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Posts Tagged ‘Pauline Marois’

Paysages de campagne

Posted by lutopium sur 16 novembre 2008

C’est plus fort que moi. Je ressens le besoin de partager quelques réflexions en ce 12ème jour de campagne électorale. Ça sera comme une thérapie. Le comité électoral de notre circonscription reprend ses activités ce matin vers 11 heures. J’en profite donc pour écrire ces quelques mots, histoire de faire sortir le méchant.

Le visage républicain de l’ADQ

Il est évident que les conseillers de l’ADQ cherchent à rafraîchir leur stratégie électorale. Depuis le déclenchement des élections, leur chef semble désorienté, ne sachant pas sur quel clou il doit frapper pour rejoindre la population. Hier après-midi, on a pu constater le fruit de leurs réflexions. Lors d’une assemblée militante à Québec, l’ADQ a invité l’ancienne juge Andrée Ruffo à prononcer un discours sur un sujet qui lui tient particulièrement à coeur: la famille. Elle se joint au discours populiste en lançant: « Je crois encore aux familles. Ce n’est pas vrai que c’est l’État qui donne de l’amour aux enfants… ».

Voilà un double discours directement inspiré du Parti Républicain et du Parti Conservateur. Dans une même phrase, on rend gloire à la famille et on en profite pour identifier l’état comme une grosse bibitte qui devrait se retirer complètement des programmes sociaux. Voyons donc… Pauline Marois et Françoise David n’ont jamais dit que l’état devait donner de l’amour aux enfants! Toute l’idée derrière le programme des CPE est de soutenir les québécoises et les québécois qui tentent de concilier le travail et les obligations familiales… L’apparition des CPE fait suite à des années de luttes et de revendications menées par les regroupements de femmes et par des groupes communautaires.

Dans la tradition de George W. Bush et de Stephen Harper, voilà donc la dernière idée des stratèges de l’ADQ: encadrer le débat autour de la famille dans un modèle patriarcal. Il semble évident pour eux que les mamans doivent rester à la maison pour prendre soin des petits. Et Mario Dumont de préciser cette approche en lançant « avec l’ADQ, c’est un enfant, une place au soleil. Pas d’oubliés… » Cette phrase ne vous rappelle pas le slogan de George W. Bush en 2004: « No child left behind… »?

La mission des services gouvernementaux n’est pas de régler les problèmes reliés au démantèlement des familles. Les CPE existent pour faciliter le quotidien des citoyennes et des citoyens du Québec. L’augmentation du taux de divorce n’a rien à voir avec l’état. Regardez plutôt du côté de mode de vie imposé par notre société de consommation…

Le droit d’exister d’un parti progressiste

Les québécois devraient décider par eux-mêmes s’il est pertinent de compter Québec solidaire dans le paysage politique. Cette formation politique émergente, rassemblant des québécois et des québécoises de tous les horizons, doit faire preuve de créativité afin de se tailler une petite place dans cette campagne électorale. La formation de Françoise David et d’Amir Khadir ne pouvait pas enclencher des dépenses avant le lancement officiel de la campagne électorale, confirmé par la visite du premier ministre chez le lieutenant-gouverneur. Les trois « grands » partis ont commencé à se préparer à ces élections des jours, voire des semaines avant son lancement. Déjà, dans la nuit du 6 décembre, leurs pancartes étaient montées aux pôteaux. Leurs autobus étaient prêts à silloner les routes du Québec. Les locaux étaient loués, les lignes téléphoniques activées.

Le jeudi 6 novembre au matin, l’équipe électorale de Québec solidaire enclenchait ses activités pour démarrer sa campagne. À l’exception des priorités reliées aux circonscriptions des deux porte-parole, il fallait compter une dizaine de jours pour concevoir et mettre en place tous les services qui permettent de soutenir les associations locales d’un bout à l’autre du Québec. Contrairement aux trois autres partis, qui profiteront des 33 jours de campagne, cette jeune formation politique devra se contenter de trois semaines pour se faire connaître et prendre sa place dans le débat.

De plus, les médias semblent être complices dans ce jeu inadéquat en minimisant la portée de Québec solidaire. Selon l’analyse d’Influence Communications, Qs récolte un maigre 2% de la couverture médiatique alors que les trois partis principaux occupent entre 25% et 45% de l’espace. On dira que Françoise David récolte une couverture reliée aux intentions de vote… Mais comment les électeurs peuvent-ils se faire une meilleure idée si la couverture médiatique est si maigre? Dans les médias principaux, on ne parle presque plus de Qs. On ne parle que des trois partis qui siègent actuellement à l’assemblée nationale et ce, même si Qs tient des conférences de presse quotidiennes et maintient un site web qui est rafrâchi plusieurs fois par jour.

De plus, comme Pauline Marois et Jean Charest refusent d’inviter Françoise David au débat des chefs, les québécois ne pourront pas se faire une opinion par eux-mêmes. C’est l’ensemble du Québec qui est pénalisé par l’absence de Mme David à ce débat. À mon avis, il serait extrêmement rafraîchissant de l’entendre. Ça court-circuiterait l’homogénéité du discours actuel. La présence de Mme David permettrait à une portion de la population de se faire entendre.

Et que penser de la campagne de salissage envers Qs qui nous ramène dans l’ère du maccartisme, en identifiant le parti comme une formation d’extrême-gauche? C’est vraiment mal connaître cette formation politique. Comment expliquer qu’un journaliste du Devoir, qui semble admirer le travail de Ségolène Royal, puisse salir la réputation du seul parti progressiste au Québec?

La force d’une couleur à la mode

Depuis la campagne électorale de 2007, on assiste à un nouveau phénomène sur l’échiquier politique: l’attrait que peut procurer l’utilisation d’un mot: vert. Les derniers sondages indiquent que le Parti Vert obtiendrait 7% des intentions de vote. N’est-il pas extraordinaire que ce parti, qui n’a pratiquement aucune structure, attire la sympathie des électeurs grâce à la couleur qui enrobe son nom? S’il y avait un Parti Bleu, grand défenseur de la qualité de l’eau, profiterait-il également d’un succès mystérieux?

Depuis que le nouveau chef du Parti Vert, M. Guy Rainville, a refusé de s’allier à Québec solidaire afin de permettre aux deux partis de se tailler une place au soleil, j’ai moins de respect pour cette jeune formation politique. Ils savent très bien que les deux porte-parole de Qs ont de bonnes chances de gagner leurs sièges dans les circonscriptions de Gouin et Mercier. Invité à ne pas présenter de candidats dans ces deux comtés et d’identifier les endroits où Qs aurait appliqué la même stratégie, M. Rainville a déclaré « …nous avons décidé de ne pas céder les deux comtés à Québec solidaire. » Comme s’ils avaient une chance de remporter ces deux circonscriptions…

C’est ce que je retiens de ces premiers jours de la campagne électorale: discours populiste de Mario Dumont, non-respect de la démocratie de la part des médias, de Jean Charest et Pauline Marois ainsi qu’un opportunisme malsain de la part du Parti Vert. Mais nous travaillerons d’arrache-pied pour faire connaître la plate-forme de Qs et de faire avancer les idées progressistes.

Illustration: Artocular – Flickr

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C’est toujours NON Monsieur Harper!

Posted by lutopium sur 20 septembre 2008

Samedi dernier, alors que le Parti Conservateur se retrouvait bon premier dans les sondages avec 41% des votes, nous avons réalisé que Stephen Harper savait depuis plusieurs semaines que les chances de former le prochain gouvernement majoritaire étaient de son côté. La machine conservatrice, bien rôdée et pleine de fric, a pris ses adversaires de court. Le regroupement des blogueurs qui ne sont pas chauds à l’idée de voir Harper et ses troupes s’emparer du pouvoir pour les quatre prochaines années prenait forme. Pourquoi pas? Peut-être était-ce l’occasion de se retrouver, malgré nos différences et nos préoccupations, nos convictions et nos revendications…

Depuis, la Centrale des Syndicats Nationaux et Québec solidaire ont appelé leurs membres à voter contre les conservateurs. Pauline Marois promet à Gilles Duceppe de lui donner un coup de main. Les artistes québécois se mobilisent et lancent un message engagé sur YouTube. Côté engagement politique des artistes, Loco Locass se sent un peu moins seul… enfin!

Même s’il appartient à un courant alternatif fort modeste, le regroupement des blogueurs qui disent NON à Harper a suscité un certain intérêt sur la toile. Des billets publiés par Tristan Péloquin, Renart L’Éveillé et Marco Fortier sont apparus sur la blogosphére au courant de la semaine. Le quotidien montréalais The Gazette en a également fait mention dans son édition de mercredi dernier.

Une semaine après son lancement, le regroupement compte maintenant 25 blogues politiques et 14 blogues sympatisants. Des blogueurs de tous les horizons ont adhéré à l’idée: des libéraux, des indépendantistes, des « progressistes », des verts, des anarchistes, des communistes… En passant, pour ceux qui auraient l’idée de discréditer le regroupement parce qu’il accueille des mouvements politiques qui peuvent paraître utopistes aux yeux de certains, je leur dirai que cette initiative est ouverte à tous et à toutes et que l’exercice démocratique a tout à gagner lorsque les citoyens de toutes tendances unissent leur voix pour faire entendre leur méfiance et leur désaccord. J’aimerais donc remercier et féliciter les blogueurs politiques pour avoir accepter de se joindre à cette modeste aventure. Je vous invite à leur rendre visite et jeter un coup d’oeil sur leurs billets qui présentent plusieurs raisons pour lesquelles ils ne voteront pas pour Stephen Harper le 14 octobre prochain:

À mon humble avis: le vote stratégique

Anarcho-Pragmatisme: pourquoi j’ai joint le réseau…

Bon Blogue Bad Blogue: chroniques quotidiennes

C’est soblogue!: le gouvernement canadien laisse tomber les sans-abri

Hou Hou Blog: chroniques quotidiennes

La tête à Papineau: Harper dit non au Québec

Le blog de Manx: élections à venir

Le blogue de Raymond Viger: … Julie Couillard et le Parti Conservateur

Le blogue de Sim: le Parti Vert du Canada

Le bloCgue du Bloc Québécois: carnet de campagne de Gilles Duceppe et du Bloc

Le carnet résistant de Renart L’Éveillé: le contraire de vert se nomme Harper

Le Satellite Voyageur: je ne sais pas quoi dire…

L’Équilibriste: le point crétin

Les tribulations d’un mouton marron: Lawrence Cannon et le mépris des autochtones

Libre pensée de la Seigneurie: support our troops qu’y disaient

L’ignorance est la nuit de l’esprit: chroniques

Mes preuves d’humeur au monde: les blogueurs disent NON à Harper

Mouvement des Jeunes Communistes du Québec: barrons la route aux conservateurs…

Pour que demain soit: l’alternative pour contrer les conservateurs

Québec radical: …ascension des conservateurs?

radiCarl.net: pour des élections à date fixe

Reactionism Watch: un appui à Stephen Harper c’est aussi…

http://montrealaisdorigine.blogspot.com/

Vaudreuil-Soulange: les fédérales 2008: carnet de campagne du comté

J’aimerais également remercier tous ceux qui ont accepté de se joindre au regroupement en tant que « blogueur sympatisant ». Après avoir fait une « overdose » de textes politiques, ces sites vous permettront de vous détendre un brin: Au rythme de mon coeur, Blogue L’Éponge, Ça te dit quelque chose?, Ecolo Novo, Le blogue de Maxime Jobin, Le blogue d’un Parpaillot, Le blogue du Prof Solitaire, Le carnet d’Ysengrimus, Le mur de Bièrelin, Noisette Sociale, Plaisir ad lib, Regardez la musique, Simplement – le blogue de Gaétan Bouchard et Zones grises.

Illustration: Rob Maguire – Flickr

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Fin de session et vive les vacances!

Posted by lutopium sur 18 juin 2008

Je tenais à vous laisser un petit mot avant de quitter la blogosphère pour m’enrober dans des vacances qui tombent à point.  Ça fait deux ans que je n’ai pas eu la possibilité de profiter de quatorze jours consécutifs sans devoir me rendre au boulot.  Vivement les réductions de personnel, la rentabilité de l’entreprise, la hausse de productivité et le graissage des hauts-dirigeants.

Déjà six mois à commenter l’actualité politique québécoise, quelques fois canadienne, américaine à l’occasion.  À dénoncer les stratégies des partis de droite, l’ambition démesurée de quelques politiciens, le gouvernement invisible.  À espérer la prise de conscience collective, la lutte pour le vrai pouvoir citoyen, la disparition de la pauvreté, une décroissance conviviale…

Tiens, j’aimerais simplement profiter de cette dernière soirée devant l’éditeur WordPress pour vous dire un sincère merci.  Sachez que j’apprécie énormément vos visites, vos commentaires et votre disponibilité.  Merci Louis-Belz, Renart et Jimmy pour m’avoir accueilli chez UHEC :  ce fut le coup d’envoi, l’inspiration, le sentiment d’appartenance.  Merci à tous les autres blogueurs qui laissent leur trace de temps à autre et à qui j’essaie de rendre la pareille le plus régulièrement possible : AntiPollution, Alexis, Manx, AnarchoPragmatique, MFL, Belette, l’Équilibriste, RadiCarl, Pierre JC Allard, Tym Machine, j’en oublie sûrement…  Merci!

Nous partons visiter les parents de ma conjointe dans la vallée de l’Okanagan pour deux semaines.  Je fêterai donc la Saint-Jean Baptiste dans le berceau du conservatisme-religieux canadien…  Heureusement, tout le monde est bien chic et nous fêterons le Québec entre francophones et anglophones.  J’anticipe quelques questions sur la commission Bouchard-Taylor, Hérouxville et le traditionnel « what does Quebec want? ».  J’essaierai d’être accomodant et raisonnable, je serai en vacances tout de même!

Depuis décembre dernier, nous avons eu droit à une scène politique mouvementée.  Ça devrait être intéressant l’automne prochain, profitant d’un climat unique où l’on retrouvera encore les deux paliers de gouvernement en situation minoritaire, un Mario Dumont confus et toujours mal conseillé, une Pauline Marois qui poursuivra sa campagne de séduction, un Stéphane Dion qui ne parvient pas à se greffer une colonne vertébrale et un Gilles Duceppe pensant sérieusement à une retraite bien méritée.  Il ne serait pas surprenant d’assister à la démission de Maxime Bernier comme député, d’apprendre que Steven Guilbeault se lance en politique ou qu’un ami du parti libéral se voit accorder un gros contrat de PPP.

Je profiterai donc de cette pause pour me reposer, retrouver le plaisir des joies de l’été avec mes deux grandes filles, marcher dans les montagnes, partir en canot, profiter des belles plages et tout ce qui passera.  Je reviendrai en grande forme, j’en suis certain.  Prenez garde adéquistes, conservateurs, néolibéraux et exploiteurs de tout gabarit.  De retour dans quelques semaines…

Photo : Graeme Grovum – Flickr

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Pour sortir de l’impasse et faire l’histoire

Posted by lutopium sur 17 mai 2008

Suite au plan d’action proposé par Mme Pauline Marois le 16 mai dernier, qui tend la main aux québécois de toutes allégences afin de consolider les énergies nécessaires à la défense du projet souverainiste… Et en réaction à la question que me pose la blogeuse du PQ sur le site Bon Blogue Bad Blogue, j’ai réalisé que je ne pourrais pas mieux m’exprimer que par les mots qu’a prononcés Jean-Pierre Charbonneau le 17 septembre 2004.  Le débat n’a guère changé depuis 4 ans, voici donc quelques pistes de solutions intéressantes que nous pourrions explorer…

Pour sortir de l’impasse et faire l’histoire:  créer une véritable coalition de partis politiques

Par Jean-Pierre Charbonneau – Député de Borduas, ex-ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Réforme des institutions démocratiques et ex-président de l’Assemblée nationale du Québec. Tribune libre de vigile.net, le 17 septembre 2004

« Depuis plusieurs mois, les militants du Parti québécois débattent de la façon de reprendre la marche vers la souveraineté. Pour l’essentiel, les discussions et les débats portent sur le comportement que devrait adopter un prochain gouvernement du PQ pour convaincre une majorité de la population de voter OUI lors d’un troisième référendum visant à trancher la question nationale québécoise dans le sens de la création d’un pays québécois. Les discussions portent aussi sur le type de mandat politique que devrait solliciter le Parti québécois lors des prochaines élections générales.

Tout ce brassage d’idées est bien et pertinent. Cependant, il n’est pas suffisant pour aller au fond des choses car il néglige d’aborder de front une question fondamentale, celle de la capacité du Parti québécois d’aujourd’hui de rallier en son sein et derrière lui tous ceux et celles qui sont en faveur de la souveraineté du Québec ou qui n’y sont pas totalement et irrémédiablement réfractaires.

Il est vrai que, dans le cadre actuel d’un mode de scrutin à l’anglaise, un parti peut prendre le pouvoir avec l’appui d’une grosse minorité de la population, surtout si plusieurs partis se disputent les faveurs de l’électorat. C’est d’ailleurs toujours comme cela que le PQ a accédé au pouvoir. Dans l’esprit des dirigeants actuels du PQ, tout doit être fait pour rééditer cet exploit, notamment une plus grande ouverture envers ceux et celles qui, au fil des années de gouvernance provinciale, ont quitté le navire créé par René Lévesque. On veut donc que le PQ redevienne la coalition souverainiste plurielle qu’il était à ses débuts et, pour cela, on est prêt à plusieurs accommodements, innovations et passerelles, comme l’insertion de divers clubs politiques autonomes, tels Les syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ Libre) qui vient d’être reconnu formellement au dernier Conseil national.

Cette façon de voir et faire les choses n’est pas en soi mauvaise. Elle n’est cependant ni audacieuse ni suffisante pour la suite des choses dans la mesure où la situation politique d’aujourd’hui n’est plus celle de la fin des années 60. Si, alors, le RIN de Pierre Bourgault et le RN de Gilles Grégoire et Jean Garon se sont sabordés au profit du PQ de René Lévesque et que, par la suite, l’Union nationale et les créditistes ont vu leurs militants et leurs électorats quitter pour le PQ ou le PLQ, il est illusoire de croire que les souverainistes de l’ADQ de Mario Dumont et ceux de l’Union des forces progressistes ou de l’Option citoyenne de Françoise David voudront faire de même maintenant ou demain.

La conséquence de cela est donc très évidente : tous ces partis vont aux prochaines élections générales se diviser les votes anti-gouvernement Charest avec une probabilité réelle de permettre à ce dernier de se maintenir au pouvoir. Même si au PQ on refuse actuellement d’envisager ce scénario et de s’y préparer, l’évolution de la situation politique risque de conduire au même résultat qu’aux dernières élections d’avril 2003.

Quoi faire alors ? D’abord constater que tous ceux et celles qui depuis 15 ans ont envisagé un jour ou l’autre de faire du Québec un pays avec Robert Bourassa, Jacques Parizeau ou Lucien Bouchard, sont aujourd’hui pour la très grande majorité ailleurs qu’au Parti libéral. Ils sont au PQ, à l’ADQ, à l’UFP, au Parti vert, à l’Option citoyenne, etc. Tous ces gens ont déjà représenté près de 67% de la population aux lendemains de l’échec de l’Accord du Lac Meech. Plus solidement, ils représentent aujourd’hui 58% de l’électorat, ce qui correspond exactement au pourcentage de citoyens et citoyennes farouchement opposés actuellement au Parti libéral du Québec.

Devant cette réalité, le temps est venu de changer fondamentalement le vieux paradigme politique québécois et de modifier radicalement (bien que provisoirement) l’échiquier politique. Le PQ doit abandonner son rêve d’hégémonie souverainiste dans un contexte le plus bi-partiste possible et entreprendre des pourparlers avec les autres partis souverainistes et nationalistes afin de créer une véritable coalition politique sous la bannière de laquelle tous les opposants aux fédéralistes inconditionnels de Jean Charest pourraient offrir une alternative solide et enthousiasmante. Ce Ralliement pour le Québec, s’il voyait le jour, pourrait prendre le pouvoir avec non seulement une majorité des sièges mais surtout une majorité des voix. Regroupés derrière le projet de régler une fois pour toute la question nationale, les partis politiques de la coalition offriraient au peuple le gouvernement de solidarité nationale indispensable pour lancer à la fois la vaste opération de démocratie participative nécessaire pour construire la majorité populaire requise pour mettre un point final aux chicanes constitutionnelles et pour remettre en marche les multiples forces vives de la société désireuses de relever les défis du XXIe siècle…

… La proposition que je formule est audacieuse et même téméraire, car elle implique l’utilisation d’un instrument politique inédit et non conforme à notre vieille culture politique. Toutefois, cela est faisable et même réaliste à la condition, bien sûr, que tous et toutes fassent vraiment passer la patrie avant les partis et les ambitions personnelles. Robert Bourassa aurait pu faire l’Histoire s’il avait eu le courage d’aller au bout de ce qu’il avait suscité comme soutien populaire. Il a failli. Aujourd’hui, tous les chefs politiques du Québec à l’exception de Jean Charest peuvent sortir le Québec de l’impasse et faire l’Histoire. Auront-ils le sens de la nation, la volonté et le courage pour le faire? Je le souhaite. »

Photo (muraille en l’honneur des Patriotes de 1837-1838 au Bas-Canada – Métro Papineau) : L’Hibou – Flickr

Bon congé des Patriotes à tous.  God f… the Queen!  😎

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Réflexions sur les récents sondages politiques

Posted by lutopium sur 2 mai 2008

Deux sondages nous apprennent que Jean Charest et le Parti Libéral du Québec ont réussi à regagner la confiance des québécois et qu’ils auraient de bonnes chances de former un gouvernement majoritaire si des élections étaient lancées dans les conditions actuelles.  En effet, si on fait la moyenne des résultats obtenus par le sondage CROP et celui de Léger Marketing, nous réalisons que le PLQ récolterait 37,5% des votes, soit 6,5 points de plus que le Parti Québécois et 20 points au-dessus des résultats de l’ADQ.

Est-il nécessaire de se rappeler que nous vivons actuellement dans un paysage politique unique dans l’histoire du Québec et du Canada?  Pour la première fois de son histoire, le Québec est sous la gouverne d’un gouvernement minoritaire à l’assemblée nationale et d’un autre au parlement canadien.  De plus, deux nouveaux partis politiques démontrent un intérêt sérieux pour attirer la sympathie de l’électorat.  Les gens qui ont été interpellés par ces sondages confirment également que les québécois apprécient la stabilité et le relatif calme politique associés à un partage du pouvoir entre trois partis politiques.

Peu importe si on apprécie sa personnalité, il faut tout de même avouer que M. Charest est un fin politicien.  Notre premier ministre est conscient qu’il est primordial pour sa formation politique d’investir tous ses efforts pour calmer les troupes et s’assurer qu’il n’y ait aucun dérapage.  La façon dont ils ont géré le renvoi de l’ex-délégué du Québec à New-York confirme que l’entourage immédiat de M. Charest est prêt à tout faire afin de protéger l’image de leur chef et du parti.

De son côté, Pauline Marois ne semble pas en mesure de redonner ce nouveau souffle au Parti Québécois.  Même si elle semble plaire aux citoyens alors qu’André Boisclair ne faisait pas l’unanimité, Mme Marois ne parvient pas à replacer le PQ en tête de peloton.  Mais je suis persuadé que ses conseillers ont encore de bonnes cartes sous les manches et qu’elle aura d’autres occasions de marquer des points.  Évidemment, c’est un parti divisé comme jamais :  un peu à droite, un peu à gauche, confortable au centre.  Promotion de la souveraineté, mise au rancart de la stratégie référendaire, renouvellement de la loi 101… Cependant, si elle décode les messages qui sont transmis par la population, elle devrait en conclure que les gens préfèrent actuellement un paisible statu quo et qu’ils ne veulent pas replonger dans les querelles entre Québec et Ottawa.

Pauvre Mario Dumont.  Même s’il est habitué à une carrière politique qui s’apparente à une randonnée sur des montagnes russes, il doit être découragé.  Lui qui rêve de devenir premier ministre, il est pris au piège en devant composer avec le rôle de l’opposition officielle tout en réalisant qu’il est entouré d’une gang d’amateurs.  La prochaine campagne électorale sera pénible: comment s’y prendra-t-il pour conserver les acquis et demander à plusieurs députés de laisser leur siège pour faire place à des candidats vedettes?  Ça sera la guerre de tranchée.  Ma prédiction pour l’ADQ: retour à 2003.

Les québécois ne semblent pas être prêts pour encourager l’arrivée d’un parti de gauche à l’assemblée nationale.  La classe moyenne et les gens défavorisés ne s’identifient pas à Québec solidaire.  Alors qu’en Europe ces partis ont leur place sur l’échiquier politique,  Qs est incapable de grimper dans les sondages.  Françoise David et Amir Khadir auront besoin d’appuis extraordinaires lors de la prochaine campagne électorale.  Est-ce que les intellectuels et les syndicats sortiront de leur mutisme?  Si on en croit la récente annonce de Victor Lévy-Beaulieu, la primauté de la question nationale vient brouiller l’importance pour le Québec de se doter d’un parti qui se veut le représentant des travailleurs.  La gauche est prise en otage par le PQ.  C’est malsain, très malsain.

Pour ce qui est du Parti Vert, c’est tout un phénomène.  Populaire par sa couleur et son identification naturelle à LA préoccupation de l’heure, le PVQ vient brouiller les cartes.  Dommage que ses dirigeants refusent une alliance avec Qs.  Nous aurons l’occasion de voir si Scott MacKay sera en mesure de confimer la sympathie des électeurs en décrochant la circonscription de Bourget aux partielles du 18 mai prochain.  Je suis personnellement déçu que Qs et les Verts n’aient pas trouvé un terrain d’entente pour leurs stratégies associées à ce comté et à celui de Hull.  On peut toujours espérer un rapprochement pour les prochaines élections générales.

Si le climat politique continue sur cette voie, il est fort à parier que nous retournerons vers un gouvernement libéral majoritaire. Ça coincidera avec l’arrivée de nouveaux concepts de partenariats avec le privé: Rockland MD aura la voie libre pour prendre de l’expansion et on proposera – avec la complicité de l’Institut Économique de Montréal – la privatisation des infrastructures (routes, aqueduc, électricité, édifices gouvernementaux, etc.).  C’est Papa Desmarais qui va être content car ses efforts pour convaincre M. Charest de prendre le leadership du PLQ lui rendront les dividendes espérées.  Je serais prêt à gager que la compagnie Suez devienne plus active sur le marché québécois.  Les installations de traitement des eaux usées de Halifax Bay ne sont que le début de ses activités canadiennes…

Photo: lsyt – Flickr

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Laissons les poubelles à Remstar

Posted by lutopium sur 27 avril 2008

Contrairement à la majorité des québécois, je ne regarde pas beaucoup la télévision.  Pour les quelques heures où je m’y attarde, je manque rarement le Téléjournal, j’apprécie quelques reportages et documentaires diffusés à RDI et autres chaînes spécialisées.  Depuis peu, le dimanche soir est réservé à Guy A. Lepage et ses invités de TLMEP auquel je suis devenu accro, à ma grande surprise! 

Les nord-américains passent beaucoup de temps devant leur téléviseur: près de 30 heures par semaine, selon les plus récentes études.  Les dernières sondages confirment que les québécois raffolent de sport, de télé-réalité, de quiz et de téléromans.  Les bulletins d’informations ne sont pas les émissions les plus populaires.  Personnellement, pour bien m’informer, je regarde le Téléjournal à tous les soirs, je consulte les sites du journal Le Devoir et de cyberpresse, quelques magazines, quelques sites internet spécialisés et – bien sûr – quelques blogues!  Je n’ai jamais été attiré par le style journalistique de TQS, son angle sensationnaliste et son approche dramatique.  Malgré tout, en ce qui concerne les bulletins de nouvelles, TQS est aussi populaire que Radio-Canada et c’est le réseau TVA qui en occupe le premier rang. 

Malgré la popularité de certaines émissions, les propriétaires des stations privées sont obligés de réagir aux profits qu’ils peuvent réaliser afin de justifier leurs investissements.  Profitant d’une popularité grandissante, les chaînes spécialisées peuvent maintenant générer des marges bénéficaires d’environ 24% alors que celles des généralistes gravitent autour de 7%.  On peut donc comprendre que la famille Pouliot et les actionnaires de Cogeco aient décidé de se départir de TQS.  Ce qui est déplorable c’est qu’un nombre important d’emplois disparaissent lorsque des entreprises connaissent des difficultés financières.  Cependant, cette réalité n’est pas réservée uniquement au secteur de la télévision : rappelons-nous que le Québec a perdu près de 40,000 emplois dans le secteur de la fabrication en 2007.  À toutes les semaines, nous entendons parler des fermetures d’usines et du ralentissement de la production dans le domaine manufacturier.  On peut se demander pourquoi les politiciens, les gens d’affaires et les journalistes dénoncenent le plan de redressement de Remstar et ce, en justifiant le droit à l’information…   Comme le soulignait un lecteur du quotidien Le Devoir en fin de semaine:

… Cependant, derrière toutes ces belles paroles déterminées, on voit surtout l’occasion pour (les politiciens) de se faire du capital médiatique et politique. Dans cette perspective, je vous demande ceci: où étaient nos chers politiciens lors des fermetures de (GDX, Solectron, C. S, Brooks, Shermag et Quebecor World)? Qu’ont-ils fait pour défendre les 17 000 travailleurs qui ont perdu leur emploi en Estrie depuis 2003? Où étaient Jean Charest, Pauline Marois et Mario Dumont à ce moment-là? J’aimerais qu’on me rafraîchisse la mémoire. Peut-être ai-je raté cette campagne de mobilisation exceptionnelle destinée à sauver nos emplois du secteur manufacturier? Mais pourtant, à moins que ma mémoire ne fasse défaut, je n’ai pas souvenir de résolutions unanimes à l’Assemblée nationale en ce sens. D’ailleurs, la semaine dernière, Régis Labeaume, le flamboyant maire de Québec, tout comme Raymond Bachand, ministre du Développement économique, n’ont pas hésité à se cacher lâchement derrière la sacro-sainte loi du marché pour ne pas intervenir dans le déménagement de l’usine Crocs qui, faut-il encore le rappeler, coûte au-delà de 500 emplois à sa ville. Or, lorsqu’il a appris que Remstar envisageait de supprimer le créneau de l’information, il a affirmé avec force et conviction que la Ville de Québec donnerait son soutien aux journalistes et artisans de TQS…

Il faut également se rappeler que Cogeco a décidé de vendre TQS parce qu’elle était déficitaire et qu’elle cherchait donc à s’en débarasser rapidement.  Suite à un appel de propositions, c’est la compagnie Remstar qui semble avoir déposé la meilleure offre.  A quoi s’attendait-on exactement?  Que les membres de la famille Rémillard se présentent comme les sauveurs de l’information juste et équitable après avoir fait fortune dans l’industrie de gestion des déchets?  Qu’un homme d’affaires intéressé à mettre la main sur les hippodromes et des appareils de loterie vidéo décide subitement d’investir sa richesse afin de sauvegarder la diffusion d’informations régionales?  Ces gens là sont en business :  ils désirent probablement transformer TQS en une télévision qui rejoint les goûts des téléspectateurs québécois et en retirer des revenus publicitaires.  Les bulletins d’information ne connaîtront jamais la popularité d’un banquier, d’une maison Rona, d’une poule aux œufs d’or, d’un docteur House ou de quelques histoires de filles…  et encore moins d’une soirée de hockey!

Tout semble indiquer que le nouveau propriétaire transformera TQS en une station de télévision qui présentera ce que les maniaques de télévision préfèrent : potins sur les vedettes, émissions sportives, quiz-télé et romans-savon.  N’essayons pas de nous faire croire que les nouveaux propriétaires voudront créer une station de télévision intelligente.  Les sondages actuels le confirment déjà : Radio-Canada et Télé-Québec occupent les derniers rangs des sondages de popularité!

La coexistence des marchés privé et public dans le domaine de l’information est essentielle.  Laissons à TVA et à la nouvelle TQS le soin de distraire les téléspectateurs et poursuivre le lavage de cerveau collectif.  Ceux qui tiennent à une information de qualité et à une télévision « intelligente » doivent maintenant se questionner sérieusement sur la pertinence et l’avenir de leur télévision d’état.  Au lieu de crier au scandale et de demander l’intervention du CRTC, nos politiciens devraient maintentant donner les moyens à Télé-Québec afin qu’elle devienne LA source d’information nationale et régionale.  On pourrait y créer un service d’information et y engager les journalistes de TQS qui désirent poursuivre une carrière journalistique sérieuse.  Il ne serait pas difficile d’ouvrir des bureaux dans les principales villes du Québec et assurer ainsi une couverture régionale efficace et équitable.

Il est primordial de solidifier le mandat de Télé-Québec car les nouvelles ententes internationales de l’Organisation Mondiale du Commerce forceront les gouvernements à se départir des stations de télévision d’état afin de permettre à l’entreprise privée d’occuper ce créneau dans son entier et de s’agenouiller devant les forces du marché.  Comme il est prévu par les règlements de l’OMC, le gouvernement du Québec pourrait proclâmer que sa télévision d’état est intouchable par ces nouveaux accords internationaux empêchant ainsi que la diffusion de l’information soit contrôlée par quelques grands joueurs privés.  Voilà un geste de souveraineté qui pourrait être posé par l’Assemblée Nationale du Québec.

Photo : James Good – Flickr

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Malaise à Radio-Canada

Posted by lutopium sur 5 janvier 2008

Comme plusieurs âmes solitaires qui n’avaient pas trouvé d’occasion pour sauter vers 2008, j’ai décidé hier soir de passer une petite soirée familiale devant le petit écran. Radio-Canada proposait quand même une programmation intéressante mettant en vedette ses meilleurs satiristes : Gérard D. Laflaque, Infoman et RBO.

J’ai également accepté la proposition des enfants de regarder la dernière émission de La Fureur diffusée en direct de Québec à vingt heures. Je ne suis pas un grand fervent de ce genre d’émission mais je me suis dit qu’une heure de karaoke familial contribuerait peut-être à installer une ambiance de fête dans notre modeste demeure.

Lorsque le chanteur Alain François a interprété son succès « C’est pour quand la coupe Stanley? », j’ai d’abord ressenti un petit malaise… Des figurants sont apparus sur la scène vêtus de chandails du Canadien. Je me suis dit que la foule présente au Palais de la Jeunesse ne la trouverait pas très drôle… Des amis de Québec m’ont souvent répété qu’ils en avaient marre de Radio-Canada et de sa polarisation sur le marché de Montréal… J’étais mal à l’aise devant ce qui me semblait être une erreur de scénarisation…

Je me suis trompé… Quelques secondes plus tard la foule est en extase devant l’apparition des danseurs arborant l’uniforme des défunts Nordiques. C’est l’euphorie dans la salle… Et on en remet encore : des participants arborent les couleurs des Remparts de Québec! Je suis heureux de constater que l’équipe de réalisation de l’émission ait porté une attention particulière au public de la capitale nationale. Pour une rare fois, Radio-Canada prenait soin de séduire les téléspectateurs de Québec.

J’ai toutefois compris l’arnaque de ce geste lorsque Véronique Cloutier a pris la parole à la fin du numéro. Elle a remercié de façon presque royale Josée Verner pour son implication dans ce projet qui a permis de monter la dernière émission de La Fureur à Québec. Je n’avais pas remarqué que Le Soleil l’avait déjà annoncé en novembre dernier : c’est madame Verner qui a eu l’idée et elle y contribuait personnellement depuis plusieurs mois. Son ministère du Patrimoine y a même injecté $300,000… Le Parti Conservateur vient de marquer des points dans la région de Québec en se servant de l’argent des contribuables… J’entend déjà les gens de Québec nous dire qu’avec les conservateurs, la vieille capitale occupera un peu plus de place. Quand on est écoeurés d’entendre parler des intellectuels du Plateau…

Une autre chose m’a également surpris pendant la deuxième partie de la soirée : est-ce que Radio-Canada a exigé d’appliquer les règles du débat des chefs aux émissions de Laflaque, Infoman et RBO? On s’est bien payé la tête de Charest, Dumont et Marois… mais aucun clin d’œil à Françoise David, Amir Khadir ou Scott McKay. Pourtant, comme l’ont prouvé les Zappartistes, il n’est pas très difficile de lancer quelques blagues sur ces deux formations politiques!

Comme c’est la tradition, après le Bye Bye, les gens célèbrent l’arrivée du nouvel an et se remémorent déjà les bons moments de la soirée et des discussions intéressantes peuvent en découler. Peu de chance qu’on parle de Québec solidaire et du Parti Vert en sablant le champagne. Ils n’ont pas de sièges à l’Assemblée Nationale, que voulez-vous!

La version originale de cet article a été publié sur Un Homme En Colère le 1er janvier 2008.  Photo: ChrisIrmo – Flickr

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