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Archive for the ‘Élections québécoises’ Category

Élections à Saint-Bruno – reprendre la cité

Posted by lutopium sur 24 septembre 2009

Je vous avais annoncé le 11 juin dernier que je quittais temporairement la blogosphère pour m’impliquer sur le terrain politique. Après avoir pris quelques semaines de repos, voilà que l’activité bat son plein suite au déclenchement des élections municipales. Le coup d’envoi a été donné partout au Québec le 18 septembre dernier. Dans mon patelin, à Saint-Bruno-de-Montarville, j’ai choisi d’appuyer le Parti Montarvillois et de leur donner un coup de main afin de permettre aux citoyens de se réapproprier l’hôtel de ville.

Nous avons tous remarqué que les québécois sont de plus en plus cyniques face au monde politique et qu’ils ont perdu confiance aux gouvernements, aux politiciens et à la plupart des institutions démocratiques. Je ne le répéterai jamais assez : je croyais (naïvement, je dois maintenant l’avouer) que les politiciens seraient beaucoup plus prudents avec le réseautage et le favoritisme depuis les conclusions de la commission Gomery. Avec tout ce qui se passe dans le monde politique ces jours-ci, que ce soit au niveau fédéral, provincial ou municipal, on voit bien que nos politiciens professionnels et certains fonctionnaires n’ont rien compris.

Il est donc temps pour les citoyens d’imposer leur présence sur l’échiquier politique et de reprendre le pouvoir. Difficile d’y accéder me direz-vous. Commençons par les villes, fondation de nos démocraties et de notre environnement immédiat. Évidemment, c’est plus difficile de s’imposer dans les grandes villes – on peut voir le bordel qui vient de s’installer dans la course à la mairie de Montréal et les forces qui s’y affrontent. N’avez-vous pas l’impression d’assister à un combat entre le Parti Libéral et le Parti Québécois?

 » Ce sont les citoyens qui inventent leur cité. Telle est, exprimée simplement, la définition de la démoratie… Chez nous, ce sont le quartier et la municipalité qui constituent les premiers lieux de la démocratie et de la solidarité, ce que j’appelle les premiers lieux identitaires. Voilà un environnement familier pour tous et dont les enjeux peuvent être facilement cernés, pour peu qu’on dispose d’un minimum d’informations. En ce domaine, nous sommes tous des spécialistes.  » Gil Courtemanche – La seconde révolution tranquille

J’invite donc les citoyens et citoyennes de Saint-Bruno à appuyer le Parti Montarvillois. Un regroupement de citoyens – du monde ben ordinaire, dissocié de tout intérêt économique ou commercial. Des rêveurs qui désirent protéger l’environnement, faciliter le transport en commun, lancer un marché public qui favorisera les produits de proximité et du terroir et plusieurs autres projets qui visent à redonner un peu de vie à cette banlieue qui s’endort… hypnotisée par une administration qui ne croit qu’au développement résidentiel débridé.

Le 1er novembre, je vote!

Illustration: Ben Heine- Flickr

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De la parole aux actes

Posted by lutopium sur 11 juin 2009

C’est à mon tour de vous dire « à la prochaine ». Comme bien d’autres blogueurs avant moi, j’ai décidé de ranger ma plume et de passer à autre chose. Lorsque j’ai démarré mon modeste blogue en décembre 2007, je m’étais donné comme mission de dénoncer la droite politique, l’influence du monde des affaires dans notre démocratie et les affairistes qui se servent du monde politique pour satisfaire leurs ambitions personnelles. Avec la disparition de l’ADQ et du Parti Conservateur au cours des prochains mois, on peut dire qu’une partie de la bataille est gagnée.

Nous sommes en pleine crise économique, spectateurs d’un système qui ne fonctionne plus et nous sommes témoins – à tous les jours, de la corruption et des conflits d’intérêts qui rongent nos institutions démocratiques. Mensonges permanents à Ottawa, conflits d’intérêts à Québec, tricheries à Montréal et Laval… toutes ces histoires semblent sans fin. Comme je le mentionnais la semaine dernière, il est impératif que les citoyens s’accaparent une partie du pouvoir afin d’équilibrer les forces en présence. Aujourd’hui, comme hier, il est évident que les gens d’affaires et leurs chambres de commerce prennent trop de place au sein de la machine gouvernementale. Le monde ordinaire doit s’impliquer. C’est son devoir.

J’ai donc décidé de donner un coup de pouce à un parti de citoyens qui se présentera aux élections municipales de l’automne prochain. Le pouvoir municipal est accessible dans bien des villes du Québec. Plus difficile pour les magnats de la presse québécoise de contrôler les résultats électoraux dans la plupart de nos villes… J’ai également accepté de m’impliquer un peu plus dans un Conseil d’établissement d’une école secondaire et de participer à un projet de rapprochement entre l’école et les citoyens. Cette école a perdu son âme, victime de la popularité des écoles privées et du désintéressement de la communauté. Les écoles secondaires doivent reprendre leur place dans l’espace citoyen et les élèves ne demandent que de participer à des initiatives communautaires et écologiques… Redonner un peu de fierté aux étudiants pourrait contribuer à réduire le décrochage scolaire, qui sait?

Les citoyens de la Nouvelle-Écosse viennent de se débarraser des conservateurs en élisant un gouvernement néodémocrate majoritaire. Une première à l’est de l’Ontario. Le Québec peut en faire autant. Il faut se relever les manches. Je vous y invite.

Avant de vous quitter, j’aimerais vous remercier chaleureusement pour avoir pris le temps de me lire pendant cette année et demie. Et pour vos merveilleux commentaires. Chaleureux mercis à Pierre et la gang des 7 du Québec. Un remerciement spécial à Jimmy, Renart et Louis pour les encouragements du début et la belle aventure d’Un Homme en Colère. Un dernier merci va à Carl Boileau, j’aurais bien aimé participer plus activement dans son nouveau blogue collectif Voix de Gauche. Plus tard, sait-on jamais.

J’ai souvent plein d’idées en tête sans toujours trouver les bons mots. Je vous suggère ce billet paru dans Le Devoir samedi dernier. Il frappe dans le mille le type.

Illustration: Marcos Papapopolus – Flickr

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L’adéculte du chef

Posted by lutopium sur 13 février 2009

Comme tout bon parti politique, l’Action Démocratique du Québec cherchera à profiter au maximum de la couverture médiatique que procure une course à la chefferie. Les journalistes n’hésitent pas à couvrir ce genre d’évènement politique et les faits saillants sont diffusés en direct sur les chaînes d’information continue. Une course à la chefferie permet également à des aspirants inconnus du public de se faire connaître tout en espérant en retirer quelques graines de popularité.

Avec le départ de Mario Dumont, le parti qui porte encore officiellement son nom est à la recherche de son nouveau porte-parole. Certains militants invitent à la patience en rappelant que les membres doivent tout d’abord établir les règles de la course alors que d’autres souhaitent que les activités soient lancées le plus rapidement possible.

David Chrétien, militant adéquiste de longue date et un des blogueurs adéquistes les plus actifs, souligne que « …contrairement au PLQ et au PQ, le parti n’a jamais vécu de course à la chefferie. Donc, il n’y a pas de règles déjà établies à cette fin… ». Actuellement, le juriste Marc-André Gravel est à rédiger les propositions qui viseront à modifier les stauts du parti afin de permettre cet exercice démocratique. Ces propositions devront probablement être entérinées par le prochain conseil national de l’ADQ et c’est alors que nous connaîtrons l’échéancier ainsi que les modalités reliées aux candidatures. Est-ce que les militants exigeront un prix d’entrée pour la course? L’idée est lancée: « …les principaux successeurs éventuels à Mario Dumont ont tous entendu parler d’une somme variant de 20,000 $ à 25,000 $ à verser au parti pour avoir l’opportunité d’être de la course… », comme le souligne le journaliste Simon Boivin du quotidien Le Soleil. La direction du parti ne semble pas tout à fait au courant de la chose. Le nouveau directeur-général de l’ADQ, Simon-Pierre Diamond, réagissait à la nouvelle en déclarant: « …j’ai entendu ça moi aussi. Ce sont des discussions que nous avons (sic)… »

Je me doutais bien que l’ADQ vit actuellement des problèmes financiers. C’est l’impression que je partageais déjà dans un billet publié le 20 janvier dernier. L’état des choses a été confirmé par le député Éric Caire dans une entrevue qu’il accordait cette semaine où il chiffrait la dette du parti à $600,000. Cette situation précaire pourrait peut-être expliquer cette taxe pour les candidats intéressés par la course à l’investiture du parti. Avec cinq ou six candidats, on pourrait récolter plus de $100,000, ce qui permettrait de financer une fin de semaine à la hauteur de l’évènement. Si cette course à la chefferie se tiendrait la semaine prochaine, les candidats en lice seraient: Éric Caire, Claude Roy, François Bonnardel, Sébastien Proulx (autorisation du cabinet Heenan Blaikie requise), Stéphane Gendron (peu probable), Joanne Marcotte, Christian Lévesque et Richard Merlini. Il y aurait peut-être des surprises.

Certaines personnalités québécoises ont été approchées afin de donner un peu de piquant à la succession de Mario Dumont. Elles ont cependant toutes refusé le défi. Malgré les honnêtes efforts des militants, Michel Kelly-Gagnon (ancien président du conseil du patronat), Maxime Bernier, Marie Grégoire, Gérard Deltell et Paul-Daniel Muller (ancien directeur-général de l’IEDM) ont tous décliné l’invitation. Au grand dam de ses membres, l’ADQ a du mal à rassembler les forces de droite et à se donner un second souffle. Le blogueur Suburbain Lucide résume bien la situation:

« …Les adéquistes doivent d’abord faire le deuil de leur chef, mais aussi de celui du culte du chef. Il est impératif pour les militants adéquistes d’apprendre à s’approprier leur parti, et que la parole du chef n’est pas parole d’Évangile. Les militants devront apprendre à contrôler leur parti afin de faire valoir leurs opinions, et apprendre à lutter contre les cliques et les individus qui profitent du manque de vigilence des membres pour s’approprier le parti…  Pour justement avoir à se débarasser des pommes pourries qui se servent de l’ADQ pour faire avancer leur agenda personnel, les miltants adéquistes devront prendre plus de place dans la structure du parti. La constitution du parti n’a jamais prévu les mécanismes d’une course à la chefferie, c’est pas peu dire! »

L’Action Démocratique fait face à son plus grand défi: sa raison même d’exister après le départ de Mario Dumont. Il n’en tient qu’aux membres. Ce parti est la seule formation politique dans laquelle les québécois qui désirent une réduction de la taille de l’état, d’allègements fiscaux, du libre-marché, de la disparition des syndicats, de l’autonomie des écoles, des soins de santé privés – bref de la droite économique et politique, de se regrouper et de formuler des revendications. Ils ne semblent pas se retrouver dans les structures et les propositions du parti Libéral. Les prochains mois seront donc cruciaux pour les militants qui désirent poursuivre le travail. Terminons ce tour d’horizon en reprenant un texte de Martin Masse, publié après la défaite de l’ADQ en 2003:

« On s’illusionne en pensant que c’est un parti politique qui réussira à faire avancer les idées libertariennes au Québec. Si l’on devait représenter de façon schématique l’histoire des positions philosophiques de l’ADQ, on verrait une courbe en zigzag faisant parfois quelques spirales dans les moments d’intense confusion, pour aboutir dans une immense zone noire représentant le vide actuel, ou si l’on veut l’état post-électoral dépressif du pauvre p’tit Mario.

Un gouvernement adéquiste n’aurait probablement enclenché aucune réforme radicale ni réduit la taille de l’état de façon notable. Son amateurisme et l’inexpérience de ses membres auraient entravé sa capacité de gouverner. Mais c’est bien sûr le « néolibéralisme » qui aurait alors été désigné comme la source de cette débâcle, plutôt que l’incapacité de ce gouvernement à vraiment s’attaquer à l’étatisme. Les espoirs immenses qui auraient été investis dans cette jeune équipe auraient été immanquablement déçus.

Mieux valait se débarrasser tout de suite de ces girouettes confuses. C’est bien dommage pour ceux qui voulaient vraiment changer les choses et qui ont cru pouvoir le faire avec ce véhicule. Mais j’ai bien peu de sympathie pour des gens assez naïfs pour s’embarquer dans une telle galère, et qui se refusent à comprendre que la politique est un jeu irrationnel, implacable, en plus d’être par définition un jeu d’étatistes… »

Illustration: nhuthuypro – Flickr


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L’ADQ et son action démocratique

Posted by lutopium sur 20 janvier 2009

Qu’on trouve ça dommage ou non, personne ne peut nier que l’Action Démocratique du Québec traverse une période importante de son existence politique. C’est l’heure des grands questionnements, le début d’un cheminement vers la course à la chefferie (le deuil est lourd, je crois) et l’autopsie d’un abstentionnisme inquiétant.

Bon, ceux qui passent par ici de temps en temps savent fort bien que je ne rate jamais une occasion pour taper sur la gueule de l’ADQ, pour questionner leurs idées, pour douter des ambitions de certains militants et pour me moquer de certaines stratégies électorales. J’ai tout de même du respect pour ceux qui désirent donner un second (ou est-ce un troisième) souffle à leur parti.

Se pourrait-il que l’ADQ soit aux prises avec des problèmes financiers? Est-ce que ça expliquerait le départ de Mario Dumont? Est-ce que la face de carême – qu’affichait en fin de semaine un bon nombre de délégués et qui serait peut-être autre chose que de la sérénité, est une réaction à l’examen du grand livre? Comme le remboursement des dépenses électorales sera probablement moins important que prévu, l’ADQ a deux épreuves devant elle: trouver du fric rapidement (sans campagne électorale pendant 4 ans) tout en tentant de soulever une deuxième (ou serait-ce une première?) vague de popularité. Les militants adéquistes savent fort bien qu’ils doivent se questionner sérieusement sur les succès obtenus en 2007 (qui étaient peut-être conjonctuels) et qu’ils admettent que la plateforme électorale exige quelques changements. Chose certaine, Simon-Pierre Diamond a du pain sur la planche…

L’ADQ devra également réorienter sa stratégie de communication en priorisant les solutions au lieu de passer son temps à garocher des constats. Par exemple, bien des québécois seront d’accord pour dénoncer l’indiscipline dans les écoles. Mais proposer l’abolition des commissions scolaires pour régler le problème ne fait aucun sens! Le rôle d’un parti politique ne se limite pas à crier à l’injustice, il doit proposer des solutions concrètes. Il faut aller au delà des punitions et de la primauté de l’excellence. L’illusion tranquille ne mènera nulle part…

Les militants de l’ADQ semblent porter une très grande attention à ce qu’ils entendent sur le terrain. Il leur faut maintenant traduire leurs observations dans des projets rassembleurs. Pourquoi ne pas commencer par un projet de réforme électorale? Sinon, c’est le bipartisme pour un bon bout de temps!  Et de grâce, ne perdez pas votre temps avec certains ambitieux!

Illustration: Marc L’Espérance – Flickr

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Les gestes nécessaires

Posted by lutopium sur 18 décembre 2008

Me voilà de retour dans la blogosphère… Comme certains d’entre vous peuvent en douter, la campagne électorale a été épuisante. Quelques jours de répit replacent les idées…

L’arrivée d’Amir Khadir à l’Assemblée nationale est porteuse de changements. Moins spectaculaire que l’élection de Barack Obama, le choix des électeurs de la circonscription de Mercier n’en est pas moins d’une réelle pertinence lorsqu’on considère toutes les décisions que la race humaine aura à prendre au cours des cinquante prochaines années.

Ces décisions doivent être prises maintenant, en ce début de crise économique mondiale. Un consensus international suggère que les états soutiennent le système en injectant de l’argent dans les structures financières et dans la construction d’infrastructures. Un passage important du discours d’Amir Khadir hier: « On a une opportunité en or de profiter de la crise pour changer notre économie, pour la rendre au service des gens et dans le respect de la nature. »

Si on se fie aux résultats des dernières élections provinciale et fédérale, on peut conclure que les québécois rejettent les idées rétrogrades de la droite. Et qu’on soit en faveur de l’indépendance du Québec ou d’un fédéralisme renouvelé, nous devrons au moins nous entendre sur les mesures à prendre afin de sauver notre planète. Quarante ans après le Club de Rome, les êtres humains ne peuvent plus ignorer la possibilité d’une catastrophe. Le temps des grands changements est arrivé.

Le Québec doit donner l’exemple d’une solidarité qui dépasse la partisanerie politique ou les choix philosophiques. J’espère que la présence de Québec solidaire à l’Assemblée nationale contribuera à allumer ce réel désir de changement.

Les québécois se sont donnés une pause électorale de quatre ans. Plus que jamais, nous devrons être vigilents. Il est du devoir de nos élus d’assurer la survie du Québec et de contribuer à protéger notre planète. Et de freiner les ambitions démesurées d’une économie qui a récemment connu une incroyable tendance à la tricherie et à l’irrespect des citoyens.

Il est à souhaiter que la présence d’Amir Khadir sur l’échiquier politique aura un rôle à jouer dans le ralentissement des ambitions du Parti Libéral et des lobbies économiques ainsi qu’au retour du Parti Québécois dans l’axe de la social-démocratie. Pour le bien-être des petits-enfants de nos enfants.

Je vous souhaite la paix. Québec, je t’aime.

Photo: Mario Groleau – Flickr

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Solidaires… y’a de la magie dans l’air!

Posted by lutopium sur 6 décembre 2008

« … L’ADQ est en chute libre et si Pauline Marois parle autant d’indépendance, c’est parce qu’elle sait qu’elle n’a aucune chance. Elle essaie de rallier tous les souverainistes. Parce qu’il y en a quelques-uns qui, comme moi, sont maintenant avec Québec solidaire. Un parti de gauche, souverainiste, c’est ça que je veux. Et je ne considère pas que je perds mon vote. Il se crée une masse autour de Québec solidaire, tranquillement… » Yvon Deschamps, le 6 décembre 2008.

« … Tout comme l’ancien ministre Robert Perreault, je crois que les électeurs de Mercier devraient élire Amir Khadir et en faire leur député. J’ajoute toutefois que Québec solidaire, par l’appui croissant qu’il reçoit en de nombreux milieux, mérite davantage, et il m’apparaît que cet équilibre démocratique serait mieux servi si les électeurs de la circonscription de Gouin élisait également la coporte-parole de ce parti, Mme Françoise David, elle qui, depuis déjà plusieurs années, porte des valeurs de solidarité dont le Québec a grand besoin ces temps-ci. Ce faisant, avec deux représentants de Québec solidaire, nous aurions alors une Assemblée nationale plus représentative de la volonté populaire, ce que le mode de scrutin actuel ne permet pas d’exprimer… » Claude Béland, le 5 décembre

« Si quelques candidats de Québec solidaire étaient élus, la dynamique politique québécoise serait modifiée. Les thèmes et les solutions progressistes que le parti propose seraient présents dans le débat public.

Françoise David est une femme exceptionnelle, d’une rigueur intellectuelle et d’une honnêteté remarquable. Femme d’engagement, proche des gens, sincère, généreuse. Le Québec ne peut pas se priver d’une telle femme. Nous serions tous perdants si elle n’était pas élue dans Gouin.

Amir Khadir est une sorte de génie. Un homme courageux et franc. Je ne sais pas comment il fait pour concilier médecine, grosse famille et vie politique. Nous avons besoin d’hommes comme lui pour défendre le système de santé public. Alors, dans Mercier, pour l’avenir du Québec, il faut voter Amir.

Vous me direz que deux députés de Québec solidaire ne changeront rien. Vous vous trompez. Les idées, les discours différents, les remises en question, ne doivent pas se limiter aux blogues et aux lettres confidentielles. Ces voix nouvelles et nécessaires doivent obtenir leur légitimité démocratique pour s’imposer dans le débat politique québécois.

Le Québec sera plus riche avec Françoise David et Amir Khadir, plus riche en idées et en diversité, plus riche en réflexion et en innovation.

Ne serait-il pas temps d’avoir des représentants élus qui nous parlent d’enjeux fondamentaux avec une approche différente de celle des deux grands partis? L’élection de Françoise David et d’Amir Khadir améliorerait notre démocratie et donnerait enfin une voix à toutes les forces progressistes qui sont aujourd’hui exclues du débat collectif. » Gil Courtemanche, le 6 décembre

Illustration: oparthamburg 2

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Quand les hommes vivront d’amour…

Posted by lutopium sur 29 novembre 2008

« Certains politiciens attirent l’attention sur l’Économie et affirment que le temps est mal choisi. Je crois qu’ils ont tout compris de travers. On ne peut pas se permettre d’attendre plus longtemps. Le réchauffement climatique est un problème qui ne fera qu’empirer. Plus on retarde, plus les solutions seront coûteuses. » James Blunt, auteur-compositeur britannique.

« Aujourd’hui, la question n’est plus d’encourager l’industrie ou l’agriculture, ou bien de faire des grands travaux, mais de créer de l’emploi en rendant la planète plus vivable, plus durable. La crise que nous traversons est en fait une chance formidable de changer de paradigme – et d’allouer beaucoup plus de ressources à l’environnement. 1929 avait donné naissance à l’État-providence moderne; 2008 doit déboucher sur l’État écolo moderne. » Philippe Thureau-Dangin, éditorialiste au Courrier International.

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Solidaires pour l’environnement!

Posted by lutopium sur 25 novembre 2008

Montréal, le 24 novembre – Selon une dizaine de groupes écologistes dont Greenpeace et Équiterre, Québec solidaire obtient la meilleure note pour ses engagements en matière d’environnement, ex aequo avec le Parti vert, suivi de loin par le Parti québécois, l’Action démocratique du Québec et le Parti libéral.

Que ce soit en matière de gestion des forêts, d’agriculture ou d’alimentation, les groupes écologistes ont souligné l’avant-gardisme des engagements de Québec solidaire.

« Les Libéraux touchent véritablement le fond du baril avec une note de 5 sur 25. Même l’ADQ fait mieux… « L’économie d’abord, oui », mais au détriment de la planète, en somme. Voter Québec solidaire, c’est faire le choix du seul parti qui propose une économie véritablement au service des gens et de l’environnement. Le 8 décembre, il faut envoyer des solidaires à l’Assemblée nationale pour mettre fin aux vieux modèles économiques qui nous ont mené au bord du gouffre », a indiqué la porte-parole de Québec solidaire Françoise David.

De plus, M. Gaétan Daniel Breton, fondateur du Parti Vert du Québec, a confirmé dimanche dernier son appui inconditionnel à Françoise David et Amir Khadir.  Un nombre impressionnant d’appuis de la part des intervenants en environnement pointent vers l’approche globale et innovatrice de Québec solidaire.  Plus que jamais, Québec solidaire est la formation politique des citoyens et citoyennes préoccupés par l’environnement!

Voir : Questionnaire aux partis 
L’environnement de retour dans la campagne électorale et Développer une économie écologiste et solidaire

Illustration: David Gunter – Flickr

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Solidaires, toujours solidaires…

Posted by lutopium sur 22 novembre 2008

« Par ailleurs, de façon à contourner les effets négatifs du mode de scrutin actuel sur les partis en émergence, Québec solidaire, en accord avec le comité de coordination de la circonscription, ne présentera pas de candidat dans Notre-Dame-de-Grâce, circonscription où les Verts avaient obtenu leur meilleur résultat aux dernières élections », a conclu la présidente de Québec solidaire Alexa Conradi.

Montréal, le 22 novembre – Pour la deuxième élection de suite, Québec solidaire présentera des candidats dans une vaste majorité de circonscriptions. Encore une fois, Québec solidaire est le parti qui présentera le plus de femmes le 8 décembre, soit 65 sur 122.

« Avec 53 % de candidatures féminines, Québec solidaire fait encore une fois la preuve que la parité, c’est possible. Si un parti aussi jeune que le nôtre atteint la parité, comment se fait-il que nos adversaires n’y arrivent pas ?

« À Québec solidaire, nos pratiques sont conséquentes avec nos engagements : équité salariale, reconnaissance du travail des proches aidantes, lutte à la violence faites aux femmes, hausse du salaire minimum, augmenter l’accès aux maisons de naissance, etc. Les femmes peuvent avoir confiance en Québec solidaire pour défendre leurs droits chèrement acquis », affirmé le porte-parole de Québec solidaire Amir Khadir.

À lire: Pierre Foglia – « Bonjour, je suis Françoise David de Québec solidaire » et radiCarl.net – « Solidairement, pour une réforme des forces souverainistes au Québec ».

Illustration: Thomas Hawk – Flickr

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Paysages de campagne

Posted by lutopium sur 16 novembre 2008

C’est plus fort que moi. Je ressens le besoin de partager quelques réflexions en ce 12ème jour de campagne électorale. Ça sera comme une thérapie. Le comité électoral de notre circonscription reprend ses activités ce matin vers 11 heures. J’en profite donc pour écrire ces quelques mots, histoire de faire sortir le méchant.

Le visage républicain de l’ADQ

Il est évident que les conseillers de l’ADQ cherchent à rafraîchir leur stratégie électorale. Depuis le déclenchement des élections, leur chef semble désorienté, ne sachant pas sur quel clou il doit frapper pour rejoindre la population. Hier après-midi, on a pu constater le fruit de leurs réflexions. Lors d’une assemblée militante à Québec, l’ADQ a invité l’ancienne juge Andrée Ruffo à prononcer un discours sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur: la famille. Elle se joint au discours populiste en lançant: « Je crois encore aux familles. Ce n’est pas vrai que c’est l’État qui donne de l’amour aux enfants… ».

Voilà un double discours directement inspiré du Parti Républicain et du Parti Conservateur. Dans une même phrase, on rend gloire à la famille et on en profite pour identifier l’état comme une grosse bibitte qui devrait se retirer complètement des programmes sociaux. Voyons donc… Pauline Marois et Françoise David n’ont jamais dit que l’état devait donner de l’amour aux enfants! Toute l’idée derrière le programme des CPE est de soutenir les québécoises et les québécois qui tentent de concilier le travail et les obligations familiales… L’apparition des CPE fait suite à des années de luttes et de revendications menées par les regroupements de femmes et par des groupes communautaires.

Dans la tradition de George W. Bush et de Stephen Harper, voilà donc la dernière idée des stratèges de l’ADQ: encadrer le débat autour de la famille dans un modèle patriarcal. Il semble évident pour eux que les mamans doivent rester à la maison pour prendre soin des petits. Et Mario Dumont de préciser cette approche en lançant « avec l’ADQ, c’est un enfant, une place au soleil. Pas d’oubliés… » Cette phrase ne vous rappelle pas le slogan de George W. Bush en 2004: « No child left behind… »?

La mission des services gouvernementaux n’est pas de régler les problèmes reliés au démantèlement des familles. Les CPE existent pour faciliter le quotidien des citoyennes et des citoyens du Québec. L’augmentation du taux de divorce n’a rien à voir avec l’état. Regardez plutôt du côté de mode de vie imposé par notre société de consommation…

Le droit d’exister d’un parti progressiste

Les québécois devraient décider par eux-mêmes s’il est pertinent de compter Québec solidaire dans le paysage politique. Cette formation politique émergente, rassemblant des québécois et des québécoises de tous les horizons, doit faire preuve de créativité afin de se tailler une petite place dans cette campagne électorale. La formation de Françoise David et d’Amir Khadir ne pouvait pas enclencher des dépenses avant le lancement officiel de la campagne électorale, confirmé par la visite du premier ministre chez le lieutenant-gouverneur. Les trois « grands » partis ont commencé à se préparer à ces élections des jours, voire des semaines avant son lancement. Déjà, dans la nuit du 6 décembre, leurs pancartes étaient montées aux pôteaux. Leurs autobus étaient prêts à silloner les routes du Québec. Les locaux étaient loués, les lignes téléphoniques activées.

Le jeudi 6 novembre au matin, l’équipe électorale de Québec solidaire enclenchait ses activités pour démarrer sa campagne. À l’exception des priorités reliées aux circonscriptions des deux porte-parole, il fallait compter une dizaine de jours pour concevoir et mettre en place tous les services qui permettent de soutenir les associations locales d’un bout à l’autre du Québec. Contrairement aux trois autres partis, qui profiteront des 33 jours de campagne, cette jeune formation politique devra se contenter de trois semaines pour se faire connaître et prendre sa place dans le débat.

De plus, les médias semblent être complices dans ce jeu inadéquat en minimisant la portée de Québec solidaire. Selon l’analyse d’Influence Communications, Qs récolte un maigre 2% de la couverture médiatique alors que les trois partis principaux occupent entre 25% et 45% de l’espace. On dira que Françoise David récolte une couverture reliée aux intentions de vote… Mais comment les électeurs peuvent-ils se faire une meilleure idée si la couverture médiatique est si maigre? Dans les médias principaux, on ne parle presque plus de Qs. On ne parle que des trois partis qui siègent actuellement à l’assemblée nationale et ce, même si Qs tient des conférences de presse quotidiennes et maintient un site web qui est rafrâchi plusieurs fois par jour.

De plus, comme Pauline Marois et Jean Charest refusent d’inviter Françoise David au débat des chefs, les québécois ne pourront pas se faire une opinion par eux-mêmes. C’est l’ensemble du Québec qui est pénalisé par l’absence de Mme David à ce débat. À mon avis, il serait extrêmement rafraîchissant de l’entendre. Ça court-circuiterait l’homogénéité du discours actuel. La présence de Mme David permettrait à une portion de la population de se faire entendre.

Et que penser de la campagne de salissage envers Qs qui nous ramène dans l’ère du maccartisme, en identifiant le parti comme une formation d’extrême-gauche? C’est vraiment mal connaître cette formation politique. Comment expliquer qu’un journaliste du Devoir, qui semble admirer le travail de Ségolène Royal, puisse salir la réputation du seul parti progressiste au Québec?

La force d’une couleur à la mode

Depuis la campagne électorale de 2007, on assiste à un nouveau phénomène sur l’échiquier politique: l’attrait que peut procurer l’utilisation d’un mot: vert. Les derniers sondages indiquent que le Parti Vert obtiendrait 7% des intentions de vote. N’est-il pas extraordinaire que ce parti, qui n’a pratiquement aucune structure, attire la sympathie des électeurs grâce à la couleur qui enrobe son nom? S’il y avait un Parti Bleu, grand défenseur de la qualité de l’eau, profiterait-il également d’un succès mystérieux?

Depuis que le nouveau chef du Parti Vert, M. Guy Rainville, a refusé de s’allier à Québec solidaire afin de permettre aux deux partis de se tailler une place au soleil, j’ai moins de respect pour cette jeune formation politique. Ils savent très bien que les deux porte-parole de Qs ont de bonnes chances de gagner leurs sièges dans les circonscriptions de Gouin et Mercier. Invité à ne pas présenter de candidats dans ces deux comtés et d’identifier les endroits où Qs aurait appliqué la même stratégie, M. Rainville a déclaré « …nous avons décidé de ne pas céder les deux comtés à Québec solidaire. » Comme s’ils avaient une chance de remporter ces deux circonscriptions…

C’est ce que je retiens de ces premiers jours de la campagne électorale: discours populiste de Mario Dumont, non-respect de la démocratie de la part des médias, de Jean Charest et Pauline Marois ainsi qu’un opportunisme malsain de la part du Parti Vert. Mais nous travaillerons d’arrache-pied pour faire connaître la plate-forme de Qs et de faire avancer les idées progressistes.

Illustration: Artocular – Flickr

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