« … Comprennez-moi bien: les relations entre l’Amérique et la communauté musulmane, le monde musulman, ne peuvent pas et ne seront pas seulement influencées par notre opposition au terrorisme. Nous désirons atteindre une entente en respect de nos intérêts mutuels. Nous écouterons attentivement, nous tenterons d’éclaircir les incompréhensions et nous rechercherons une entente. Nous serons respectueux, même lorsque nous ne serons pas d’accord. Nous confirmerons notre appréciation profonde pour la foi islamiste en reconnaissant sa contribution dans l’évolution de notre monde depuis des siècles et ce, même dans mon propre pays. Les États-Unis ont été enrichis par la contribution des américains musulmans. Plusieurs américains comptent des musulmans dans leurs familles et d’autres ont vécu dans des pays à majorité musulmane. Je le sais parce que je suis l’un d’eux… » – Discours de Barack Obama devant le Parlement Turc, le 6 avril 2009.
Je suis de ceux qui croient que ce pays peut jouer un rôle extrêment important en Afghanistan. Comme le souligne Le Figaro dans son édition du 6 avril dernier, «la Turquie a une valeur ajoutée évidente pour les Américains qui veulent renouer avec le monde islamique. La diplomatie turque, qui repose sur le concept “zéro conflit avec nos voisins“, a conduit Ankara à se rapprocher de l’Iran et de Damas, à parrainer des négociations de paix indirectes entre Israël et la Syrie, à favoriser la coopération afghano-pakistanaise… Les Turcs sont bien placés pour servir d’intermédiaires dans de nombreux dossiers prioritaires de Barack Obama…
Les liens historiques avec l’Afghanistan remontent aux années 1930 quand la jeune République turque avait apporté son soutien à la construction de l’État afghan. L’engagement actuel de l’armée turque en Afghanistan s’inscrit dans le cadre de cette longue tradition. Au mois d’août, la Turquie doit prendre, pour la troisième fois, le commandement de l’Isaf, la force internationale de l’Otan. Neuf cents soldats turcs, qui ne participent pas à des opérations de combat, sont actuellement engagés à Kaboul et dans sa région. »
Lors de sa fondation en tant que république, la Turquie s’est assurée de séparer l’État de l’emprise de la religion. Cette décision historique pourrait inspirer une partie de la société civile afghane de reconstruire leur pays dans le respect de la loi et de l’égalité. Il est primordial pour cette partie du monde de consolider les croyances religieuses et les règles fondamentales du vivre-ensemble afin de mettre fin à ce conflit qui a déjà fait des milliers de victimes. Les disciples de Sayyid Qutb pourront continuer de tourner le dos au mode de vie occidental mais devront accepter que l’application de la sharia ne fait aucun sens. Pour contrer efficacement les délires de certains talibans, les Afghans doivent accepter l’aide internationale. La Turquie pourrait certainement modifier le cours des choses. Si les américains ne parviennent pas à former adéquatement l’armée afghane – celle qu’on appelle parfois « l’armée du hachisch », peut-être les turques auraient-ils plus de succès à rallier les Afghans déterminés à se donner un véritable pays.
Mieux que quiconque, Barack Obama peut contribuer à rallier la communauté internationale. Il a l’opportunité de faire oublier ses prédecesseurs. Il semble être prêt à déployer beaucoup d’efforts pour qu’on oublie celui qui baignait dans le mensonge permanent. Il démontre une approche pragmatique, contrairement à l’ancien président démocrate qui a perdu la confiance de ses concitoyens en pratiquant l’adultère. De plus, il devra être prudent lorsqu’il donnera les directives à son armée qui n’hésite pas à tuer des civils en justifiant la guerre contre les terroristes. Il ne pourra pas protéger les voleurs de Wall Street indéfiniment car les honnêtes gens perdront confiance en son habileté à calmer les ambitions des maîtres de l’économie qui court-circuitent les efforts de paix mondiale.
S’il peut respecter quatre des dix commandements du décalogue, il pourra peut-être contribuer à modifier le cours de l’histoire.
Illustration: omphale – Flickr










Encore une fois, les récentes positions de l’administration Obama refroidissent l’ardeur des cercles progressistes américains. Alors que les dernières semaines nous ont fait découvrir la réaction de la Maison Blanche face aux énormes difficultés que traverse l’économie américaine et mondiale, voilà que la stratégie envers l’Afghanistan se précise, provoquant encore une fois l’éloignement de cette gauche qui n’est pas nécessairement fidèle au parti démocrate.
Un petit samedi matin tranquille. Lendemain de veille. Après avoir trouvé une graine de courage, je me suis finalement levé du sofa pour faire le café. Les deux petites Advil font effet et le mal de bloc s’évapore. La vie continue. La cuisine donne l’image d’un champ de bataille. Pas le choix, un ménage s’impose… Ça sera pour plus tard, je choisis de m’évacher devant le téléviseur.
Lors des élections générales de 2003, l’Action Démocratique du Québec a perdu une de ses meilleures députées lorsque Marie Grégoire a cédé le siège de la circonscription de Berthier à Alexandre Bourdeau du Parti Québécois. Suite à un passage à l’Assemblée Nationale qui n’aura duré que quelques mois, l’ADQ s’est vu retirer une des ses membres les plus influentes, qui avait contribué à lancer ce nouveau parti sur l’échiquier politique québécois.
Le système bipartite américain prouve une fois de plus que la démocratie en Amérique est en très mauvaise posture. J’ai encore une fois eu cette conviction lorsque j’ai appris ce matin, lors de ma visite habituelle sur