Aucun d’entre eux n’a eu le courage de s’adresser directement à la caméra, dans les yeux des citoyens, et leur demander de changer leurs comportements… Aujourd’hui, il y aura encore des centaines d’automobilistes solitaires sur les routes du Québec, des milliers de canadiens prendront l’avion pour aller se faire bronzer la bedaine dans les îles tropicales, Cet automne, des tonnes de nouvelles voitures performantes trouveront preneurs. Quelques semaines plus tard on fera la promotion des plaisirs de la motoneige. Et l’été prochain, d’autres bateaux à moteur s’élanceront à toute vitesse sur nos lacs et rivières. Tout ça au nom de l’éternelle croissance économique. Pourtant…

De combien de temps disposons-nous ? Difficile à dire. Toutefois, des voix de plus en plus nombreuses prédisent une dizaine d’années, voire moins. J’ai justement lu que la disparition des glaces de l’Arctique en été, un des points de non-retour selon Hansen, pourrait survenir dans six ans.

Les détails techniques demeurent vagues. Mais ils révèlent la singularité « d’une vérité dérangeante » et qui nous hante : l’humanité, qui existe depuis 10 000 ans, tirerait à sa fin. En effet, le genre de monde qui succédera au nôtre pourrait être le théâtre de l’annihilation de la civilisation telle que nous la connaissons, et pourrait engendrer l’extinction de notre espèce. Logiquement, c’est ce qui arrivera si nous persistons dans la voie qui nous mène à la catastrophe écologique irréversible. Or cette transformation de la nature se fait par des institutions et un mode de vie qui s’appelle le capitalisme industriel.

… Le capitalisme ne peut littéralement pas se permettre de régler la crise du climat, parce que cela signifierait une contraction de l’économie, ce qui équivaut à priver un être vivant d’oxygène. Pour régler le problème, les classes dirigeantes créent des ententes, comme le protocole de Kyoto, par lesquelles les intérêts économiques régulent les émissions qu’ils produisent. Ceci veut donc dire que nous continuons à avancer vers un point de non-retour.

Cette logique s’inscrit dans une stratégie pour extraire le plus d’énergie possible au plus bas prix possible. Ceci signifie maintenir la dépendance envers les combustibles fossiles comme le fait le Canada avec les sables bitumineux…

Le défi est de mettre en relation ces crises et de les placer à l’intérieur de la Crise des crises, constituée par l’accumulation du capital et sa descente vers une écocatastrophe… Pour le moment, le système a efficacement séparé les crises les unes des autres. La moins dangereuse, la crise économique, est manipulée afin de bloquer des mesures visant à résoudre la chute appréhendée de notre civilisation. Les choses n’ont pas à être ainsi. Même si ce projet nécessite éventuellement de mettre fin au capitalisme, il existe des mesures radicales, mais faisables, qui peuvent être prises dès maintenant. Par exemple, nationaliser l’industrie pétrolière et gazière, ou encore négocier des traités climatiques dignes de ce nom à Copenhague l’an prochain. Mais rien de tout cela ne va se produire sans une vaste mobilisation provenant de l’extérieur du système établi. D’ici là, chaque jour nous nous rapprochons un peu plus du point de non-retour. – Joel Kovel

La seule situation que je peux personnellement souhaiter pour le 15 novembre prochain c’est un gouvernement minoritaire. Le moins pire des scénarios placerait Stéphane Dion dans la peau du Premier Ministre dont le mandat principal serait de proposer des solutions drastiques sans tenir compte des pressions exercées par les pétrolières (défendues par Stephen Harper), par les alumineries (protégées par Gilles Duceppe et son amour du Québec) ou les contructeurs automobiles (dont Jack Layton demeure l’éternel otage).

Je crie encore qu’il faut dire NON aux conservateurs et qu’il faut appuyer le Bloc dans la majorité des circonscriptions québécoises. Je demeure tout de même extrêmement déçu des perspectives qui me sont présentées par les politiciens. De grâce, débarrassez-vous de l’opportunisme associé à la croissance économique. Faites-le pour nos enfants et leurs petits enfants.

Photo: Tom c3 – Flickr

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Fin de session et vive les vacances!

Posted by lutopium sur 18 juin 2008

Je tenais à vous laisser un petit mot avant de quitter la blogosphère pour m’enrober dans des vacances qui tombent à point.  Ça fait deux ans que je n’ai pas eu la possibilité de profiter de quatorze jours consécutifs sans devoir me rendre au boulot.  Vivement les réductions de personnel, la rentabilité de l’entreprise, la hausse de productivité et le graissage des hauts-dirigeants.

Déjà six mois à commenter l’actualité politique québécoise, quelques fois canadienne, américaine à l’occasion.  À dénoncer les stratégies des partis de droite, l’ambition démesurée de quelques politiciens, le gouvernement invisible.  À espérer la prise de conscience collective, la lutte pour le vrai pouvoir citoyen, la disparition de la pauvreté, une décroissance conviviale…

Tiens, j’aimerais simplement profiter de cette dernière soirée devant l’éditeur WordPress pour vous dire un sincère merci.  Sachez que j’apprécie énormément vos visites, vos commentaires et votre disponibilité.  Merci Louis-Belz, Renart et Jimmy pour m’avoir accueilli chez UHEC :  ce fut le coup d’envoi, l’inspiration, le sentiment d’appartenance.  Merci à tous les autres blogueurs qui laissent leur trace de temps à autre et à qui j’essaie de rendre la pareille le plus régulièrement possible : AntiPollution, Alexis, Manx, AnarchoPragmatique, MFL, Belette, l’Équilibriste, RadiCarl, Pierre JC Allard, Tym Machine, j’en oublie sûrement…  Merci!

Nous partons visiter les parents de ma conjointe dans la vallée de l’Okanagan pour deux semaines.  Je fêterai donc la Saint-Jean Baptiste dans le berceau du conservatisme-religieux canadien…  Heureusement, tout le monde est bien chic et nous fêterons le Québec entre francophones et anglophones.  J’anticipe quelques questions sur la commission Bouchard-Taylor, Hérouxville et le traditionnel « what does Quebec want? ».  J’essaierai d’être accomodant et raisonnable, je serai en vacances tout de même!

Depuis décembre dernier, nous avons eu droit à une scène politique mouvementée.  Ça devrait être intéressant l’automne prochain, profitant d’un climat unique où l’on retrouvera encore les deux paliers de gouvernement en situation minoritaire, un Mario Dumont confus et toujours mal conseillé, une Pauline Marois qui poursuivra sa campagne de séduction, un Stéphane Dion qui ne parvient pas à se greffer une colonne vertébrale et un Gilles Duceppe pensant sérieusement à une retraite bien méritée.  Il ne serait pas surprenant d’assister à la démission de Maxime Bernier comme député, d’apprendre que Steven Guilbeault se lance en politique ou qu’un ami du parti libéral se voit accorder un gros contrat de PPP.

Je profiterai donc de cette pause pour me reposer, retrouver le plaisir des joies de l’été avec mes deux grandes filles, marcher dans les montagnes, partir en canot, profiter des belles plages et tout ce qui passera.  Je reviendrai en grande forme, j’en suis certain.  Prenez garde adéquistes, conservateurs, néolibéraux et exploiteurs de tout gabarit.  De retour dans quelques semaines…

Photo : Graeme Grovum – Flickr

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