lutopium

Les québécois rejettent l’idéologie conservatrice

Posted by lutopium sur 8 octobre 2008

Lorsque Stephen Harper déclencha la campagne électorale le 7 septembre dernier, le Parti Conservateur récoltait 43% des appuis dans les sondages. Un mois plus tard, on apprend que c’est seulement 31% des canadiens et 19% des québécois qui persistent à appuyer les conservateurs. Après une mobilisation exceptionnelle de la société civile et des artistes qui invitaient à voter contre M. Harper, les québécois ont pu également constater ses vraies ambitions lors du débat des chefs . Rappelons-nous la performance de l’ADQ en 2003 où l’opinion publique était favorable à Mario Dumont en début de campagne avec plus du tiers des intentions de vote et qui s’était finalement écrasé avec seulement 18% des résultats du scrutin et 4 députés élus…

Dimanche dernier, plus de 5,000 citoyens ont manifesté contre les politiques du Parti Conservateur. On pouvait ressentir une brise de solidarité et un refus des propositions conservatrices qui visent à minimiser l’impact de la pollution atmosphérique, à encourager un développement économique débridé, à un encadrement des valeurs morales et à une augmentation des dépenses militaires qui cherche à nous rapprocher des ambitions américaines.

Certains blogueurs de la « droite politique » semblent être déconcertés par la perspective d’un gouvernement conservateur minoritaire et de la formation d’une coalition réunissant les partis d’opposition. Sur le blogue politique de Christian Rioux, on tente d’y présenter les différences idéologiques entre la « gauche » et la « droite ». On y apprend que les partisans du Parti Conservateur présentent le profil suivant:

« En faveur d’un État décentralisé qui redonne les pouvoirs aux provinces. Souhaite la réduction de la taille de l’état avec moins de fonctionnaires et moins d’impôts. Souhaite un gouvernement prônant le libre marché, donc peu de subventions: si une entreprise ferme c’est parce qu’elle n’est pas rentable. Pour un gouvernement prônant l’éthique et la moralité, donc pro-vie et peu favorable aux homosexuels. Désire un gouvernement qui fait la ligne dure face aux criminels. Proclâme que chacun est responsable de son destin: si tu es riche c’est que tu as travaillé, si tu es pauvre c’est parce que tu es feignant. Pour eux, la famille est une valeur très importante (modèle patriarcal?)… »

Le blogue anglophone Proud To Be Canadian est encore plus direct. Supporter Stephen Harper et l’idéologie conservatrice est associé aux principes suivants: pro-vie, défenseur des libertés individuelles, pro-USA, chrétien, pro-Israel, grand protecteur des valeurs familiales (patriarcales?)… Contre le mariage gai, en faveur d’une économie sans règlementation, pour la guerre contre le terrorisme et les islamistes, pro-militaire… Demande la réduction de la taille de l’état et d’une diminution des impôts et des taxes. En faveur de la privatisation de Radio-Canada et de toute autre société d’état. Contre le régistre des armes à feu…

Il semblerait que les québécois n’achètent pas l’idée. Il n’y aura pas de virage à droite suite aux acquis de la Révolution Tranquille. Les québécois sont solidaires. Ils disent NON à Harper et à ses principes individualistes, à ses projets militaires et à son approche économique qui démontre que, sans une surveillance et un encadrement rigoureux, ce sont les citoyens qui seront les grands perdants.

Photo: Lost My Headache – Flickr

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31 Réponses to “Les québécois rejettent l’idéologie conservatrice”

  1. Sir Seb said

    Eh bien voilà! Il ne nous reste plus qu’à aller voter ! Comment pourrait-on imaginer un revirement de situation d’ici le 14 octobre? Les caractéristiques mentionnées ici sont peut-être un peu simplistes, mais elles témoignent d’une perception forte. Et c’est justement les perceptions qui guident une grande majorité de citoyen lorsque le temps de voter est venu. Malheureusement, je ne sais pas encore quoi penser de la possibilité d’avoir Harper minoritaire pour encore un autre « mandat ». Faudrait que j’y réfléchisse car c’est la tendance qui semble se dessiner.

  2. Non lutopium, toi et ta clique avez fait une campagne de peur avec les BS de l’inutile Bloc, les zartistes (c’est drôle que les artistes de Québec, comme Martin Fontaine, notre Elvis Presley national et Normand Latourelle, le directeur artistique de Cavalia, appuient Harper, hein? Mais, quel média montréalais en parle, hein?)

    «grand protecteur des valeurs familiales»

    La belle idéologie du Power femelle des fémi-fascistes! WOW!

    «en faveur d’une économie sans règlementation»

    «Mises, then, pinpoints the blame for the cycle on inflationary bank credit expansion propelled by the intervention of government and its central bank. What does Mises say should be done, say by government, once the depression arrives? What is the governmental role in the cure of depression? In the first place, government must cease inflating as soon as possible. It is true that this will, inevitably, bring the inflationary boom abruptly to an end, and commence the inevitable recession or depression. But the longer the government waits for this, the worse the necessary readjustments will have to be. The sooner the depression-readjustment is gotten over with, the better. This means, also, that the government must never try to prop up unsound business situations; it must never bail out or lend money to business firms in trouble. Doing this will simply prolong the agony and convert a sharp and quick depression phase into a lingering and chronic disease. The government must never try to prop up wage rates or prices of producers’ goods; doing so will prolong and delay indefinitely the completion of the depression-adjustment process; it will cause indefinite and prolonged depression and mass unemployment in the vital capital goods industries. The government must not try to inflate again, in order to get out of the depression. For even if this reinflation succeeds, it will only sow greater trouble later on. The government must do nothing to encourage consumption, and it must not increase its own expenditures, for this will further increase the social consumption/investment ratio. In fact, cutting the government budget will improve the ratio. What the economy needs is not more consumption spending but more saving, in order to validate some of the excessive investments of the boom.

    Thus, what the government should do, according to the Misesian analysis of the depression, is absolutely nothing. It should, from the point of view of economic health and ending the depression as quickly as possible, maintain a strict hands off, “laissez-faire” policy. Anything it does will delay and obstruct the adjustment process of the market; the less it does, the more rapidly will the market adjustment process do its work, and sound economic recovery ensue.» (Murray N. Rothbard, économiste et ancien Doyen de l’École Autrichienne d’Économie)

    «défenseur des libertés individuelles»

    Où est le mal à vouloir être libre des tentacules d’un État obèse qui nous infantilise, hein?

    «Demande la réduction de la taille de l’état et d’une diminution des impôts et des taxes.»

    C’est ce qu’il faut faire en temps de récession.

    «pour la guerre contre le terrorisme et les islamistes, pro-militaire…»

    Lâche! Capitulateur! Menace pour la liberté que les islamistes rêvent de nous enlever! Une chance qu’on ne se bat contre Hitler, ce serait beau! Et une armée ne sert pas seulement à faire la guerre, je te signale! Tous les pays ont besoin d’une armée forte, ne serait-ce que pour se protéger et aider sa population lors de catastrophes naturelles (ex: déluge du Saguenay, crise du verglas, ouragan, etc.).

    «En faveur de la privatisation de Radio-Canada, contre le mariage gai et de toute autre société d’état. Contre le régistre des armes à feu…»

    Heu, dans quelle page du programme conservateur exactement as-tu trouvé ça?

    «pro-USA»

    Pour ton information, les États-Unis sont nos voisins immédiats et notre principal partenaire économique. Tu veux te battre contre la main qui te nourrit? Donne à manger à un cochon, il viendra chier sur ton perron!

    «pro-Israel»

    « »Chers habitants de la planète Terre ». Pour rafraîchir la mémoire des détracteurs d’Israël
    20 juillet 2006 – Traduit en août 2001 par Menahem Macina pour CJE – Chrétiens et Juifs pour l’Estime – Remis en course, ce lundi 17 juillet 2006, en pleine opération de Tsahal contre le Hezbollah au Liban

    Navré de vous perturber !
    Je comprends qu’en ce moment, nous autres, Israéliens, vous irritons. Il s’avère, en effet, que vous êtes vraiment contrariés, fâchés, voire indignés. En fait, vous êtes souvent fâchés contre nous.

    Aujourd’hui, c’est pour l’utilisation excessive de la force contre les dirigeants « innocents ! » du Hamas.
    Récemment, c’était pour « la répression brutale des Palestiniens ».
    Avant cela, c’était pour le Liban.
    Avant encore, c’était à cause du bombardement du réacteur nucléaire de Bagdad,
    de la guerre de Kippour
    et de la campagne du Sinaï.
    Il s’avère que la victoire des Juifs et, par conséquent, leur survie, vous fâchent énormément.

    Naturellement, Chers habitants de la planète Terre,
    longtemps avant l’existence de l’Etat d’Israël, nous, membres du peuple juif, vous avons irrités.
    Nous avons irrité le peuple allemand qui a élu Hitler.
    Nous avons irrité le peuple autrichien qui l’a applaudi à son entrée dans Vienne.
    Nous avons irrité un bon nombre de nations d’Europe de l’est, dont les Polonais, Slovaques, Lithuaniens, Ukrainiens, Russes, Hongrois, Roumains.
    D’ailleurs, l’ i r r i t a t i o n que nous causons au monde remonte à fort loin dans l’histoire.
    Nous avons irrité les Cosaques de Chmielnicki, qui ont massacré des dizaines de milliers d’entre nous, entre 1848 et 1849.
    Nous avons irrité les Croisés qui, en route pour libérer la Terre Sainte, étaient tellement irrités par les Juifs, qu’ils nous ont massacrés en quantité énorme.
    Nous avons irrité, durant des siècles, une Eglise catholique qui a fait de son mieux pour établir notre parenté par des inquisitions.
    Nous avons irrité l’ennemi juré de l’Eglise, Martin Luther, qui, dans son appel à brûler les synagogues – avec les Juifs à l’intérieur -, a fait preuve d’un remarquable esprit chrétien œcuménique !
    Et c’est parce que nous étions fâchés de vous fâcher de la sorte, Chers habitants de la planète Terre, que nous avons décidé de vous quitter, si l’on peut dire, et de créer un Etat juif.

    Notre raisonnement était que, vivant en contact étroit avec vous, en tant que résidents étrangers dans les divers pays qui sont les vôtres, nous vous contrariions, vous irritions, vous dérangions. Y avait-il, dès lors, une meilleure idée que celle de vous laisser, afin de vous témoigner notre affection et de bénéficier de la vôtre ?

    Et c’est ainsi que nous avons décidé de revenir chez nous, dans la patrie même dont nous avions été expulsés, 1.900 ans plus tôt, par un monde romain qu’apparemment, nous avions aussi irrité !

    Hélas, Chers habitants de la planète Terre, il s’avère que vous êtes difficiles à contenter.

    Après vous avoir quittés, vous et vos pogroms, vos inquisitions, vos croisades et vos holocaustes, après avoir pris congé du monde en général pour vivre seuls dans un petit Etat à nous, nous continuons à vous irriter !
    Vous êtes fâchés de ce que nous réprimions les pauvres Palestiniens.
    Vous êtes très en colère de ce que nous ne renoncions pas aux territoires de 1967, qui sont, à l’évidence, l’obstacle à la paix au Proche-Orient.
    Moscou est contrarié.
    Washington est contrarié.
    Les Arabes « radicaux » sont contrariés.
    Et les doux Egyptiens modérés sont contrariés.
    Eh bien, Chers habitants de la planète Terre, prêtez attention à la réaction d’un Juif normal d’Israël.

    En 1920, 1921 et 1929, il n’y avait pas de « territoires de 1967 » pour faire obstacle à la paix entre les Juifs et les Arabes.

    En fait, il n’y avait pas d’Etat juif pour irriter qui que ce soit.

    Néanmoins, les mêmes Palestiniens, opprimés et réprimés, ont massacré des dizaines de Juifs à Jérusalem, Jaffa, Safed et Hébron. En 1929, rien que dans cette dernière ville, 67 juifs ont été massacrés en une journée.

    Chers habitants de la planète Terre, pourquoi les Arabes de Palestine ont-ils massacré 67 Juifs en un jour, en 1929 ?

    Etait-ce par colère contre l’agression israélienne de 1967 ?

    Et pourquoi 510 Juifs, hommes, femmes et enfants, ont-ils été massacrés durant les émeutes arabes, entre 1936 et 1939 ?

    Etait-ce en raison de l’irritation arabe pour 1967 ?

    Et quand vous, Chers habitants de la planète Terre, avez proposé, en 1947, un plan onusien de partition de la Palestine – qui aurait permis la création d’un « Etat palestinien » à côté d’un Israël minuscule -, et que les Arabes ont crié « Non! » et ont déclenché la guerre et tué 6.000 Juifs, cette irritation avait-elle pour cause l’agression de 1967 ?

    Et à propos, Chers habitants de la planète Terre, pourquoi n’avons-nous pas entendu votre cri de colère à ce moment-là ? !

    Les ‘pauvres Palestiniens’ qui, aujourd’hui, tuent des Juifs avec des mortiers, des explosifs, des bombes incendiaires et des pierres, font partie du même peuple qui, quand il avait tous les territoires dont il exige maintenant qu’ils lui soient donnés pour son Etat, a essayé de jeter l’Etat juif à la mer.

    Les mêmes visages grimaçants, la même haine, le même cri de « itbah-al-yahud, massacrez le Juif ! », que nous voyons et entendons aujourd’hui, ont été vus et entendus alors.

    Le même peuple, le même rêve : détruire Israël.

    Ce qu’ils n’ont pas réussi à réaliser hier, ils en rêvent aujourd’hui…

    Et nous ne devrions pas les réprimer ?

    Chers habitants de la planète Terre,
    vous êtes restés les bras croisés durant l’Holocauste.
    Vous êtes restés les bras croisés, en 1948, quand sept Etats déclenchaient une guerre que la Ligue Arabe comparait fièrement aux massacres perpétrés par les Mongols.
    Vous êtes restés les bras croisés, en 1967, lorsque Nasser, follement acclamé par des foules déchaînées, dans toutes les capitales arabes du monde, fit le serment de jeter les Juifs à la mer.
    Et vous resteriez les bras croisés demain, si Israël était menacé d’annihilation.
    Et puisque nous savons que les Arabes Palestiniens rêvent chaque jour de cette annihilation, nous ferons tout ce qui nous est possible pour rester vivants sur notre terre.

    Si cela vous ennuie, Chers habitants de la planète Terre, eh bien, rappelez-vous combien de fois, dans le passé, vous nous avez causé des ennuis.
    De toute façon,
    Chers habitants de la planète Terre,
    même si cela doit vous causer du tracas,
    il y aura toujours un Juif en Israël
    qui voudra rester vivant
    et garantir la sécurité de ses enfants et petits-enfants.

    Navré de vous perturber !»

    «pro-vie»

    Un projet de loi privé, tu connais? Et puis, où est le mal à donner une protection au foetus lorsque celui-ci et la mère sont attaqués et tués, hein? Un foetus est vivant, mon cher ami! Lorsque le foetus meure par violence par quelqu’un qui l’a tué avec la mère qui le portait, on n’appelle pas ça une interruption volontaire de grossesse. On appelle ça une interruption involontaire de vie, soit une vie humaine et une vie foetale, donc pré-humaine. Le projet de loi apporte cette nuance, mais elle vous ait caché par vos médias biaisés de Montréal et par la Clique du Plateau. C’est ça qu’on veut dire par: «donner des droits au foetus». Où est la remise en question du droit des femmes à avorter librement et gratuitement là-dedans, hein?

  3. Lutopium,

    comme je l’écrivais tantôt à Alexis St-Gelais, « Cette tentative des conservateurs de s’arroger la famille me tape vraiment sur les nerfs, comme s’il fallait la mettre dans une case à part. Tous les Canadiens font partie d’une famille… D’autant plus que je serai père dans deux mois, et je ne vais pas changer mes valeurs du tout au tout en ayant ma petite fille dans mes bras. Ça insulte mon intelligence! »

    Jean-Luc,

    tu devrais pratiquer la concision… sur le web c’est difficile d’absorber un lecteur bien bien longtemps, et c’est pareil pour moi! Et puis ça donne aussi l’impression de quelqu’un s’accapare l’attention de tout le monde en n’arrêtant pas de parler… Mais au moins, comme dans les pubs télés, on peut zapper!

    Pour ce qui est des tartisses dont tu parles au début de ton commentaire, tu oublies, pour l’appui au PC, « les mesdames qui font des tableaux en macaroni! »

    (Désolé Lutopium pour l’auto-plogue, mais je ne pouvais pas m’en empêcher… 😉 )

  4. lutopium said

    @Sir Seb: je suis personnellement prêt à aller voter! Je ne crois pas qu’il y aura revirement de situation d’ici lundi prochain. On verra si les sondeurs ont bien pris le pouls de la population…

    @Jean-Luc: je ne prendrai pas le temps de répondre à tout, mais voici quelques réactions: 1) le regroupement des blogueurs n’est aucunememt affilié au Bloc Québécois ni à aucune clique (voir: https://lutopium.wordpress.com/2008/09/20/cest-toujours-non-monsieur-harper/). 2) Je suis certain que les artistes qui appuient M. Harper feront parler d’eux dans les journaux s’ils font preuve d’un peu de créativité. Ça en prendrait plus que deux… 3) Martin Masse nous explique bien l’approche de l’école autrichienne et en français à part de ça. Peut-être que les banques centrales ont commis des erreurs. Sans doute que certains financiers en ont commis aussi. Je suis personnellement toujours en faveur d’une certaine règlementation par l’état. 4) Personnellement, l’état ne m’infantilise pas. 5) Je ne suis pas contre l’armée, je suis contre les guerres inutiles ou celles commises pour de fausses raisons. 6) Si t’avais lu mon billet, tu aurais vu que les prises de position viennent d’un blogue politique conservateur très populaire au Canada anglais. 7) Je ne suis ni pro-Israel ou pro-Palestine, je suis pour la paix.

    Que Dieu te blesse Jean-Luc.

    @Renart: entièrement d’accord avec toi. En fait, lorsque les conservateurs s’approprient les valeurs familiales, c’est souvent d’une approche patriarcale dont il est question (avortement, homosexualité, autorité, punition, guerre, etc…). Je suis progressiste, de « gauche », et ce qu’il y a de plus important dans ma vie c’est ma famille!

  5. Je crois que tu fais fausse route en disant que les Québécois n’appuyent pas les conservateurs. Tu joues le jeu de Gilles Duceppe, qui s’autoproclamme le défenseurs des valeurs québécoise, alors que ces valeurs de gauche sont les siennes.
    Même si le Bloc emporte pas mal de sièges, ils ne représentent jamais plus de 40% de la population du Québec. Ils profitent de la division du Vote pour de faufiler. Dans mon comté c’est environs 35% Bloc, 35% Conservateur, 20% Libéral, et le reste entre NPD et Vert. Ca fait quand même 65% des gens qui ne veulent pas du Bloc, mais il va probablement rentrer quand même, comme d’habitude. Cette fois-ci en particulier « grâce » à la campagne de peur et de mensonges du Bloc et des zartistes millionnaires.

  6. Quand on parle de famille dans l’idéologie de droite, il s’agit de la définition traditionelle, couples mariés et non pas de couples homosexuels

  7. lutopium said

    @Christian: je n’ai jamais dit que la majorité des québécois appuyaient le Bloc. J’ai simplement repris les chiffres du plus récent sondage en soulignant que seulement 19% des citoyens voteront pour les conservateurs. Ce sont des sondages, on verra mardi prochain…

    @Renart: tu te plogues ici quand tu veux!

  8. Sir Seb said

    Qu’est-ce que ça veut dire cet argument de 65% contre le bloc, monsieur Rioux ? Faudrait étoffer un peu plus cette constatation. Quand vous dites que ces valeurs de gauche n’appartiennent qu’a Duceppe, je trouve votre 35% « gauchiste » (si votre chiffre est bon) bien mal tourné. Avez-vous tenu compte de l’opinion de ceux qui votent rouge, vert ou orange, pour qui le réchauffement climatique et l’environnement est un réel problème ? Que dire de la valeur de la culture dans l’économie et de l’effet réel de la récession imminente des Etats-Unis sur notre communauté, ce que semble minimiser Harper (et ne me dite pas que nous sommes à l’abri – peut-être que les banques seront épargné, mais pas les industries qui commercent avec nos voisins…).

    À vos calculs savants, je dirai que ceux qui supportent le plan Vert des Libéraux sont aussi environnementalistes que beaucoup de Bloquistes. Ajoutez le 5% destiné aux Verts et le 5% des votes dirigés vers le NPD et vous avez une population de votre comté qui est environs 65% sur la même longueur d’onde que le Bloc à plusieurs niveaux, sauf pour la question nationale. On peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres… Demandez à ceux qui votent Libéral ou pour un tiers parti ce qu’ils pensent de l’idéologie Conservatrice ? Vous verrez que la victoire tant espéré des Conservateurs au Québec est une légende que certains aiment bien se faire croire.

    Pour monsieur Proulx : Vous en avez de la suite dans les idées. De quoi parlait-on déjà ? De la défense d’Israël ? Heuuuuuu….

  9. Ainsi parla Jean-François Caron, doctorant en science politique et chargé de cours à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Chicoutimi:

    Le dogmatisme de Duceppe

    Alors que les machines électorales fédérales sont en état d’alerte à l’approche du déclenchement probable d’élections automnales anticipées, il est de bonne guerre de voir les chefs des grands partis s’accuser mutuellement de tous les maux imaginables.

    C’est dans cette perspective que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, s’est lancé dans une enflure verbale hautement douteuse devant les membres de l’aile jeunesse de son parti le 24 août dernier dans la région de Québec. Il y a affirmé globalement que Stephen Harper était un dinosaure conservateur privilégiant un modèle social et économique qui constitue une menace contre les sacro-saintes valeurs québécoises. Pour reprendre ses mots, «cette idéologie de droite arriérée frappe avec jubilation sur ce que nous, Québécois, avons de plus précieux».

    Que les accusations portées à l’endroit de Stephen Harper et des conservateurs soient fondées ou non, cela n’importe guère. La diabolisation à outrance de «l’Autre», quitte à sombrer dans la caricature, est monnaie courante en politique et il ne faut pas s’en surprendre. Ce qui rend les déclarations de Gilles Duceppe douteuses est le fait qu’il ait essentialisé l’identité québécoise autour de grands vecteurs idéologiques qui donnent la fausse impression que le Québec est une société unanimiste et exempte de débats démocratiques. Bref, que le «nous politique» québécois est résolument et unanimement de gauche. Par ce dogmatisme des valeurs, le chef du BQ a contribué à sa manière à définir une identité québécoise exclusive au même titre, mais à un niveau conceptuel différent, que le nationalisme ethnique canadien-français d’autrefois.

    Ainsi, alors que l’identité québécoise d’antan était définie autour de vecteurs ethniques (était Québécois tout individu de souche canadienne-française d’héritage catholique et francophone), l’identité politique formulée par le chef du BQ relève davantage d’une adhésion claire et sans équivoque à de grands principes (est Québécois tout individu pacifiste, prônant le développement durable, qui se montre favorable aux mariages des conjoints de même sexe, au contrôle des armes à feu, à la réhabilitation des jeunes délinquants au détriment d’une approche plus répressive, à la légalisation de la marijuana, etc.). En d’autres termes, à en croire Gilles Duceppe, un Québécois serait un animal politique humaniste animé par des principes ainsi que des valeurs progressistes et sociales-démocrates. Bref, qu’il serait une sorte de modèle moral pour le reste de l’humanité. (…)

    Ligne de démarcation

    Évidemment, l’objectif du chef du BQ consiste à créer une ligne de démarcation entre le Québec et le reste du Canada, mais inconsciemment, il tend à aliéner sur le plan idéologique et des valeurs politiques une très grande partie de la population québécoise qui ne partage pas les critères d’adhésion à la société québécoise édictés de façon unilatérale par le chef bloquiste. Or, la société québécoise est beaucoup plus complexe que la pensée simpliste gauchisante de Gilles Duceppe ne le laisse croire. Le Québec, comme toutes les autres sociétés libérales, est traversé par des tensions politiques qui vont de l’extrême gauche à la droite et dont l’opposition démocratique de ces courants contribue à lui donner toute sa vigueur.

    Cela marque une perversion de l’esprit fondateur du BQ et de Lucien Bouchard qui avait su faire de ce parti une coalition arc-en-ciel formée autant de gens de gauche que de droite. (…) Or, depuis les 10 dernières années, Gilles Duceppe a purgé son parti de ses représentants de la droite ou tout simplement de ses députés réfractaires à jouer le rôle de laquais serviles approuvant sans rien dire les idées du chef. Car il ne faut pas se tromper, Gilles Duceppe a su faire du BQ un parti à la solde de ses idées personnelles héritées de son passé notoire de marxiste-léniniste. Malheureusement, ce parti socialisant qui prétend parler au nom du Québec et de ses valeurs s’est graduellement aliéné d’une partie de plus en plus importante des Québécois. (…)

  10. Manx said

    « Ca fait quand même 65% des gens qui ne veulent pas du Bloc »

    Correction: qui préfèrent autre chose que le Bloc. En passant, on considère comme un « château-fort » un comté où un député rentre à 45% des votes en sa faveur. C’est tout dire.

    « Quand on parle de famille dans l’idéologie de droite, il s’agit de la définition traditionelle, couples mariés et non pas de couples homosexuels »

    Le fait qu’une idéologie conserve ne se modernise pas est probablement une bonne partie de la cause de l’effritement de son électorat. Si le PCC appuyait ouvertement le mariage gai et les valeurs familiales d’aimer sa famille, ce serait à leur avantage (car un homme qui aime une femme, c’est un choix plutôt qu’une valeur, et j’ai fait ce choix parce que je préfère les femmes et non parce que je crois que c’est une vertu).

  11. Ainsi parla Normand Latourelle, directeur artistique de Cavalia:

    Créer plutôt que chialer!

    Depuis une semaine que je suis revenu d’Europe où je voyage avec notre spectacle Cavalia, je constate que la culture est au milieu des enjeux électoraux fédéraux au Québec. En tant que créateur et entrepreneur du milieu culturel, je me permets d’intervenir dans le débat pour y apporter un son de cloche diamétralement opposé à tout ce que je lis depuis quelques jours. Je pense que l’abolition des programmes par le gouvernement fédéral est une excellente idée!

    Comprenez-moi bien: je ne m’oppose pas du tout à ce que l’on réclame plus d’argent pour les artistes et artisans de la culture, bien au contraire; mais, je crois que la majorité des programmes visés par les compressions sont désuets, difficiles d’accès, compliqués à administrer et mal adaptés à la réalité de la culture d’aujourd’hui, surtout pour les artistes, artisans et créateurs qui sont nouveaux, inventifs, actuels et modernes.

    Parmi tous ceux qui semblent, à l’unisson, décrier l’abolition de ces programmes, je me demande combien d’entre eux savent vraiment de quoi ils parlent? S’ils connaissaient même l’existence de ces programmes avant que leur abolition soit annoncée? Ont-ils lu la liste de ces programmes? Ont-ils essayé de déposer des demandes récemment?

    Personnellement, à l’exception du programme Routes commerciales, je n’avais jamais entendu parler de ces fameux programmes qui viennent d’être coupés. Notre compagnie, Cavalia, emploie 150 personnes en tournée, elle voyage partout sur la planète sans subvention. Cette année, nous avons entrepris plusieurs démarches pour trouver de l’aide des gouvernements. Entre autres, nous avons sollicité le programme Routes commerciales et nous avons obtenu une subvention de 16 000$. Après avoir pris connaissance des conditions administratives reliées à ce programme, nous avons décidé de ne pas toucher à cet argent. Il nous en coûtait aussi cher de répondre à tous les critères imposés par ce programme que le revenu de la subvention elle-même.

    Ce que j’aimerais dire aussi, c’est que dans le dédale de subventions offertes par les organismes gouvernementaux et paragouvernementaux (la liste pourrait remplir à elle seule le bottin téléphonique de la ville de Laval), entre les différents gouvernements fédéral, provincial, municipal, entre les différents intervenants, ministres, conseils, ministères, organismes, lobbyistes, partis politiques, institutions, comptables, administrateurs, avocats, spécialistes de toutes sortes, etc., il y a beaucoup de monde qui gère et s’ingère dans ces programmes. Avec tous ces gestionnaires et les centaines de programmes qui existent, il y a de quoi se poser une question Combien de tout cet argent va vraiment aux créateurs, aux artistes et aux entreprises culturelles? ()

    J’encourage donc nos dirigeants gouvernementaux à couper les programmes actuels et à revoir l’ensemble des programmes qui s’adressent à notre merveilleux monde culturel, tant à Montréal, à Québec qu’à Ottawa. Mais, attention, une révision en profondeur s’impose! Il nous faut des fonds mieux adaptés à notre réalité d’aujourd’hui. À nous, au Canada et surtout au Québec, d’être créatifs et uniques dans la façon de gérer cet argent! Nos gouvernements, qu’ils soient bleu, rouge, bleu pâle ou vert, doivent revoir comment aider les artistes!

    Pourquoi les artistes, artisans et organismes oeuvrant dans le monde culturel ne seraient-ils pas tout simplement exemptés d’impôts? Pourquoi les gouvernements n’aboliraient-ils pas la TPS et la TVQ sur le prix des oeuvres et des billets produits par des artistes et artisans d’ici? Pourquoi le secteur privé ne pourrait-il pas obtenir des crédits d’impôt pour sa participation à un projet culturel? Ces idées sont utopiques! Je suis rêveur! C’est impossible, allez-vous me dire? Bien! C’est ce que j’ai entendu sur presque tous les projets que j’ai réalisés dans ma vie d’entrepreneur en culture. Et pourtant, à force de chercher, de travailler, de bûcher, d’être inventif, ça finit par marcher! Ce n’est pas facile, pas évident, mais l’innovation, ça marche! ()

    À vos tables à dessin, il faut créer! Même dans le monde du financement public!

  12. Manx said

    Pour moi, les valeurs familiales, c’est d’entretenir de bons liens avec ses proches.

  13. Ainsi parla le grand philosophe, écrivain et journaliste français, Jean-François Revel:

    «Exception ou diversité culturelles sont en Europe et surtout en France, des noms de code désignant les aides et les quotas. Seriner que « les biens culturels ne sont pas de simples marchandises », c’est se vautrer dans la platitude. Qui a jamais prétendu qu’ils le fussent? Mais ils ne sont pas non plus de simples produits du financement de l’État ou alors la peinture soviétique aurait été la plus belle du monde.

    Les avocats du protectionnisme et du subventionnisme se contredisent. Ils font tout ce tintamarre, disent-ils, contre l’argent. Et, en même temps, ils plaident que la création est conditionnée par l’argent à condition qu’il s’agisse d’argent public. Or, si le talent a parfois besoin d’aide, l’aide ne fait pas le talent. « Regardez le cinéma italien, nous explique-t-on. Faute d’aides, il a quasiment disparu. Mais dans les années d’après-guerre, la cause de son éclat ne s’appelait pas subvention : elle s’appelait Rossellini et De Sica, Blasetti et Castellani, Visconti et Fellini ». C’est également à l’imagination des créateurs et non aux chèques des ministres que le cinéma espagnol doit son essor des années 1980. Et si le cinéma français a reconquis en 2001 la première part du marché dans ses frontières et des succès au dehors, ce n’est pas pour avoir été plus subventionné que naguère, c’est pour avoir produit une poignée de films dont la qualité est perceptible par le public, et pas seulement par les auteurs.»

  14. Ainsi parla Richard Martineau:

    Comment aider les artistes

    Les amoureux de l’art demandent aux gouvernements provincial et fédéral d’aider les artistes en augmentant les subventions allouées à la culture.

    Mais saviez-vous que VOUS pouvez aider directement les artistes, TOUT DE SUITE, MAINTENANT, sans frapper à la porte d’aucun député ou ministre ?

    En guise de solidarité avec les artistes québécois (et parce que je suis un maudit bon gars, toujours prêt à aider son prochain), je vous donne des trucs qui vont vous permettre d’aider efficacement — et rapidement — vos idoles.

    LA RECETTE DU SUCCÈS

    Un : cessez de télécharger de la musique illégalement et achetez des CD.

    Oui, je sais, ça coûte plus cher et c’est moins le fun. Mais que voulez-vous, aimer la chanson québécoise, ce n’est pas seulement en écouter. C’est accepté de PAYER pour le faire.

    Si vous n’êtes pas prêt à donner quinze piastres pour appuyer un artiste d’ici, voulez-vous me dire pourquoi le gouvernement investirait des millions de dollars dans la carrière de nos chanteurs ?

    Deux : lisez autre chose que Le Secret ou Le Guide Horoscope 2008 d’Anne-Marie Chalifoux.

    C’est quand, la dernière fois que vous avez lu un roman québécois ? (En passant, Marc Lévy ne compte pas, c’est un Français. Idem pour Alexandre Jardin. Quant à Dan Brown, l’auteur du Code Da Vinci, ce n’est pas un romancier. C’est quelqu’un qui aligne des mots sur une page. Nuance.)

    C’est quand, la dernière fois que vos enfants vous ont vu avec un livre dans les mains (mis à part la fois où vous cherchiez désespérément la recette du gâteau des anges de Maman Dion) ?

    CE QU’IL FAUT POUR VIVRE

    Trois : allez voir les films québécois.

    Vous êtes là, à crier au génocide culturel et à brandir votre ceinture fléchée. Or, êtes-vous allé voir Ce qu’il faut pour vivre, de Benoît Pilon ? Un été sans point ni coup sûr, de Francis Leclerc ? Truffe, de Kim Nguyen ? Tout est parfait, d’Yves Christian Fournier ?

    Non. Trop occupé à voir le dernier Batman. Way to go, amigo.

    Quatre : comme l’a écrit Joseph Facal dans sa chronique d’hier, consommer de la culture, ce n’est pas seulement écouter Rire et délire à TQS ou manger un hot-dog sur le site du Festival de jazz ou du Festival d’été de Québec en reluquant le cul des filles qui passent devant le kiosque Budweiser.

    (Bon, l’ex-ministre péquiste n’a pas dit ça dans ces mots, il a plus de classe que moi, mais, bon, ça revenait au même…)

    C’est AUSSI acheter un billet de spectacle.

    Vous savez, les bouts de carton que les gars déchirent à l’entrée de la salle ?

    VIVE LA CULTURE !

    Cette semaine, mon confrère Marco Fortier est allé à Drummondville afin de tâter le pouls des électeurs. Il a demandé à un homme assis à la terrasse d’un café s’il appuyait les coupes dans la culture.

    «Je suis contre ça, a répondu le monsieur. Il faut aider les fermiers, ils en ont besoin…»

    Parfois, j’ai l’impression que le Québec ressemble à ce bonhomme. On confond la culture avec l’agriculture.

    On aime nos artistes, en autant que ça ne nous coûte pas une cenne pour les voir, qu’ils présentent leur spectacle dehors, l’été, et que la bière est froide…

  15. Sir Seb said

    Ainsi parla Sir Seb à Lutopium:

    Ton blogue devient comme les pages rose du Larousse… Il semble que es opinions de certains ne peuvent se forger sans l’intervention d’une belle citation. Faudra que je travail ça aussi… ça remontrais probablement mon standing…

  16. Merci Lutopium!

    Et, visiblement, je ne crois pas que Jean-Luc ait pris note de ma critique…

  17. lutopium said

    @Jean-Luc: la prochaine fois, svp simplement ajouter l’hyperlien vers l’article suggéré. M. Latourelle présentent des idées qui méritent réflexion mais il ne rejette pas le finacement public des arts et de la culture. Et tu diras à Richard Martineau que c’est grâce à une télévision d’état qu’il peut partager ses conneries sur le petit écran. Merci.

    @Manx: parfois, j’ai l’impression que M. Harper alimente les différences entre les grandes villes et les régions urbaines afin de sécuriser des votes…

    @Tous: « Tous les dieux sont morts : nous voulons, maintenant, que le surhumain vive ! » Que ceci soit un jour, au grand midi, notre dernière volonté ! » Ainsi parla Zarathoustra 😎

  18. @ lutopium.

    «la prochaine fois, svp simplement ajouter l’hyperlien vers l’article suggéré.»

    Malheureusement, à chaque fois que je poste un hyperlien ici, je me fais bouffer mon commentaire par le filtre anti-hyperlien de WordPress. Alors, je copie-colle les articles pour un meilleur instantanée. Je le fais aussi sur mon blogue, mais c’est pour éviter que du monde de mauvaise foi critique mes billets sans prendre le temps de lire les articles que je suggère. En copiant les articles dans mes billets, je ferme la gueule à pas de membre de ce monde-là.

  19. Fredérick said

    Content de voir que fais encore partie des 19% des québécois qui ont une tête sur les épaules.

    Le Parti conservateur du Canada est issu de la fusion du Parti Réformiste et du Parti progressiste-conservateur. Je t’apprends rien! Mais les gauchistes et droitistes restent encore coincés avec cette vision républicaines des conservateurs. anyway, je gaspille ma salive!

  20. Ne fête pas trop vite, Lutopium!

  21. Alex said

    Ce que je trouve très comique, c’est à quel point tout le monde croit que les Conservateurs sont des gens qui respectent leurs promesses alors qu’on voit clairement qu’ils sont aussi « électoralistes » que les autres. Rappelez-vous que Harper disait que jamais il ne reviendrait sur le projet de loi C-10 sur la censure malgré les protestations. Pourtant, à une semaine du vote, il annule ce « grandiose » projet de loi. Comme quoi, les « belles valeurs conservatrices » prennent vite le bord quand il est temps de gagner au scrutin… À ceux qui me diront que les Libéraux ne sont pas mieux. Vrai, mais au moins ils ne se mettront pas à faire des chasses aux sorcières.

  22. lutopium said

    @Jean-Luc: WordPress te permet d’inclure un hyperlien par commentaire. Si tu en inclus deux ou plus, le commentaire doit être approuvé par le modérateur car il est considéré comme un spam.

    @Fredérick: C’est effectivement le côté « Reform » du nouveau parti conservateur qui provoque les craintes. Tu ne sembles pas avoir un grand respect du 80% de la population qui ne voteront pas pour Harper…

    @Anarcho-pragmatiste: Je n’aurai pas le coeur à la fête mardi prochain mais j’espère que les québécois crieront haut et fort qu’ils ne veulent pas des conservateurs. J’aimerais quand même que ce refus à voter pour Harper se traduise en un élan de solidarité pour les québécois. Faut bien rêver!

    @Alex: Je crois qu’une fois bien installé à la Chambre des Communes, les conservateurs pourraient faire bien des dégats. Je crois que le Québec serait perdant.

  23. Donc, selon le Bloc, personne ne devrait diriger le Canada!
    Il ne veulent pas des Conservateurs, qui sont le diable en personne, et ni les libéraux, qui sont « corrompus ». Ce sont pourtant (pour le moment) les deux seules options possibles.

    Tout ce que Duceppe veut, c’est des jobs payé à rien faire pour ses députés. Et une grasse pension après deux mandats.

    Il s’en fout du Canada. tout ce qu’il veut c’est mettre du sable dans l’engrenage, pour ensuite tenter de dire que le Canada ne marche pas bien. Il ne veut pas défendre les intérets du Québec, mais bien ses intérêts à lui et des ses camarades.

  24. lutopium said

    @Christian: sans vouloir défendre le Bloc, je dirais tout de même que Gilles Duceppe a mentionné qu’il « collaborerait » avec un gouvernement conservateur ou un gouvernement libéral. Toute l’idée derrière un appui au Bloc pour cette élection (et non ad vitam) est d’empêcher les conservateurs de prendre le pouvoir. Que nous donnions notre appui au NPD, aux libéraux ou aux Verts, le résultat sera le même. Personnellement, je souhaite la formation d’une coalition qui s’assurera que le gouvernement fonctionne convenablement et qu’aucun projet de loi « flyé » ne soit présenté à la Chambre des Communes. Une coalition NPD-Bloc-Libéral pourrait également prioriser les dossiers urgents comme la lutte aux gaz à effet de serre, le retrait des troupe candiennes de l’Afghanistan, la lutte contre la pauvreté, la protection du système de santé public, la priorisation de la modernisation des infrstructures, etc…

  25. Mohamad Ali said

    « @Tous: « Tous les dieux sont morts : nous voulons, maintenant, que le surhumain vive !” Que ceci soit un jour, au grand midi, notre dernière volonté ! » Ainsi parla Zarathoustra » Px tu élaborer?

  26. Manx said

    « Il ne veulent pas des Conservateurs, qui sont le diable en personne, et ni les libéraux, qui sont “corrompus”. Ce sont pourtant (pour le moment) les deux seules options possibles. »

    C’est pas à un parti politique comme le Bloc de dire aux électeurs pour qui voter entre Libéraux et Conserves. Quand même!

    « Tout ce que Duceppe veut, c’est des jobs payé à rien faire pour ses députés. Et une grasse pension après deux mandats. »

    Au contraire, je trouve que Duceppe est un des chefs qui fait le plus pour s’informer dans ses dossiers avant de se positionner, et qui fait le plus d’efforts pour représenter ses électeurs (les Québécois). C’est questionnable, certes, mais c’est ce que je pense et on est jamais arrivé à me prouver le contraire. Oui, le Bloc est souverainiste, mais ses autres positions sont basées et bâties autour des positions des Québécois.

  27. lutopium said

    @Mohamad Ali: la référence au poème de Nietzsche était simplement un petit clin d’oeil pour Jean-Luc qui ne cessait de « copier-coller » des articles en commençant ses commentaires avec « Ainsi parlait… ». À part un lien « tiré par les cheveux » entre le surhumain et Harper, il n’y a ici aucune symbolique…

    @Manx: Je suis d’accord pour dire que Duceppe tire bien son épingle du jeu. Dommage que son parcours politique ne l’amènera pas à Québec car il aurait été un grand atout pour la politique québécoise.

  28. Toute l’idée derrière un appui au Bloc pour cette élection (et non ad vitam) est d’empêcher les conservateurs de prendre le pouvoir.

    Si vous haissez tellement les Conservateurs, pourquoi ne votez-vous pas pour la seule autre alternative au pouvoir, c’est à dire les libéraux? Avec assez de votes libéraux, on pourrait se retrouver avec un gouvernement libéral minoritaire, au lieu de conservateur. Un vote Bloc ne change rien au fait que le gouvernement sera conservateur (minoritaire ou majoritaire)

  29. lutopium said

    @Christian: Pour différentes raisons… La première est directement reliée au scandale des commandites. Les libéraux ne méritaient rien de moins que de passer quelques temps au purgatoire et se refaire une organisation un peu plus « propre ». C’est ce que je déteste le plus dans la politique: l’ambition démesurée, la corruption et les réseaux d’influence entre les associations de circonscription et les chambres de commerce. La deuxième est liée à la stratégie d’empêcher les conservateurs de prendre plus de comtés que ceux qui leur sont déjà assurés. Donc, dans mon comté, il « faut » voter pour le candidat qui a les meilleures chances de l’emporter. Chez moi, c’est donc la députée sortante, Mme Carole Lavalée du Bloc, qui a les meilleures chances (elle a récolté 50% des votes en 2006).

    Une présence du Bloc à Ottawa peut également équilibrer les débats parlementaires. Pas seulement pour porter les revendications du Québec mais pour défendre des causes sociales dans lesquelles le Bloc peut s’entendre avec les libéraux et les néodémocrates.

    Mais je ne suis pas un bloquiste dans l’âme. Je préfèrerais que Gilles Duceppe soit à l’Assemblée Nationale et participe à la promotion de l’indépendance du Québec. On peut rêver!

  30. Le dernier sondage est plus encourageant mais il faut quand même se méfier du triomphalisme.

    @Christian Rioux

    « Si vous haissez tellement les Conservateurs, pourquoi ne votez-vous pas pour la seule autre alternative au pouvoir, c’est à dire les libéraux? Avec assez de votes libéraux, on pourrait se retrouver avec un gouvernement libéral minoritaire, au lieu de conservateur. Un vote Bloc ne change rien au fait que le gouvernement sera conservateur (minoritaire ou majoritaire) »

    Je considère que le moins pire scénario serait justement un gouvernement conservateur minoritaire. Voilà entre autres pourquoi je voterai pour le Bloc.

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