lutopium

Débat des chefs: le droit de polluer

Posted by lutopium sur 2 octobre 2008

Je comprend que l’objectif principal d’un débat des chefs est de marquer des points et de séduire l’électorat afin de récolter le plus grand nombre de votes lors de l’élection. C’est également la plateforme idéale pour rejoindre un grand nombre de citoyens et leur présenter sa compréhension des problèmes et les solutions qu’on croit être les meilleures. On évite les dérapages et on tente de rallier toutes les allégeances, on fait des compromis. Le danger c’est qu’on peut facilement tomber dans l’opportunisme.

Lors de ce débat, le mot d’ordre était clair: il faut coincer le Premier Ministre et permettre aux électeurs de mieux comprendre les vraies ambitions du Parti Conservateur. Pauvre Stephen Harper… il a effectivement mangé toute une raclée! Malgré son calme et sa voix mielleuse, il était évident qu’il se sentait inconfortable parmi ses détracteurs. Si cette discussion avait eu lieu lors d’un souper, il aurait quitté la table avant le dessert…

Personnellement, je suis extrêmement déçu des arguments présentés par l’opposition. Même si tous les participants s’entendent pour dire que la lutte aux gaz à effet de serre est le grand défi de notre siècle, aucune mesure drastique n’a été proposée pour réduire le rejet des polluants dans l’atmosphère. Au nom de la sacro-sainte croissance économique, l’un parle d’une taxe pour pénaliser ceux qui encouragent les industries polluantes alors que l’autre propose d’échanger des crédits qui récompensent ceux qui polluent moins. Rien ne garantit que ces mesures réduiront l’émission des gaz toxiques. Ces propositions ne cherchent finalement qu’à punir ou à récompenser, en retirer des gains ou payer des pénalités.

Pourtant, les politicens connaissent les grands pollueurs. Ils sont identifiés sur une liste, disponible à tous. Ce sont eux qu’il faut pointer du doigt. Ce sont ces entreprises qui doivent réduire l’émission des gaz à effet de serre. Certaines ont commencé à moderniser leurs équipements et il est primordial que les gouvernements les obligent à aller encore plus loin. Les politiciens savent également que nos habitudes reliées à l’utilisation des moteurs à combustion doivent être drastiquement modifiées. Aucun d’entre eux n’a eu le courage de s’adresser directement à la caméra, dans les yeux des citoyens, et leur demander de changer leurs comportements… Aujourd’hui, il y aura encore des centaines d’automobilistes solitaires sur les routes du Québec, des milliers de canadiens prendront l’avion pour aller se faire bronzer la bedaine dans les îles tropicales, Cet automne, des tonnes de nouvelles voitures performantes trouveront preneurs. Quelques semaines plus tard on fera la promotion des plaisirs de la motoneige. Et l’été prochain, d’autres bateaux à moteur s’élanceront à toute vitesse sur nos lacs et rivières. Tout ça au nom de l’éternelle croissance économique. Pourtant…

De combien de temps disposons-nous ? Difficile à dire. Toutefois, des voix de plus en plus nombreuses prédisent une dizaine d’années, voire moins. J’ai justement lu que la disparition des glaces de l’Arctique en été, un des points de non-retour selon Hansen, pourrait survenir dans six ans.

Les détails techniques demeurent vagues. Mais ils révèlent la singularité « d’une vérité dérangeante » et qui nous hante : l’humanité, qui existe depuis 10 000 ans, tirerait à sa fin. En effet, le genre de monde qui succédera au nôtre pourrait être le théâtre de l’annihilation de la civilisation telle que nous la connaissons, et pourrait engendrer l’extinction de notre espèce. Logiquement, c’est ce qui arrivera si nous persistons dans la voie qui nous mène à la catastrophe écologique irréversible. Or cette transformation de la nature se fait par des institutions et un mode de vie qui s’appelle le capitalisme industriel.

… Le capitalisme ne peut littéralement pas se permettre de régler la crise du climat, parce que cela signifierait une contraction de l’économie, ce qui équivaut à priver un être vivant d’oxygène. Pour régler le problème, les classes dirigeantes créent des ententes, comme le protocole de Kyoto, par lesquelles les intérêts économiques régulent les émissions qu’ils produisent. Ceci veut donc dire que nous continuons à avancer vers un point de non-retour.

Cette logique s’inscrit dans une stratégie pour extraire le plus d’énergie possible au plus bas prix possible. Ceci signifie maintenir la dépendance envers les combustibles fossiles comme le fait le Canada avec les sables bitumineux…

Le défi est de mettre en relation ces crises et de les placer à l’intérieur de la Crise des crises, constituée par l’accumulation du capital et sa descente vers une écocatastrophe… Pour le moment, le système a efficacement séparé les crises les unes des autres. La moins dangereuse, la crise économique, est manipulée afin de bloquer des mesures visant à résoudre la chute appréhendée de notre civilisation. Les choses n’ont pas à être ainsi. Même si ce projet nécessite éventuellement de mettre fin au capitalisme, il existe des mesures radicales, mais faisables, qui peuvent être prises dès maintenant. Par exemple, nationaliser l’industrie pétrolière et gazière, ou encore négocier des traités climatiques dignes de ce nom à Copenhague l’an prochain. Mais rien de tout cela ne va se produire sans une vaste mobilisation provenant de l’extérieur du système établi. D’ici là, chaque jour nous nous rapprochons un peu plus du point de non-retour. – Joel Kovel

La seule situation que je peux personnellement souhaiter pour le 15 novembre prochain c’est un gouvernement minoritaire. Le moins pire des scénarios placerait Stéphane Dion dans la peau du Premier Ministre dont le mandat principal serait de proposer des solutions drastiques sans tenir compte des pressions exercées par les pétrolières (défendues par Stephen Harper), par les alumineries (protégées par Gilles Duceppe et son amour du Québec) ou les contructeurs automobiles (dont Jack Layton demeure l’éternel otage).

Je crie encore qu’il faut dire NON aux conservateurs et qu’il faut appuyer le Bloc dans la majorité des circonscriptions québécoises. Je demeure tout de même extrêmement déçu des perspectives qui me sont présentées par les politiciens. De grâce, débarrassez-vous de l’opportunisme associé à la croissance économique. Faites-le pour nos enfants et leurs petits enfants.

Photo: Tom c3 – Flickr

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12 Réponses to “Débat des chefs: le droit de polluer”

  1. Pauvre Harper, lui qui croyait s’attirer plus de votes en se faisant mielleux et charmeur, il s’est encore une fois prit dans son propre piège. Dans tous les thêmes il a été pitoyable, à l’exception peut-être des jeunes contrevenants. Même encore là, une prison est une usine à fabriquer des criminels encore plus endurcis peut importe l’âge minimum.

  2. Kevin said

    Pourquoi ne pas éliminer les voitures, créer un sytème de transport en commun en ville et revenir aux écuries à l’extérieur. Pourquoi ne pas rendre illégale toute consommation de pétrole à des fin récréatives (bateau, motoneige, comme vous citez). Pourquoi ne pas nationaliser les raffineries (puisque les pétrolières sont des pollueurs, un monopole d’état serait mieux placé pour bien gérer une raffinerie). Pourquoi ne pas fermer toutes les centrales au gaz, nous spécialiser dans l’éolienne, le solaire et rendre illégal le chauffage au bois?

    Peut-être qu’on pourrait inverser le fait que l’activité solaire a augmenté et que toutes les autres planètes du système solaire se réchauffe? Peut-être que ça compenserait pour chaque éruption volcanique, feu de forêt et autre polluant à grande échelle qui équivalent à je sais pas combien de milliards de char?

    C’est l’fun la pensée magique

  3. C’est un argument un peu simpliste que de vouloir opposer croissance économique et protection de l’environnement. La relation est beaucoup plus complexe, et peut-être même inverse: il est certainement plus facile pour une nation qui dispose de ressources abondantes d’en consacrer une partie à la préservation de l’environnement. Les pays qui disposent des meilleurs bilans en la matière sont les pays les plus riches de l’Europe. À l’inverse, le bilan de pays en développement comme la Chine, l’Inde et le Brésil, est beaucoup moins reluisant. Pourquoi? Parce que ces pays comptent une partie importante de leur population qui vit dans la précarité, et qui ne tolérerait pas que l’État s’occupe de considérations secondaires ou à long terme, lorsque ces gens manquent de nourriture ou d’un logement. Réduire la richesse de nos sociétés coûterait autant aux pauvres qu’aux riches, et priverait ainsi nos gouvernements de la stabilité dont ils ont besoin pour concevoir une politique responsable.

    Conduire un programme soucieux de l’environnement à l’exclusion de tous les autres domaines pénaliserait l’ensemble de la société, sans amener rien de plus à l’environnement. Aussi, pour mener une politique cohérente, avec une vision d’avenir, il faut un gouvernement majoritaire (conservateur, libéral ou néo-démocrate, il n’importe); chaque fois qu’un parti minoritaire accède au pouvoir à Ottawa, il en résulte gestion chaotique et absence de responsabilité. L’environnement ne s’en porte pas mieux.

  4. lutopium said

    @AntiPollution: ouias, la stratégie n’a pas fonctionné. Il offira sans doute une meilleure « performance » ce soir…

    @Kevin: au contraire, je ne crois pas à la « pensée magique ». Je ne crois pas que nous pouvons attendre à la dernière minute en espérant que la situation se replacera. Je crois qu’il faut commencer à poser des gestes concrets maintenant. C’est pas seulement en recyclant nos déchets domestiques qu’on sauvera la planète. Mais si tu crois que cette situation n’est que passagère, que le consensus scientifique est une blague et que tout reviendra dans l’ordre comme par magie, alors complais-toi dans tes espoirs. Personnellement, je suis convaincu que nous ne devons pas prendre ce risque.

    @Pierre-Luc: je suis d’accord avec vous qu’il est plus « facile » pour les pays de l’axe nord-occidental de prendre les mesures environnementales. Nous devons donner l’exemple à la Chine, à l’Inde et à tous les pays en voie de développement. Je crois que la décroissance est inévitable. Je peux me tromper mais c’est ce qui me semble le plus crédible… Nous aurons des choix à faire, des choix drastiques. De toutes façons, nous ne pouvions pas continuer à consommer ad vitam…

  5. Kevin said

    @ Lutopium : Non, je dis que le réchauffement est causé par autre chose que « l’activité humaine » qui est ridiculement petite. Il y a assez de contradictions à gauche et à droite dans cette connerie de réchauffement pour ne pas croire que l’humain ait un rôle significatif.

    « Je crois qu’il faut commencer à poser des gestes concrets maintenant. » Et qu’est-ce que tu voudrais faire….. d’abord faire respecter les droits de propriété serait LARGEMENT suffisant. L’état (que tu aimes et croit qu’il pourrait « représenter la voix du peuple ») donne des « permis de polluer », exactement comme le titre de ton billet. De toute l’histoire de l’ère industrielle, les entreprises qui ont pollué à grande échelle l’ont fait avec l’accord mais surtout avec la complicité de l’état. Tu veux polluer ton terrain? Fine mais assume-en les coûts : ça ne doit pas dépasser d’un pouce ton terrain sinon tu commet une agression envers le voisin. C’est absolument pas ce qui se passe et dans le cas des sables bitumineux, la pollution s’étend parce que justement l’état retire le droit des gens de faire respecter leur propriété (et ça implique l’air qu’on respire aussi).

    Anyway c’est une question terriblement complexe et ce que tu souhaiterais résulterait juste en un programme gigantesque, d’une lourdeur bureaucratique monstrueuse et un gaspillage gigantesque. J’ai besoin de t’expliquer en quoi le gaspillage est pas super pour l’environnement? Cesse tes voeux pieux et regarde la vie en face : 6 milliards d’humain qui vivent au rythme de 1850… AMÈNE ZEN DLA BOUCANE!!! Le Taj Mahal a baigné dans le smog pendant des années… à cause des fondries indiennes qui fabriquaient de produits locaux… Reculer ne fera rien avancer.

    Ce que tu parles par contre, c’est la « consommation à outrance », un concept assez nébuleux mais je peux comprendre ce que tu veux dire. Par contre, le problème est encore ailleur : prend le bois par exemple, aujourd’hui on fait beaucoup plus avec un seul arbre qu’il y a 10 ans et encore mieux, dans certains cas, les technologies ont permis de recycler le moindre résidu. Il faut dire aussi que les citoyens et les entreprises n’assument pas vraiment les coûts d’enfouissement et de recyclage. Ce sont des organisations publiques qui se financent par les taxes et ramassent les déchets gratuitement (situation légèrement différente pour les entreprises) et donc personne n’est incité à réduire sa quantité de déchets sauf pour sa « bonne conscience ».. c’est pas avec ça qu’on vas réussir à s’améliorer.

    « Je crois que la décroissance est inévitable. Je peux me tromper mais c’est ce qui me semble le plus crédible… » Et supposons pendant deux secondes que tu es dans les patates et que par tes belles intentions, tu incites le gaspillage de ressources et diminue notre niveaux de vie (donc travailler 25% plus pour exactement le même résultat par exemple), que tu tues l’économie avec des réglementations ridicules qui ont seulement pour effet de perdre du temps avec des autorisations étatiques et engraisser des fonctionnaires qui ont un travail qui ne produit rien d’utile (et coûte de l’argent au reste de la population). Tu vas dire quoi? Oups?

    « De toutes façons, nous ne pouvions pas continuer à consommer » C’est pas drôle hein, on consomme de la nourriture depuis des millénaires et il en reste encore un peu… en fait je veux simplement démonter que ta phrase ne veut rien dire, consommer c’est un « mot caca » pour toi mais en ce moment tu consomme de la nourriture (par l’énergie que tu dépense) de l’électricité et tu uses ton ordinateur. Au fait pour stopper la consommation, j’ai une idée : on scrap les impôts, avec la quantité de papier que ça fait en déclaration, on vas sauver la forêt boréale certain (ahhahaha). Sincèrement Lutopium, tu t’attends à ce que tout le monde répare son robinet qui coule si l’eau est gratuite (mais payé par tes impôts et taxes anyway) grâce à des campagnes de sensibilisations? Ou alors la facturation de l’eau (ou de whatever else) donne un incitatif à faire réparer son robinet au plus vite?

    Pour la pensée magique, ça veut dire que de tout garocher à l’état c’est penser qu’il vas tout régler. Par contre, moi je crois en l’ingéniosité de l’humain, la même ingéniosité qui a inventé le recyclage, la réutilisation, les technologies plus efficaces, les techniques de récupération du méthane dans les dépotoirs, la désalanisation de l’eau, le reboisement et surtout… le besoin d’avoir un environnement sain.

    @ Pierre-Luc – Vous avez raison, c’est quelquechose de royalement compliqué et c’est pas un petit programme gouvernemental centralisé qui vas aider. Petit détail que vous ométez, les pays que vous citez sont surtout socialistes et l’état gère une très grande partie de ce qui se passe. De ce fait, les incitatifs sont différents et personne n’a de raison de limiter la pollution. Vous avez tout de même totalement raison sur le fond, un environnement sain est un luxe, il faut d’abord survivre avant de vivre.

  6. @ lutopium: Dans l’état actuel des choses, il est très improbable que l’on fasse accepter à la population une diminution de son bien-être en retour d’une amélioration de l’environnement. Au contraire, quand le niveau de vie baisse, les gens s’insurgent et exigent que l’on privilégie la croissance au détriment des autres considérations; d’où il résulte qu’à moins d’un changement dans les mentalités, dont je doute fort qu’il arrive, l’environnement se porterait d’autant plus mal que l’économie reculerait.

    Aussi, ce qui affecte l’environnement n’est pas tant le niveau quantitatif de la consommation que la gestion des ressources. En d’autres mots, un peuple riche peut fort bien consommer davantage qu’un peuple pauvre et tout de même polluer moins que lui; c’est qu’alors il aura les fonds nécessaires pour subventionner la recherche de matières et de procédés industriels moins polluants, pour recycler, pour adopter des habitudes propres. Un exemple facile: si les habitants de Québec étaient plus fortunés, ils pourraient s’offrir un tramway qui réduirait de beaucoup les émissions de gaz à effet de serre, sans pour autant diminuer le nombre de leurs déplacements.

    C’est dommage, j’ai tendance à être pessimiste sur la question: notre espèce était faite pour lutter contre la nature, difficilement pour la gérer. Mais le sujet est intéressant malgré tout.

  7. Kevin said

    « C’est dommage, j’ai tendance à être pessimiste sur la question: notre espèce était faite pour lutter contre la nature, difficilement pour la gérer. Mais le sujet est intéressant malgré tout. »

    Au contraire je vous trouve très optimiste! L’humain est une créature sublime, j’ai l’impression que nous représentons l’évolution même ; ce que les autres espèces évoluent en des millénaires, nous l’avons fait en centaines d’années, puis en dizaines, puis en années et maintenant nous innovons tous les jours. S’adapter à un environnement changeant, le modifier à notre avantage mais aussi aujourd’hui nous pouvons le considérer et vouloir le préserver.

    J’imagine que dans le futur, les civilisations seront très concentrées dans des zones urbaines disposées de façon très efficace (aujourd’hui est déjà impressionnant par rapport à il y a seulement 100 ans) et le reste de la surface de la planète sera libre pour les autres espèces. Malheureusement, certaines personnes méprisent l’humain, voudraient faire régresser la civilisation pour revenir à l’époque où les amérindiens jettaient des bisons en bas de falaises, que les européens mettaient le feu à des forêts volontairement, que les gens déboisaient des régions entières pour se loger et se chauffer.

  8. lutopium said

    @Kevin: Je suis d’accord: l’état, dans sa forme actuelle, est complice des industriels en octroyant des permis de polluer et je le déplore. Même en respectant la notion de propriété privée, je ne vois pas quels sont les vrais incitatifs pour les grands pollueurs de modifier leurs comportements. Si on n’applique que des concepts de taxation, de pénalités ou d’échanges de crédits, les industries n’ont qu’à refiler la facture aux consommateurs et nous ne sommes pas plus avancés. Même si un système de taxe verte prétend conscientiser les joueurs, ça ne garantit pas la mise en place de mesures sérieuses pour diminuer l’émission de gaz à effet de serre. Ça créé une bizness, rien de plus.

    Comme je l’ai mentionné sur une autre enfilade, je reconnais que la science et la technologie permettront de trouver les solutions pour réduire la pollution et offrir de nouvelles sources d’énergie propre. Il ne s’agit donc pas de retourner à l’ère industrielle mais d’accélérer l’implantation de nouvelles technologies qui fourniront l’énergie dont la planète a besoin pour sa survie et son fonctionnement quotidien. Je crois que l’utilisation des nouvelles méthodes de production d’énergie (éolien, solaire, géothermie, etc…) pourra remplacer les traditionnelles sources (pétrole, charbon, bois) que l’humanité utilise depuis l’avènement de l’industrialisation. Et l’être humain doit réduire sa consommation d’objets qui, sommes toutes, sont inutiles.

    Lorsque je regarde autour de moi, j’en vois des trucs inutiles qui brûlent des unités d’énergie sans raisons valables. La voiture, utilisée à outrance. Les piscines chauffées. Les bains tourbillons. Des maisons conçues pour abriter 30 personnes habitées par des familles de 4. Des hommes qui se gâtent en achetant des camions alors qu’une petite voiture ferait l’affaire. Trois, quatre, cinq téléviseurs par résidence. Des sytèmes d’air climatisé qui fonctionnent sans raison valable. Des gens qui remplacent des appareils ménagers simplement pour des questions de mode, etc… C’est la consommation débridée et inutile que je dénonce pas le droit à l’alimenation et au confort de base.

    Je ne dis pas que toutes ces initiatives reposent sur les épaules de l’état. Mais ce regroupement de citoyens (ça prend quand même une structure parapluie, non?) peut donner le ton et s’assurer que nous allons tous dans la même direction…

    @Pierre-Luc: Je suis d’accord. Et je vois qu’on se rejoint pour dire que la situation est critique. J’espère que les êtres humains trouveront les solutions. Peu importe si ce sont les individus qui, tout à coup, modifieront leur comportement et lanceront les initiatives nécessaires, ou les entreprises qui s’uniront et appliqueront les mesures nécessaires, ou par un consensus appliqué par les différents gouvernements de cette planète. Ça m’est égal. En autant que nous trouvions les méthodes pour freiner la destruction de notre planète.

  9. Le prix de l’essence est encore trop bas pour qu’on s’attaque aux gas à effet de serre.

    Détail noté lors du combat des «chefs» (chef de quoi?):

    Dion affirme que s’il prend le pouvoir, la première action qu’il entreprendra sera de réunir autour d’un table une trentaine de décideurs. C’est pas une action ça, c’est même pas un plan, c’est rien. Sa première action planifiée: organiser une réunion! Non mais…

    Accent Grave

  10. Jo said

    Je ne suis pas au courant des recherches scientifiques actuelles (ni passées ni à venir), mais parfois, oui… je me prends à considérer les propos sur le réchauffement planétaire comme quelque chose qui nous est totalement inconnu… Un mystère…
    Oui, nous sommes probablement une cause de cet effet, je serais très bête de ne pas admettre que nous dérangeons l’état de la nature… mais en quelque part (pensée magique!!), je souhaite presque que ce soit un déroulement normal de l’évolution de la planète…

    Nous avons tous appris que la terre a subie des périodes glaciaires… et des périodes de réchauffement… Que savons-nous de ce qui nous arrive maintenant?? Avec toute mon ignorance, et ma pensée magique en mode hyper actice, (vite le Ritalin, quelqu’un!!) je me dis que c’est peut-être un processus normal… Quelque chose qui arrive à tous les quelques milliers d’années… et qui balaie tout sur son passage, comme un tsunami sur un plage… pour atteindre un renouveau… Pour que la nature respire encore…

    C’est évident qu’il y a un dérèglement, une inégalité entre ce que nous prenons et ce que nous donnons à la planète pour qu’elle se régénère… Mais est-ce tout?? N’est-ce que cela?? Si c’est le as, oui, je suis pour tout stopper et retourner à la charette à boeufs… Oui, c’est un revirement qui fait mal, oui ça va être un changement de cap pour tout le monde et ce sera pas facile… Mais, si notre survie est là, pourquoi pas??
    Mais… comme disait le poète Aragon… « Est-ce ainsi que les hommes vivent??
    Etleur baisers, au loin les suivent…  »

    J’espère que mes enfants auront des enfants… qui pourront vivre sur terre…

  11. @ Kevin: Optimiste, moi? J’ai bien peur d’avoir à décevoir: pour moi, la mesure d’une société qui évolue n’est pas le progrès mais la qualité de sa scène artistique, et à ce niveau nous sommes en recul constant depuis un siècle. Je trouve tout cela très triste.

  12. lutopium said

    @Accent Grave: on ne sent pas le sérieux des démarches proposées…

    @Jo: il faut choisir son camp… Je crois que le consensus scientifique est des plus convaincants. J’espère aussi que les petits-enfants de mes petits-enfants pourront vivre en paix…

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