Julie Couillard et l’ambition dévoilée d’un ministre incompétent
Publié par lutopium sur 27 mai 2008
Bienvenue sur le blogue lutopium. J’y présente ici des informations et des opinions sur l’actualité politique québécoise et canadienne. Régulièrement, je tente de dévoiler les ambitions démesurées de certains politiciens, j’essaie d’expliquer les liens qui se tissent entre le monde politique et certains projets économiques et j’invite les citoyens à s’impliquer dans la sphère politique afin d’influencer certaines décisions qui impactent notre quotidien.
L’intérêt pour la monarchie, les vedettes du monde artistique et les gens qui accèdent à la popularité ne date pas d’hier. Je ne saisis pas toujours les raisons qui justifient la passion que certaines gens peuvent avoir pour les stupidités d’une Paris Hilton, les projets d’une Britney Spears ou la vie privée d’un Michael Jackson. Chose certaine, l’industrie du potin est en grande santé et semble vouloir perdurer.
Revenons à Madame Couillard. Peu importe les raisons qui l’ont rapproché de l’ex-ministre Maxime Bernier, son apparition dans l’actualité de la politique canadienne nous permet encore une fois de constater que l’ambition et la soif de popularité n’ont pas leur place au sein de l’appareil politique. Comme nous l’a démontré Sylvie Tremblay lors de son passage à Tout Le Monde En Parle et plusieurs autres députés avant elle, lorsque quelqu’un décide de se présenter en politique pour élargir son réseau de contacts ou accéder à la vie des riches et des célèbres, il est presque certain que les vraies ambitions seront dévoilées un jour ou l’autre. Les véritables raisons qui vous ont amenées à vous lancer en politique risquent d’être dévoilées au grand jour car les journalistes veillent au grain. Ils sont nos chiens de garde, ils doivent surveiller le bon fonctionnement de la démocratie. Ce n’est pas toujours évident pour eux mais ils ont maintes fois prouvé qu’une information anodine peut faire tomber un gouvernement. Rappelons-nous le scandale des commandites…
À mon avis, non seulement Maxime Bernier devait-il démissionner de son poste de ministre, mais il doit également laisser son siège de député. Comment peut-il redonner confiance aux électeurs du comté de Beauce et à tous les militants qui essaient de rebâtir le Parti Conservateur au Québec? Les membres des partis politiques et les citoyens doivent être très prudents lorsqu’un membre influent de leur communauté se présente à une investiture ou aux élections… Ne vous fiez pas aux apparences et aux curriculum vitae des candidats! Se vanter d’avoir été vice-président de l’Institut Économique de Montréal, président de la Standard Life ou conseiller de Bernard Landry ne prouve rien. Il faut démasquer les ambitions des politiciens. C’est essentiel pour la démocratie.
Ne vous inquiétez pas, Julie Couillard s’en sortira assez bien… Heureux de votre passage chez moi, revenez faire un tour de temps en temps!
Illustration : Coghill - Flickr
Publié dans IEDM, Parti Conservateur, Politique | Taggé: Bernard Landry, Britney Spears, Julie Couillard, Maxime Bernier, Michael Jackson, Paris Hilton, Standard Life, Sylvie Tremblay, TLMEP | 13 Commentaires »










La plupart des obsvervateurs de la scène politique québécoise, incluant votre humble serviteur, avaient prévu la déconfiture de l’Action Démocratique lors des élections partielles qui se sont tenues hier dans les circonscriptions de Pointe-aux-Trembles, Bourget et Hull.
Après la circonscription de Chauveau, où le député Gilles Taillon a eu du mal à partir avec quelques anciens membres de son exécutif et suite à la démission fracassante de Mme Sylvie Tremblay de l’association de Verdun, voilà que l’Action Démocratique du Québec perd une autre équipe et se voit acculée dans les cordes.
Je me rappelle encore lorsque mon père avait accepté l’offre de son beau-frère l’invitant à se joindre aux Chevaliers de Colomb. Comme il se sentait souvent seul et négligé par ceux qui avaient « réussi dans la vie », il s’imagina tout à coup privilégié de rejoindre ce club sélect de chevaliers dévoués au pape et à la charité chrétienne. Cependant, ce n’est pas la découverte d’un signe secret ou le rapprochement vers le Vatican qui l’attirèrent vers ce cercle religieux mais plutôt cette impression mystique de faire partie d’un regroupement distingué où le réseautage est à la portée de la main. Si un jour il perdait son job, il n’aurait aucune difficulté à se replacer, car les nobles de la paroisse seraient solidaires avec son bonheur familial.
Vraiment, rien ne va plus pour le parti de Mario Dumont… En moins de trois semaines, nous avons été témoins de la fragilité de la machine adéquiste. Propulsée en cinquième vitesse par les résultats électoraux du printemps 2007, la jeune équipe de l’ADQ se perd dans des souliers qui lui paraissent trop grands, démontrant son inexpérience et l’incohérence entre ses différentes instances nationales et régionales.