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Posts Tagged ‘libertariens’

Touches pas à ma retraite!

Posted by lutopium sur 21 mai 2009

Ce billet est publié simultanément sur le blogue collectif “Les 7 du Québec”. Vous êtes invités à laisser vos commentaires sur ce site.

Il me semble que la très grande majorité des québécois espèrent prendre leur retraite vers l’âge de 65 ans afin de profiter de quelques années de repos et investir leur temps comme bon leur semble. Je n’ai jamais entendu quiconque proposer que ce concept soit aboli et qu’on soit forcé de travailler jusqu’à la fin de nos jours. Évidemment, les autonomistes et les libertariens nous diront que les gouvernements n’ont rien à voir avec un tel système, que les gens peuvent se débrouiller tout seuls et avoir une confiance inébranlable envers nos financiers modernes pour leur assurer un revenu « décent » à la retraite… On voit ce que ça donne lorsqu’un gouvernement libéral exige que l’instance qui est responsable de protéger les avoirs de sa population se tourne vers un modèle spéculatif où l’erreur est banalisée et les résultats à la merci des lois naturelles du marché.

Administré par la Régie des Rentes, le système québécois est ce qui se rapproche le plus d’un revenu de citoyenneté. Même s’il ne parvient pas à combler les besoins essentiels et enrayer la pauvreté, le régime québécois, par exemple, permet aux citoyens qui ont gagné un salaire moyen (environ $30,000 aujourd’hui) tout au long de leur vie active de toucher une rente annuelle d’environ $18,000. Ce montant inclut le programme canadien de la sécurité de la vieillesse et le supplément de revenu garanti. Idéalement, la rente annuelle devrait être supérieure au seuil de la pauvreté mais le concept demeure une mesure essentielle.

Évidemment, les plus fortunés d’entre nous toucheront des revenus en provenance de placements privés et d’autres auront accès à un fonds de pension relié à leur emploi. Cependant, on le voit depuis quelques mois, la spéculation boursière, le manque de rigueur et la déresponsabilisation des entreprises face aux caisses de retraite n’est pas très rassurant pour les travailleurs qui aspirent à une vie « décente » lorsque le temps aura enfin sonné. Si on se fie au chroniqueur Claude Chiasson du Devoir, cette décence se chiffre à $60,000 par année et l’on doit avoir accumulé une fortune de plus de $300,000 pour y accéder.

Nos aristocrates québécois n’hésitent pas à se voter des fonds de retraite douillets afin d’assurer leur capacité à conserver leur mode de vie luxueux tout en protégeant leur héritage familial. Certains d’entre eux ont accumulé différentes sources de revenus en passant par la vie publique (hauts fonctionnaires, députés, ministres) et par l’entreprise privée. Il est fort probable que le nouveau président de la Caisse de dépôt du Québec ait droit à des chèques du Gouvernement du Canada, du Canadien National et de Bell Canada. Pas surprenant que M. Sabia se soit enduit de noblesse en refusant la pension annuelle de $235,000 de son nouvel employeur…

Le Gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt ont la responsabilité de sécuriser la caisse de retraite des québécois et de permettre à tous les citoyens de recevoir une rente qui leur permettra de subvenir à leurs besoins essentiels. La nonchalance de certains pourraient forcer l’état à repousser l’âge de la retraite à 67 ans. Les québécois n’ont pas seulement perdu 40 milliards, ils ont perdu deux ans de repos. Pendant ce temps, nos aristocrates versent une petite larme et jouent au golf. Dans leur club privé

Photo: Linda Z. – Flickr

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La droite québécoise et les syndicats

Posted by lutopium sur 19 mars 2009

Ce billet est publié simultanément sur le blogue collectif « Les 7 du Québec ». Vous êtes invités à laisser vos commentaires sur ce site.

Suite aux récents déboires de la FTQ Construction, les partisans de la droite et du libre-marché n’ont pas raté l’occasion de discréditer le syndicalisme en l’associant au crime organisé, allant même jusqu’à présumer que toutes les centrales sont reliées à la mafia… Utilisant sa rhétorique néolibérale habituelle, le blogue libertarien Le Québécois Libre profite de l’occasion pour transmettre encore une fois le message de ses maîtres: « …ce qui distingue les syndicats des organisations criminelles est que les premiers disposent de privilèges légaux considérables pour légitimer leurs actions, mais la méthode est essentiellement la même…. La violence et le vol font intrinsèquement partie des méthodes syndicales…» On fait encore une fois dans le plus grand des délires.

Aucune nuance n’est apportée dans les nombreux billets parus sur les blogues de droite. Selon eux, tous les syndicats utilisent des méthodes doûteuses et ne cherchent qu’à protéger leurs intérêts, allant jusqu’à s’associer avec les organisations criminelles de Montréal. À les entendre, ce sont les syndicats qui cherchent à tisser des liens avec le crime organisé et non le contraire. Tout le monde est coupable. On va même jusqu’à ressortir le squelette d’André Desjardins pour argumenter le tout…

Personnellement, et ce même si je n’ai jamais été syndiqué, j’appuie inconditionnellement le droit d’association des travailleurs . Nous en avons fait du chemin depuis le 1er mai 1886 où les travailleurs de Chicago ont obtenu la journée de travail de huit heures après une grève qui a mobilisé 300,000 personnes. Même si des militants furent arrêtés et condamnés à mort (quatre d’entre eux furent pendus), le mouvement syndical ne s’est pas laissé intimidé et a poursuivi sa lutte afin d’établir un équilibre dans les négociations avec les patrons.

Au Québec, le patronat s’est doté de plusieurs associations et lobbies afin d’établir un rapport de force avec les donneurs d’ouvrage, particulièrement les services publics. Chambres de commerce, Conseil du Patronat et quelques think tanks bien financés leur permettent d’influencer les dépenses et les attributions de contrats. Si les patrons ont le droit d’unir leurs forces tout en contrôlant directement ou indirectement la majorité des médias d’information, pourquoi les travailleurs n’auraient-ils pas accès à ce droit fondamental?

Évidemment, pour la nouvelle classe néolibérale, les syndicats sont un obstacle au développement économique, à l’augmentation des profits et à l’enrichissement de quelques privilégiés. Faudrait m’expliquer pourquoi de simples citoyens québécois n’hésitent jamais à appuyer nos entrepreneurs sans réserve tout en rejetant toute idée de rassemblement des travailleurs. Si j’utilise le même raisonnement que celui présenté par ces blogueurs réactionnaires, il faudrait peut-être songer à fermer les firmes de courtage financier, les banques et certaines entreprises. Car, ces temps-ci, les fraudeurs et les tricheurs se retrouvent beaucoup plus de ce côté que dans les centrales syndicales… Ce n’est pas parce que quelques individus assoifés de quelques dollars et d’une vie de pacha sur un yatch qu’il faut discréditer l’ensemble du mouvement syndical. Croyez-vous vraiment que l’Ordre des Infirmières, le syndicat des techniciens de Bell Canada et celui des journalistes de Quebecor sont parrainés par la mafia?

D’ailleurs, n’oubliez pas que ce sont des journalistes syndiqués d’une entreprise publique (Radio-Canada) qui ont dénoncé les agissements des dirigeants de la FTQ Construction. Même s’il semble évident que l’organisation connait des problèmes innacceptables, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain.

Photo: murilo – Flickr

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L’adéculte du chef

Posted by lutopium sur 13 février 2009

Comme tout bon parti politique, l’Action Démocratique du Québec cherchera à profiter au maximum de la couverture médiatique que procure une course à la chefferie. Les journalistes n’hésitent pas à couvrir ce genre d’évènement politique et les faits saillants sont diffusés en direct sur les chaînes d’information continue. Une course à la chefferie permet également à des aspirants inconnus du public de se faire connaître tout en espérant en retirer quelques graines de popularité.

Avec le départ de Mario Dumont, le parti qui porte encore officiellement son nom est à la recherche de son nouveau porte-parole. Certains militants invitent à la patience en rappelant que les membres doivent tout d’abord établir les règles de la course alors que d’autres souhaitent que les activités soient lancées le plus rapidement possible.

David Chrétien, militant adéquiste de longue date et un des blogueurs adéquistes les plus actifs, souligne que « …contrairement au PLQ et au PQ, le parti n’a jamais vécu de course à la chefferie. Donc, il n’y a pas de règles déjà établies à cette fin… ». Actuellement, le juriste Marc-André Gravel est à rédiger les propositions qui viseront à modifier les stauts du parti afin de permettre cet exercice démocratique. Ces propositions devront probablement être entérinées par le prochain conseil national de l’ADQ et c’est alors que nous connaîtrons l’échéancier ainsi que les modalités reliées aux candidatures. Est-ce que les militants exigeront un prix d’entrée pour la course? L’idée est lancée: « …les principaux successeurs éventuels à Mario Dumont ont tous entendu parler d’une somme variant de 20,000 $ à 25,000 $ à verser au parti pour avoir l’opportunité d’être de la course… », comme le souligne le journaliste Simon Boivin du quotidien Le Soleil. La direction du parti ne semble pas tout à fait au courant de la chose. Le nouveau directeur-général de l’ADQ, Simon-Pierre Diamond, réagissait à la nouvelle en déclarant: « …j’ai entendu ça moi aussi. Ce sont des discussions que nous avons (sic)… »

Je me doutais bien que l’ADQ vit actuellement des problèmes financiers. C’est l’impression que je partageais déjà dans un billet publié le 20 janvier dernier. L’état des choses a été confirmé par le député Éric Caire dans une entrevue qu’il accordait cette semaine où il chiffrait la dette du parti à $600,000. Cette situation précaire pourrait peut-être expliquer cette taxe pour les candidats intéressés par la course à l’investiture du parti. Avec cinq ou six candidats, on pourrait récolter plus de $100,000, ce qui permettrait de financer une fin de semaine à la hauteur de l’évènement. Si cette course à la chefferie se tiendrait la semaine prochaine, les candidats en lice seraient: Éric Caire, Claude Roy, François Bonnardel, Sébastien Proulx (autorisation du cabinet Heenan Blaikie requise), Stéphane Gendron (peu probable), Joanne Marcotte, Christian Lévesque et Richard Merlini. Il y aurait peut-être des surprises.

Certaines personnalités québécoises ont été approchées afin de donner un peu de piquant à la succession de Mario Dumont. Elles ont cependant toutes refusé le défi. Malgré les honnêtes efforts des militants, Michel Kelly-Gagnon (ancien président du conseil du patronat), Maxime Bernier, Marie Grégoire, Gérard Deltell et Paul-Daniel Muller (ancien directeur-général de l’IEDM) ont tous décliné l’invitation. Au grand dam de ses membres, l’ADQ a du mal à rassembler les forces de droite et à se donner un second souffle. Le blogueur Suburbain Lucide résume bien la situation:

« …Les adéquistes doivent d’abord faire le deuil de leur chef, mais aussi de celui du culte du chef. Il est impératif pour les militants adéquistes d’apprendre à s’approprier leur parti, et que la parole du chef n’est pas parole d’Évangile. Les militants devront apprendre à contrôler leur parti afin de faire valoir leurs opinions, et apprendre à lutter contre les cliques et les individus qui profitent du manque de vigilence des membres pour s’approprier le parti…  Pour justement avoir à se débarasser des pommes pourries qui se servent de l’ADQ pour faire avancer leur agenda personnel, les miltants adéquistes devront prendre plus de place dans la structure du parti. La constitution du parti n’a jamais prévu les mécanismes d’une course à la chefferie, c’est pas peu dire! »

L’Action Démocratique fait face à son plus grand défi: sa raison même d’exister après le départ de Mario Dumont. Il n’en tient qu’aux membres. Ce parti est la seule formation politique dans laquelle les québécois qui désirent une réduction de la taille de l’état, d’allègements fiscaux, du libre-marché, de la disparition des syndicats, de l’autonomie des écoles, des soins de santé privés – bref de la droite économique et politique, de se regrouper et de formuler des revendications. Ils ne semblent pas se retrouver dans les structures et les propositions du parti Libéral. Les prochains mois seront donc cruciaux pour les militants qui désirent poursuivre le travail. Terminons ce tour d’horizon en reprenant un texte de Martin Masse, publié après la défaite de l’ADQ en 2003:

« On s’illusionne en pensant que c’est un parti politique qui réussira à faire avancer les idées libertariennes au Québec. Si l’on devait représenter de façon schématique l’histoire des positions philosophiques de l’ADQ, on verrait une courbe en zigzag faisant parfois quelques spirales dans les moments d’intense confusion, pour aboutir dans une immense zone noire représentant le vide actuel, ou si l’on veut l’état post-électoral dépressif du pauvre p’tit Mario.

Un gouvernement adéquiste n’aurait probablement enclenché aucune réforme radicale ni réduit la taille de l’état de façon notable. Son amateurisme et l’inexpérience de ses membres auraient entravé sa capacité de gouverner. Mais c’est bien sûr le « néolibéralisme » qui aurait alors été désigné comme la source de cette débâcle, plutôt que l’incapacité de ce gouvernement à vraiment s’attaquer à l’étatisme. Les espoirs immenses qui auraient été investis dans cette jeune équipe auraient été immanquablement déçus.

Mieux valait se débarrasser tout de suite de ces girouettes confuses. C’est bien dommage pour ceux qui voulaient vraiment changer les choses et qui ont cru pouvoir le faire avec ce véhicule. Mais j’ai bien peu de sympathie pour des gens assez naïfs pour s’embarquer dans une telle galère, et qui se refusent à comprendre que la politique est un jeu irrationnel, implacable, en plus d’être par définition un jeu d’étatistes… »

Illustration: nhuthuypro – Flickr


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Le grand cirque de la république

Posted by lutopium sur 4 septembre 2008

Tout congrès d’un parti politique doit prévoir quelques activités pour divertir ses délégués.  Comme ils assistent à des réunions et à des séances de formation tout au long de la journée, les participants doivent pouvoir se défouler et s’imprégner des doctrines du parti, le tout dans une ambiance décontractée.  Mercredi dernier, les organisateurs de la convention républicaine leur ont préparé une soirée inoubliable, comme seuls Barnum & Bailey pouvaient l’imaginer.

Tout a commencé avec la visite de l’ex-présidente de Hewlett Packard, Mme Carly Fiorina.  Celle qui fut désignée par Forbes comme une des femmes d’affaires les plus influentes de la planète, leur a rappelé que seul le parti républicain est en mesure de faciliter le démarrage d’entreprises et la création d’emplois.  Imprégnée de valeurs libertariennes, elle a fait la promotion de l’amaigrissement de l’appareil gouvernemental et d’une réduction maximale des impôts.  Un exercice d’acrobatie assez exceptionnel lorsqu’on se souvient que c’est Mme Fiorina qui a coupé 7,000 emplois chez HP en 2002,  qu’elle n’a jamais hésité à impartir des fonctions dans des pays lointains – là où la main-d’œuvre est bon marché – et qu’elle a déjà demandé au gouvernement américain de financer les efforts de recherche et de développement de l’industrie informatique américaine…

Par la suite, les partisans ont eu le plaisir de voir et entendre le millionnaire Mitt Romney.  C’est le maître de l’illusion.  Malgré son antipathie face au capitaine McCain, il essaie de faire croire à la foule en délire qu’il le supporte incontestablement.  Dans son discours, il tente d’attirer la sympathie en appelant les spectateurs à se révolter contre l’establishment de la Nouvelle-Angleterre.  Il exige que le peuple vote pour son parti afin d’éviter l’arrivée de Big Brother.  On devine les astuces assez rapidement lorsqu’on se rappelle que M. Romney a réussi à accumuler une fortune de plusieurs centaines de millions de dollars dans une firme d’investissement de Boston.  Pour ce qui est de la référence au personnage de 1984, il s’est probablement inspiré des mesures du Patriot Act, imposé au peuple américain par l’actuel chef de son parti, George W. Bush…

Tout bon cirque doit avoir son clown.  Se pointe alors Rudolph Giuliani…  Il fait tout de même preuve d’un humour subtil en accusant ses adversaires de ne pas avoir parlé de la tragédie du 11 septembre 2001 lors de leur convention.  Il suggère également qu’il est grand temps de ranimer la guerre froide avec les russes et d’appuyer Israel sans aucune condition ni aucune considération envers le peuple palestinien.  Peut-être était-il sérieux après tout?

Le spectacle ne pouvait être complet sans le traditionnel numéro du fil de fer.   Voilà que s’élance la nouvelle vedette du cirque, inconnue du public, n’exigeant même pas de filet pour la capturer dans le cas d’une chute.  Son but est simple : court-circuiter l’arrivée de Barack Obama en minimisant son passé de travailleur social.  Répétant la grande prière libertarienne, Sarah Palin vante le mérite individuel et la sacro-sainte liberté américaine qui permet à tous les citoyens de pouvoir se lancer en affaires.  Pourtant, bon nombre de ses concitoyens ont été forcés à fermer boutique suite à l’arrivée de Wal-Mart dans leurs petites villages ruraux.  Grâce à son approche « pitbull », elle a permis à son fils de jouer au hockey et d’aller en Irak afin de défendre les intérêts de la nation avec la grande armée américaine.  Même si elle prône elle aussi la disparition de plusieurs services gouvernementaux, elle assure aux parents d’enfants handicapés qu’elle sera leur alliée si elle atteint la Maison Blanche.  Même si elle promet la réduction des dépenses de l’état, elle propose de construire un pipeline afin de transporter le pétrole de l’Alaska vers le cœur de l’Amérique.

L’éléphant semble plus imbécile qu’il ne l’était lors du spectacle de 2004…

Illustration: MatiLou – Flickr

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Julie Couillard et le cynisme politique

Posted by lutopium sur 1 juin 2008

On croyait que le spectacle donné par la commission Gomery donnerait la leçon aux politiciens et aux organisateurs politiques.  Comme beaucoup de québécois et canadiens, j’étais convaincu que la vie politique serait un peu plus calme, voire dénudée de ses scandales après le départ de Jean Chrétien et de Paul Martin.  Pendant un moment j’ai cru au sérieux des nouveaux arrivants qui semblaient déterminés à imposer une bonne gestion des finances, des attributions de contrats en règle, et une tonne de bonnes intentions…  Ai-je également le souvenir de conservateurs arrogants envers les journalistes et les fonctionnaires, exigeant la saine gouvernance des institutions politiques et de l’appareil gouvernemental?  Les nouveaux conservateurs canadiens, rejetons du parti de la réforme, grands défenseurs des droits familiaux et des libertés individuelles sont-ils en train de réaliser que l’ambition personnelle, les fausses raisons et même la corruption sont toujours attirés par le pouvoir, peu importe la couleur du parti?

Je lisais Martin Masse sur son blogue Le Québécois Libre qui décide de prendre la défense de Maxime Bernier – peut-être inspiré d’un sentiment de confrèrerie iedmiste – en nous rappelant que certains considèrent qu’il a été un bon ministre de l’Industrie.  Que grâce à lui, l’industrie de la téléphonie est maintenant plus concurrentielle et profite aux consommateurs.  C’est bien peu devant toutes les gaffes qu’il a accumulé comme ministre des Affaires Extérieures.  Non, on ne peut excuser une série de maladresses comme l’affaire du Jos Louis, se tromper sur le nom d’un président, un manque de vigilence flagrant sur son entourage immédiat ou en s’impliquant dans les affaires internes de l’Afghanistan comme un amateur.  C’est peut-être un gars fort sympathique et compétent dans certains domaines mais il doit maintenant avouer qu’il aurait pu faire mieux.  S’il ne se sentait pas à l’aise avec la diplomatie internationale, il se devait d’en informer Stephen Harper.  Si M. Bernier a pensé à le faire, le blâme revient également au premier ministre, même si l’intention était de séduire les québécois.

Messieurs les politiciens, svp remettez un peu d’ordre dans la cabane.  Les citoyens commencent à en avoir ras le bol de cette politicaillerie.  Vous nous demandez d’être plus productifs, mieux organisés et plus respectueux…  Montrez l’exemple!  Reprenez vos esprits.  Vous avez tout l’été devant vous!

Photo: andertoons – Flickr

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Un projet rassembleur pour Alexis

Posted by lutopium sur 8 mai 2008

Il m’arrive régulièrement de me faire identifier comme un étatiste, un gogauchiste et même un gérant d’estrade.  Récemment, un personnage se présentant sous le pseudonyme de Tenace, me lançait : « …on critique, on attaque, on choisit judicieusement « un » cas que l’on monte en épingle pour mieux le vilipender mais surtout, on se garde bien de proposer une alternative crédible. »

C’est bien mal me connaître.  Je ne sais pas pourquoi le blogueur Davidg, connu maintenant comme l’Anarcho-pragamatiste, ne cesse de me traiter également d’étatiste, comme si j’étais obsédé par l’existence même du gouvernement et que sans ses structures et ses services, je serais complètement perdu.  Je ne sais pas pourquoi, les libertariens et certains anarchistes semblent convaincus que l’entreprise privée traiterait mieux les citoyens dans un monde où le libre-marché et la primauté des libertés individuelles seraient maîtres et roi…

Je commence à en avoir marre de ces étiquettes qui sont utilisées à outrance et qui finalement, n’amènent rien au débat des idées.  Bien oui, je suis de gauche, à défaut d’être de droite ou de choisir le confort du centre.  Je ne suis pas communiste, je crois comme vous que Staline était fou allié et que les cubains ont également droit à plus de liberté. 

Ceci étant dit, j’aimerais répondre aujourd’hui à l’invitation lancée par Alexis St-Gelais où il demande aux blogueurs politiques de lancer « un projet d’envergure que nous aimerions voir se réaliser au Québec ».  J’en ai trois comme ça, les voici :

Projet politique :

Il est grand temps que le Québec modifie le système électoral.  La méthode actuelle, héritée de notre domination britannique, ne permet pas aux nouvelles idées politiques de faire leur place dans les débats.  Les partis alternatifs comme le Parti Vert du Québec et Québec solidaire ne sont plus des phénomènes marginaux.  Aux dernières élections provinciales, c’est près de 300,000 québécois – soit plus de 7% des votes, qui ont appuyé ces deux formations politiques.

Tous les partis politiques ont exigé le passage vers un mode de scrutin de type proportionnel.  Ça fait plus de quarante ans que le Parti Libéral et le Parti Québécois débattent de cette possibilité.  Comme le nous rappelle Paul Cliche dans le livre Libérer les Québecs, « Le premier ministre Lévesque, lui, avec son franc parler, ne s’était pas gêné, en 1972, pour qualifier le mode de scrutin actuel de démocratiquement infect ».  À une époque pas tellement lointaine, Mario Dumont exigeait lui aussi la révision de la méthode actuelle afin de permettre aux nouveaux partis d’accéder à l’Assemblée Nationale.  Le ministre des affaires intergouvernementales, M. Benoit Pelletier, allait encore plus loin, en publiant une lettre dans le quotidien Le Soleil – quelques semaines avant un projet de loi qui devait aller dans ce sens, où il mentionnait : 

 « Ceux qui auront à changer le plus leurs pratiques au cours de cette évolution, ce ne sont pas les citoyens, mais bien les partis politiques. Le citoyen ne pourra que sortir gagnant de ce genre d’exercice, puisqu’il aura la certitude que son vote comptera et que sa volonté sera mieux considérée. Si cette volonté entraîne des gouvernements de coalition dans certains cas, il incombera alors aux partis et non aux citoyens de s’ajuster. Leur survie dépendra de leur capacité de s’adapter et de travailler ensemble. »

Projet pour l’économie et l’environnement

J’aimerais tout simplement reprendre ici une idée que j’ai lancée le 18 janvier dernier où je suggèrais l’implication du Québec dans la construction de petits véhicules électriques :

Lors du salon de l’automobile de Montréal, le groupe français Dassault a présenté la toute nouvelle version de sa voiture électrique Cleanova. Le moteur a été conçu par TM4, une filiale d’Hydro-Québec qui a commandé quelques véhicules l’an dernier.

Ça fait des années qu’on entend parler de ce projet et, finalement que le produit est commercialisé, le Québec n’est pas dans la course. Le lancement d’une usine de fabrication de voitures électriques à 100% serait le type de projet mobilisateur où le talent et la détermination rassembleraient les québécois. Serait-il permis de penser que des entreprises comme Bombardier, Prévost et Hydro-Québec puissent s’associer avec Dassault pour construire une voiture électrique au Québec… abordable, même sans contribution gouvernementale? Ça nous ferait un p’tit retour sur investissement! Ça nous aiderait à atteindre les objectifs de réduction des GES.

Une idée comme celle-là est probablement irréalisable ici au Québec, me direz-vous. Manque de liquidités? Ingérance gouvernementale? Forces naturelles du marché s’opposant au moteur électrique? Main-d’œuvre trop dispendieuse? Climat? Marché?

On dit souvent que les citoyens sont opposés aux grands projets. Personnellement, j’aimerais bien entendre des idées nouvelles de la part de nos entrepreneurs. Ça ferait changement des ventes d’entreprises et des restructurations…

Invitation aux québécois

Finalement, j’aimerais lancer une invitation toute simple à tous les québécois et québécoises…  Vous êtes fiers de votre identité?  Vous voulez crier haut et fort que vous tenez à la survie de la langue française en Amérique du Nord?  Ça vous écoeure d’entendre Michaëlle Jean dire des conneries, rabaisser notre culture et la voir se comporter comme une esclave de service pour Stephen Harper?

Alors rendez-vous en grand nombre aux festivités du 400ème anniversaire de la ville de Québec cet été.  Empêchez Josée Verner et les opportunistes conservateurs voler notre fête pour la tourner en exercice de propagande canadienne.  Démontrez au reste du monde qu’une fête nationale c’est plus que le marketing destiné à remplir les hôtels et engraisser les restaurateurs.

Photo: vanou – Flickr 

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L’industrie pharmaceutique est malade

Posted by lutopium sur 28 janvier 2008

Il y a une dizaine de jours, le réputé New England Journal of Medicine déclarait que les études scientifiques ne font aucune mention de presque la totalité – 89% – des résultats négatifs obtenus en laboratoire. Dans l’édition du Devoir du 18 janvier dernier, on reprennait la nouvelle et on nous rappelait que « … les antidépresseurs ne seraient pas aussi efficaces que ce qui est rapporté dans la littérature scientifique, où ne sont publiées en général que les études ayant abouti à des résultats favorables au médicament… ». Les manufacturiers sont montrés du doigt, les impacts sont considérables : « …il s’agit d’une forme de désinformation trompeuse qui peut inciter les cliniciens à prescrire en toute confiance un médicament alors qu’ils devraient demeurer très vigilants… ». Les experts de la Food and Drug Agency ne sont pas les seuls coupables dans cette néglicence. Est-il nécessaire de rappeler que les lobbyistes du monde pharmaceutique ont une très grande influence auprès de l’agence de réglementation? Entre 1997 et 2002 seulement, le monde pharmaceutique et médical a dépensé près d’un demi-milliard de dollars en activités de lobbying à Washington…

Du même coup, la Commission européenne a lancé cette semaine une enquête sur les grands laboratoires pharmaceutiques « …soupçonnés d’entraver la concurrence afin de retarder la commercialisation de produits novateurs et génériques. L’enquête vise à déterminer si les entreprises n’ont pas outrepassé l’interdiction faite par le traité, de pratiques commerciales restrictives. Sont notamment visés les règlements de litiges liés aux brevets. L’enquête vise également à s’assurer qu’aucun obstacle artificiel à l’entrée sur le marché, n’a été érigé. La commission soupçonne enfin l’utilisation abusive des droits de brevet, par des procédures contentieuses passibles d’un abus de position dominante.».

Pendant ce temps au Québec, les grands défenseurs du libre-marché ne cessent d’exiger l’amaigrissement de l’état et le transfert de la réglementation du commerce directement vers l’entreprise privée. Certains penseurs de la droite croient effectivement que le marché peut se surveiller lui-même et apporter des normes qui encadreraient judicieusement les activités du commerce libre. Un des invités au débat sur la pertinence du mouvement de gauche, diffusé le 11 janvier dernier à Télé-Québec, n’est jamais à cours d’arguments pour défendre une économie forte et responsable, complètement autonome devant un état réduit au maximum. Sur les pages du blogue libertarien « Le Québécois Libre », M. Martin Masse affirme que « …ce contrôle étatique a toujours été inefficace… les bureaucrates planificateurs n’ont tout simplement pas à leur disposition toutes les informations dispersées dans l’esprit de millions d’acteurs économiques qui leur permettraient de prendre les décisions appropriées… »

C’est justement ce que la Commission européenne et le plus grand journal médical reprochent à l’industrie pharmaceutique : le manque de transparence. On imagine fort bien l’importance des excès si les agences publiques ne seraient pas impliquées dans le processus de certification et de mise en marché des médicaments! C’est de la santé des citoyens dont il est question ici, pas de distribution de spiritueux ou de billets de loterie!

Les enjeux économiques autour de cette industrie sont plus grands que nature. Depuis plusieurs années, les grands manufacturiers avalent les plus petits et on ne sait pas quand va s’arrêter la vague de fusions des principaux laboratoires. Si ça continue comme ça, il ne restera que deux ou trois grands joueurs qui contrôleront la presque totalité des brevets pharmaceutiques! On me répondra peut-être que cette industrie occupe une place privilégiée dans l’industrie boursière, car elle génère – année après année – des profits faramineux qui font le bonheur des investisseurs. Je veux bien croire qu’il faut créer de la richesse, mais lorsqu’une industrie aussi importante que celle-là ne semble pas se précoccuper des effets néfastes de ses produits ou qu’elle ne veut pas coopérer à la distribution de médicaments dans les pays en voie de développement, il est primordial que les gouvernements s’en mêlent! Grâce à ses profits extraordinaires, l’industrie pharmaceutique contribue à faire fructifier les avoirs de ses dirigeants et des grands investisseurs, mais la rationalisation de ses opérations n’apportent absolument rien à la richesse collective. Est-il normal que les profits de 10 entreprises pharmaceutiques équivalent ceux dégagés par les 500 plus grandes compagnies américaines? Des dizaines de milliers d’emplois ont disparu depuis les dernières années et pendant ce temps, les dirigeants s’en mettent plein les poches : en 2002, le président de Bristol-Myers-Squibb récolte un salaire de 75 millions et celui de Wyeth empoche 40 millions. Les travailleurs et les citoyens n’y gagnent absolument rien.

Il est vrai, comme le fait remarquer à plusieurs reprises M. Masse dans ses nombreux textes que, comme plusieurs militants de la gauche, je ne suis pas un expert en économie et des lois du libre-marché. Mais j’en connais suffisamment pour être très inquiet du comportement des entreprises pharmaceutiques et je suis convaincu que des instances neutres, dirigées adéquatement par les gouvernements, doivent surveiller et règlementer les activités de ce secteur. Je ne comprend pas pourquoi on rejette l’idée de Pharma-Québec du revers de la main. Comment peut-on être contre le principe de négocier avec les manufacturiers de médicaments afin de réduire les coûts du système de santé?

Comme le mentionnait l’économiste John Kenneth Galbraith en s’adressant aux disciples de Milton Friedman : « …nous vivons une époque où les allégations d’incompétence publique vont de pair avec une condamnation générale des fonctionnaires, à l’exception, on ne le dira jamais assez, de ceux travaillant pour la défense nationale. La seule forme de discrimination toujours autorisée – pour être plus précis, encore encouragée – aux Etats-Unis est la discrimination à l’endroit des employés du gouvernement fédéral, en particulier dans les activités relevant de la protection sociale. Nous avons de grandes bureaucraties d’entreprises privées, regorgeant de bureaucrates d’entreprise, mais ces gens-là sont bons. La bureaucratie publique et les fonctionnaires sont mauvais… »

J’imagine que M. Galbraith n’y connaît rien en économie de marché…

La version originale de cet article a été publié sur Un Homme En Colère et Cent Papiers.

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Je lève mon verre à Dan Bigras

Posted by lutopium sur 12 janvier 2008

Je ne suis pas un grand fan de l’émission « Il va y avoir du sport ». Je ne passe pas beaucoup de temps devant le téléviseur de toutes façons. Mais je ne voulais pas manquer l’épisode d’hier soir à Télé-Québec car on y présentait un « débat » qui a suscité mon intérêt: « la gauche est-elle démodée? ».

Dans le coin gauche, le professeur en économie à l’UQAM, Gabriel Sainte-Marie, me rappelait ces animateurs d’assemblées de cuisine des années 70. Des phrases chocs, des clichés, et il s’est fait « ramassé » lorsqu’il a parlé du problème des hypothèques aux États-Unis. M. Sainte-Marie est probablement plus doué à l’écriture qu’aux discours… Amir Khadir n’était pas à la hauteur, loin de sa performance à « Tout le monde en parle » l’an dernier. Les deux pugilistes de gauche n’ont pas été en mesure de bien affronter leurs adversaires, incapables d’adapter leurs répliques. Les arguments étaient faibles, manquaient de profondeur et rataient la cible la plupart du temps.

De leur côté, les représentants de la droite démontraient un certain calme. La stratégie de Michel Kelly-Gagnon du Conseil du Patronat a bien fonctionné, signe d’un homme d’affaires qui a l’expérience des débats et des discours. Il s’est montré ouvert au courant de gauche en suggérant que ce mouvement se modernise et s’adapte aux réalités du marché. Signe des temps, il a utilisé les pays scandinaves comme exemple et a essayé de déstabiliser ses adversaires. Je crois que ça a fonctionné. De son côté, Martin Masse était également bien préparé et il n’avait aucun problème à défendre les idéaux de la droite économique et même de la droite politique, ce qui est assez rare ici au Québec.

Michel Kelly-Gagnon a soulevé un point intéressant: la gauche devrait peut-être songer à modifier son approche. Sans être obligés de diluer leur discours, les représentants de la gauche devraient sans doute se questionner sur la portée de leur message et de sa perception. Raffiner les arguments, les ramener un peu plus près des préoccupations des citoyens sans tomber dans le populisme et la démagogie… c’est possible. Certaines personnalités publiques adhérant aux idées progressistes en sont capables. Amir Khadir et Gabriel Sainte-Marie n’y sont pas parvenu hier soir.

Par exemple, la gauche aurait pu leur rappeler que c’est le privé qui est parfois « interventionniste ». Depuis les années trente, des services publics ont été repris par les gouvernements parce qu’ils étaient presqu’inexistants ou défaillants… Entres autres, maintenant que les services de santé sont universels et gratuits, que les hôpitaux et structures sont bien en place, c’est le privé qui veut s’en accaparer. Les tenants de la gauche ne veulent pas nationaliser tout ce qui est lucratif, c’est plutôt le contraire. C’est ce genre d’argument qui aurait pu être lancé hier soir…

Comme Dan Bigras avait le dernier mot, sans droit de réplique de la part des invités, c’est lui qui a sauvé les meubles! Avec son style habituel, il a parlé avec ses trippes. Il a su défendre, en quelques phrases bien ficelées, les préoccupations de la gauche et a présenté quelques solides arguments. Ce que Khadir et Sainte-Marie n’ont pas été capables de faire.

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La gauche est-elle démodée?

Posted by lutopium sur 11 janvier 2008

Demain soir en deuxième partie de « Il va y avoir du sport« :

Vive les riches, à bas les pauvres! En fait, c’est comme si tout le mode acceptait l’ordre capitaliste, l’économie de marché et la démocratie représentative comme des données aussi objectives qu’incontestables, à un point tel que certains se demandent même s’il y a encore une place pour la gauche sur notre échiquier politique. Dans ce contexte, la redistribution de la richesse et les politiques sociales apparaissent comme des fictions nostalgiques; plus encore, elles semblent être l’origine de tous les maux, des freins au changement et à la prospérité.

Pourtant, ici comme ailleurs, il y a des ghettos de la misère, des forteresses de chômage, des démunis en nombre croissant… Chez nous, la situation se complique dans la mesure où la gauche a été associée au projet souverainiste. Dans un Québec peureux, frileux, viscéralement centriste qui peine à discerner sa droite de sa gauche, nous nous demandons si la gauche est démodée. Avec comme panélistes : Martin Masse, directeur du Québécois libre, et Michel Kelly-Gagnon, président du Conseil du patronat du Québec; Amir Khadir, porte-parole de Québec Solidaire, et Gabriel Sainte-Marie, économiste à la Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM.

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